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VIH et autres IST en prison : quelle prise en charge pour les personnes détenues ? – Comité des familles

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VIH et autres IST en prison : quelle prise en charge pour les personnes détenues ?

VIH et autres IST en prison : quelle prise en charge pour les personnes détenues ?

human-2099066_1280.pngDépistage et prise en charge en prison est-il possible? De quelle manière?

Sandra : VIH et prison. Pourquoi ce sujet ? Cristina et moi nous avons eu l’occasion de participer à un colloque sur la prise en charge du VIH, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (IST) en prison, et je vais maintenant laisser la place à Cristina pour présenter ce sujet.

Cristina : Oui, quand on parle de prison, c’est quoi la première chose qui nous vient à l’esprit ? La surpopulation : dans les prisons il y a toujours plus des détenus que des places. Il n’y a pas beaucoup de médecins car ils ne veulent pas y aller et, en plus, à l’entrée en prison il n’y a pas beaucoup de dépistages et la cascade de soin est très importante : sur 150 000 infectés par le VHC (hépatite C), 15 000 sont traités et 14 000 guéris. Les arguments dans ce colloque étaient vraiment nombreux, on a essayé de les sélectionner. Par exemple ils ont parlé du TROD, le test rapide d’orientation diagnostique qui se pratique en prison et fait aussi par les associations, mais j’ai compris d’une intervention d’un membre de Sidaction, que ce n’était pas évident. On va écouter Rhida Nouiouat, responsable VIH et hépatites au milieu carcéral de Sidaction.

Début de l’enregistrement.

Rhida Nouiouat : Il y a des associations qui interviennent déjà en prison, qui ont l’habilitation TROD, et qui interviennent sur des groupes de détenus qui ne vont pas automatiquement à l’unité sanitaire, et qui voudraient faire du TROD en prison, du coup ils demandent à l’unité sanitaire de collaborer parce que s’ils repèrent des personnes séropositives, ils auront l’obligation de le relier à l’unité sanitaire. La difficulté c’est que certaines unités sanitaires refusent de travailler avec les associations malgré qu’elles ont l’habilitation à faire du TROD en prison.

Cristina : Pour quelle raison à votre avis ?

Rhida Nouiouat : Parce que certaines unités sanitaires (US) n’ont pas conscience de cette priorité d’aller vers le public et pas d’attendre que les détenus viennent à l’US et ils veulent que tout ce qui concerne la santé soit sur leur égide à eux et voilà. Mais, par contre, ils ne vont toucher que les détenus qui vont aller vers les unités sanitaires, ils ne vont jamais toucher les gens qui ne vont jamais à l’US et c’est cela qu’on cible. Pourquoi donc on proposerait du TROD à l’US vu qu’on propose du dépistage classique? Par contre du TROD fait par des associations, par des structures extérieures que rencontrent des détenus c’est important (…). On a bien vu les chiffres : il y a 36% de la population carcérale qui refuse le test à l’entrée, c’est un nombre très important. Donc si on peut démultiplier la possibilité en détention de faire un dépistage, c’est important. En plus, parmi les gens qui se dépistent à l’entrée il y en a qui prennent des risques en prison et c’est très important qu’on puisse refaire un test de dépistage et saisir toutes les occasions de refaire un test de dépistage parce que la durée moyenne d’incarcération est de 6 mois et qu’en 6 mois, on peut prendre des risques en prison.

Fin de l’enregistrement.

Cristina  : Est-ce que vous voulez réagir à cette première interview que nous avons écoutée ?

Mohamed : Moi, je trouve ça assez aberrant que les gens ne puissent pas aller au contact de tous les détenus, qu’il y ait seulement un certain public qui soit concerné, même que le dépistage ne soit pas systématique. Moi je trouve que ça devrait rentrer en vigueur pour tous les détenus à l’entrée et après voir en fonction de l’évolution de chacun que même s’il ne veut pas se faire traiter, au moins on sache qu’il est signalé malade.

Cristina : Tu voudrais le rendre obligatoire ?

Mohamed : Eventuellement oui, au moins pour le VIH, même si ce sont de courtes peines, je pense qu’il faudrait plus un dépistage obligatoire. On incite bien dans les écoles, les lycées à le faire, pourquoi pas en prison ? Vu que c’est des populations assez denses, je ne sais pas, c’est à voir selon les détenus, je ne demande pas que chacun le fasse, ou alors qu’ils soient mieux traités, mieux pris en charge…

Christian : Moi je n’ai jamais fait la prison mais j’ai quand même fait un camp de rétention. Vous savez, quand vous sortez du Maroc, récupéré par la garde civile espagnole, on vous emmène dans un camp de rétention, vous allez rester là-bas pendant 2 mois. Soit on vous rapatrie, soit on vous garde et vous continuez. Alors, en tant que personne malade, touchée par la pathologie, j’ai essayé de voir comment ça s’est passé là-bas et, en fait, si ça se passe vraiment comme en Espagne comme j’ai vu chaque matin, ils font sortir tous les migrants, vous passez d’abord par l’infirmerie, nous étions au moins 600-700, dans l’infirmerie on vous parle, on vous regarde, mais ce n’est pas si approfondi quand même. Ils ne vérifient pas vraiment les gens. Moi j’étais concerné, j’avais la maladie, je m’étais déjà fait déclarer immédiatement parce qu’il ne fallait pas que j’attende, ça faisait longtemps que je n’avais pas pris les médicaments, et une fois que j’avais fait hors du camp la prise de sang, il était question de me trouver les médicaments. Donc, en réalité, dans ces différents camps de rétention, on ne prend pas la peine de faire le test de dépistage VIH, hépatites. Ils vous donnent des soins superficiels, approximatifs : est-ce que tu as une blessure ? Est-ce que tu as mal à la tête ? C’est superficiel, ils s’occupent que de cas comme ça. Nous prions que dans toutes les prisons, que ce soit en France, en Europe… Il y a des personnes qui cachent la maladie, mais en faisant des dépistages approfondis, on peut décider un certain nombre de choses et faire traiter la personne.

Cristina : Du coup, si on laissait les associations pratiquer le TROD en prison, peut-être les gens iraient aussi plus facilement parce que c’est une autre ambiance. Peut-être ils peuvent aussi garantir une certaine confiance.

Mohamed : Ce n’est pas comme le service pénitentiaire. C’est pour ça que beaucoup des gens doivent refuser à l’entrée, parce que c’est le service pénitentiaire qui le demande, mais je suis sûr, s’il y a une équipe de prévention qui leur dit ce serait bien de vous faire dépister, je pense qu’ils seraient plus à l’écoute.

Cristina : On peut passer à un autre thème qui était traité dans ce colloque. J’ai assisté à la présentation du programme ETP (Education Thérapeutique du Patient) sur le VHC dans la prison de Fresnes. Une petite donnée sur cette prison. En 2016 il y avait 2200 personnes pour 1700 places. Le programme consiste en une séance individuelle pour garantir la confidentialité et pour évaluer les besoins personnels du prisonnier malade à fin de lui proposer 5 ateliers : l’état du foie, le mode de transmission, comprendre les analyses biologiques, explication de la charge virale, comment organiser sa sortie. J’ai parlé avec Muriel Bocquetin, infirmière responsable du projet et nous avons discuté des aspects positifs de ce projet et de ces contraintes.

Début de l’enregistrement.

Muriel Bocquetin : Les aspects les plus positifs, c’est d’améliorer la prise en charge des patients qui sont extrêmement défavorisés, loin du soin au démarrage et qui reprennent un peu confiance, de par le traitement d’abord et puis par les séances. Ils sentent qu’on s’intéresse à eux, et je crois qu’ils ont beaucoup besoin de ça. Peut-être que c’est factuel et pas tout le temps mais je crois qu’ils apprécient beaucoup les séances, ça les divertis, ça leurs change du quotidien, mais au-delà de ça, je pense qu’à plusieurs reprises des patients étaient tellement contents d’avoir quelqu’un sur qui compter, à qui ils puissent poser des questions…

Cristina : Et les contraintes ?

Muriel Bocquetin : Les contraintes de temps, la langue… C’est vrai que quand on voit des patients qui ne parlent pas français, c’est extrêmement compliqué. Donc on l’a résolu sur certains en prenant un interprète (un co-détenu) qui accepte de traduire mais on perd à ce moment-là, on ne sait pas ce qu’ils se disent et donc on perd un peu, on ne sait pas comment il traduit, s’il traduit correctement ce qu’on lui a dit, et donc c’est beaucoup plus compliqué.

Cristina  : Et ce parcours à Fresnes est fait sur le l’hépatite C et non sur le VIH. Pourquoi, est-ce qu’il y a moins d’intérêt?

Muriel Bocquetin : Non, il y a pas moins d’intérêt, parce que je pense qu’en plus le VIH a l’inconvénient de ne pas se guérir. L’hépatite C, même s’il reste la maladie hépatique, le virus disparaît. Le VIH, on sait que c’est à très très long terme et ça voudrait le coup de prendre ces patients en charge et, d’ailleurs, beaucoup de programmes ont été montés sur le VIH, mais c’est un problème de temps.

Fin de l’enregistrement.

Cristina : Muriel Bocquetin nous parlait surtout des contraintes de temps, de langues…

Mohammed : Mais oui, ce n’est pas évident de convaincre des détenus de se faire soigner alors qu’ils sont préoccupés par d’autres problèmes. Libre à chacun de faire mais c’est sérieux, le capital de la santé, il ne faut pas jouer avec ça. Et puis ceux qui sont atteints par plusieurs pathologies, il faut qu’ils se mettent sérieusement dessus parce que même s’ils ne comprennent pas les termes médicaux, qu’ils essayent de se faire soigner par un traitement, qu’ils n’attendent pas la dernière minute.

Christian : Nous félicitons les associations, l’approche des associations est louable, magnifique. Déjà le fait de s’approcher dans les prisons, d’essayer de rencontrer les prisonniers, si ça continue, ça fait du bien. Ceux qui s’occupent des prisonniers là-bas sont débordés, sans compter que parmi les prisonniers, il y en a qui sont extrêmement réticents, ils ont d’autres problèmes que de s’occuper de la santé. Ils ne s’en occupent que lorsqu’ils tombent malades, comme quand une personne lambda voit aucune difficulté, seulement quand rencontre une difficulté, il pense à Dieu, à Allah, à Mahomet etc.

Mohamed : En plus sur un centre pénitencier comme Fresnes que, de ce que a expliqué Cristina sur la surpopulation, déjà ils ont un personnel soignant je trouve assez pointu, ils sont assez patients et délicats parce qu’il y a eu des problèmes dans cette prison. Ils ont rencontré des nombreux problèmes de puces, de tiques, de punaises, de rats, et je me souviens de l’infirmière ou la directrice des soins qui avait fait un livre assez fulgurant là-dessus, qui disait qu’ils manquent des moyens pour être à l’écoute des malades justement et de pouvoir les suivre même après leur sortie. C’est assez délicat dans les prisons parce que c’est comme si c’était une grande salle d’attente et on dit au patient attend le médecin. Déjà celui qui est à l’extérieur a du mal à attendre, alors celui qui est dedans c’est encore plus dure pour lui.

Christian : Et aussi tout doit se faire dans une très grande discrétion, surtout si le patient est porteur du VIH, il ne faut pas que les autres sachent, le collègue, le voisin avec qui je suis… C’est très compliqué dans l’approche des associations…

Mohamed : Oui mais ils ont réussi à garder l’anonymat sur ça, ce n’est plus comme au début. Maintenant, ils mettent les pilules dans leurs fioles, dans l’eau, et le co-détenu ne savent pas les médicaments qu’ils prennent. Comme ça, ils ont un traitement qui n’est pas spécifique au VIH.

Sandra : Il faut qu’on avance, il nous reste à peine 10 minutes d’émission.

Cristina : Oui, je pense qu’on peut terminer avec un petit livret d’information sur le VIH et les hépatites à distribuer dans les prisons, réalisé par COREVIH Lyon et aussi par l’association ALS (association de lutte contre le SIDA) basé à Lyon. On a rencontré la directrice Valerie Bourdin.

Début de l’enregistrement.

Valerie Bourdin : Le groupe de travail inter COREVIH prison s’est mis en place en 2012 et on a commencé notre travail au tour de la réalisation d’un état des lieux auprès des 19 unités sanitaires de la région. Ce qui ressortait, c’était l’absence des supports d’information pour relayer le travail de prévention des acteurs qui travaillent en prison, donc les unités sanitaires mais aussi les associations de lutte contre le SIDA et, à partir de là, on a regardé un peu ce qui se faisait dans la littérature, quels étaient les supports qui existaient et étaient adaptés aux personnes incarcérées, sur le VIH et les IST en général. Il n’y avait pas grand-chose. Donc on s’est dit, on va essayer de travailler sur cet axe-là, et donc on a mis en place des groupes avec l’unité sanitaire et le service scolaire de l’établissement pénitentiaire, on a mis en place des groupes avec les détenus, de façon à pouvoir identifier les questions récurrentes, c’est-à-dire qu’on est vraiment parti de leur besoin d’information. On s’est très très vite rendu compte que le manque d’information sur VIH et IST était flagrant, mais pas que, aussi sur d’autres thématiques des santé, et qu’en même temps il y avait aussi un manque d’informations sur la question des droits des détenus. Du coup on s’est dit que ça pourrait être intéressant de créer un support qui pourrait, avoir ces 2 angles d’approche. Un versant santé et un versant droit. On a démarré la création de cet outil avec 8 personnes détenues volontaires, et en fait ce sont elles qui ont choisi les thèmes, les illustrations, le petit personnage, la façon de s’adresser aux gens, la dimension, le fait qu’il n’y ait pas de titre de façon à ne pas stigmatiser quand on est en train de le lire et qu’on est en cellule pour que le co-détenu ne voit pas de quoi il s’agit. Donc on a vraiment travaillé avec les détenus pour réaliser cet outil. Et puis il y a aussi la question de tous les détenus qui ne lisent pas forcément non plus, donc on a travaillé sur une version audiovisuelle, c’est-à-dire qu’on a fait une déclinaison de cette plaquette, un petit clip audiovisuel, qui est diffusé sur le canal interne des prisons. Le canal interne des prisons, ce sont des télés que les détenus ont dans leurs cellules et il y a un programme régional qui est diffusé par la direction inter-régionale des services pénitentiaires qui diffusent un programme régional qui apporte de l’information et donc on a pu inclure ce clip audiovisuel dans ce programme. Bien sûr il y avait des actions qui étaient menées par l’US mais aussi par des associations comme la nôtre mais c’est vrai que ce n’est pas possible d’informer 10 000 détenus sur la région.

La version française est diffusée depuis 2016, même fin 2015, donc maintenant on en est à la troisième édition et on en diffuse à peu près 10 000 exemplaires par an, et on est en train de travailler sur des versions en langues, il y a déjà 7 langues étrangères qui sont éditées : en anglais, en italien, en espagnol, en arabe, en russe, en géorgien, en roumain, et là on est en train de chercher des financements pour la financer dans d’autres langues.

Sandra : Est-ce que vous avez déjà eu un retour de ces petits livrets que vous avez distribués, un impact positif, ou peut-être il y aussi des choses à améliorer…

Valerie Bourdin : Oui on a fait une première évaluation de la plaquette en version française, effectivement ce petit livre est très très bien accueilli aussi bien par les personnes détenues que par le personnel pénitencier et médical, dans le sens où ce petit livret peut servir aussi au personnel pour aborder des sujets de santé par exemple. L’objectif du livre, ce n’était pas d’être exhaustif sur toutes les questions de santé ou de droit, parce que dans ce cas-là il y a le guide de l’OIP (Observatoire international des prisons) qui fait 500 pages et puis il y a des guides sur plein de thématiques de santé. L’idée, c’était avec ce petit guide de remettre la personne détenue au centre de ces questions qui la touche au quotidien, c’est-à-dire pour l’inviter à se remobiliser sur des questions qui la concerne directement et à partir de là éventuellement susciter des questionnements sur d’autres thématiques qui ne seraient pas abordées dans le livret. Donc effectivement on a évalué en 2017 l’utilité de ce livret auprès des détenus et du personnel, et il y a une centaine de détenus qui ont participé à cette évaluation, et une trentaine de professionnel de la région Rhône-Alpes et il s’avère que ce guide est vraiment très apprécié, parce qu’il apporte bien évidemment des informations, mais parce qu’il donne envie aux détenus d’aller chercher d’autres informations puisqu’elles ne sont pas toutes contenues dans le livret.

Sandra : Une dernière question, vous avez dit que ce livret vous l’avez fait avec des personnes détenues, comment ce travail s’est fait ? Est-ce qu’il n’y a pas eu des difficultés parce que je sais qu’en prison, il y a le poids du secret qui est important et du coup, quand des personnes détenues vont dans un endroit pour vois des gens, ça peut se savoir très rapidement. Du coup, est-ce que ça n’a pas été trop difficile de travailler avec ces personnes détenues pour la confiance, tout ça ?

Valerie Bourdin : Non, en fait on a recruté des personnes qui étaient volontaires, le recrutement a été fait par les infirmières de l’US et par les professeurs du scolaire, et en fait, on leur a proposé de participer à un projet pour apporter de l’information à des détenus sur plein de thèmes de santé. C’est-à-dire que le VIH était entre guillemets noyés dans d’autres thématiques justement pour ne pas stigmatiser l’information sur cette épidémie parce qu’il est clair que c’est une pathologie qui reste très discriminée en prison et en fait les séances de travail avec les détenus se passaient soit au scolaire, soit à l’unité sanitaire mais voilà, il n’y avait pas une thématique qui était ciblée, on parlait de santé, de droit, donc c’était assez facile finalement de recruter des détenus. Il y a 8 détenus qui ont participé à l’élaboration de la plaquette. Pour la version audiovisuelle, ce sont les mêmes visuels et les mêmes illustrations qu’on a mises en mouvement et il y a des voix off et en fait on a recruté d’autres détenus qui ont prêté leur voix, donc en tout il y a à peu près pas loin de 50 détenus qui ont participé à l’élaboration de ces outils. Pour les langues étrangères, le clip audiovisuel on a aussi proposé à des détenus qui maitrisaient les langues de prêter leur voix pour le clip.

Ce petit livret donc est valable en détention mais pas que, c’est-à-dire qu’il peut apporter de l’information une fois qu’on est sorti. Si des associations, comme la vôtre, peuvent relier les informations sur l’existence de cet outil les personnes peuvent nous contacter à l’ALS. On est rue pizay, on a un site internet, on est à Lyon. Les personnes peuvent nous contacter et on peut leur faire parvenir des exemplaires de la plaquette.

Site de l’association ALS : https://www.sidaweb.com/als/

Fin de l’enregistrement.

Christian: Une personne en prison pense d’abord à sa sortie, à manger, lire les ouvrages… Ils devraient faire des trucs de 2 pages, mais des trucs des 10 pages, 5 pages, les détenus n’ont pas envie de le lire. Les images c’est bon, les gens regardent, mais je vous assure les détenus ont d’autres problèmes en prison que lire les gros bouquins.

Cristina : Quand même, il s’agit d’un tout petit livret qui rentre dans une main !

Christian : Et regarde autant d’argent qui a été mis pour créer cette histoire…

Sandra : Oui, mais au moins ils s’informent !

Mohamed : Ils s’informent et aussi pour qu’ils sachent par rapport à leur santé qu’est-ce qu’il peut les attendre. C’est bien qu’ils aient participé, au moins il y a certains qui ont une certaine notion, qui disent ma santé est quand même important.

Sandra : Voilà, aussi pour retransmettre…

Mohamed : Voilà c’est bien qu’ils se passent le message aussi par les langues et puis qui puissent communiquer.

Sandra : Ce n’est pas parce qu’il y a d’autres problèmes d’insalubrité qu’il ne faut rien faire dans le domaine de la santé.

Mohamed : Ce n’est pas parce qu’on est dépassé par des problèmes de société qu’il faut oublier sa santé.

Transcription : Cristina Rosati

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