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Et si ton amoureux t’annonce qu’il est séropositif ? Deux étudiants de la faculté ENPC répondent – Comité des familles

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Et si ton amoureux t’annonce qu’il est séropositif ? Deux étudiants de la faculté ENPC répondent

Et si ton amoureux t’annonce qu’il est séropositif ? Deux étudiants de la faculté ENPC répondent

question-mark-2123966_1920.jpgEt si ton amoureux t’annonce qu’il est séropositif ? Deux étudiants de la faculté ENPC répondent

Sandra : Je vous propose d’enchaîner directement avec le projet Madeleine. Qu’est-ce que c’est ? Ce sont des personnes séropositives qui vont dans les établissements scolaires pour témoigner leur vie avec le VIH. Yann y va souvent, Mohamed pas encore, peut-être un jour, on verra. La dernière fois, nous sommes allés dans une faculté d’ingénieurs, ça s’appelle “ponts et chaussées”, une faculté d’ingénieurs reconnue pour les ponts et la recherche environnementale. Ils ont la chance d’écouter quelques témoignages et ça les a vraiment marqué. Deux d’entre eux se sont prêtés au jeu du micro, je vous propose de les écouter et on réagit après.

Début de l’enregistrement.

Jean-François : J’ai 21 ans. Actuellement je suis en école d’ingénieurs, “pont et chaussée”.

Gaïa : J’ai 22 ans et je suis dans la même école que Jean-François, en ingénieries environnementaux.

Sandra : Vous avez entendu des témoignages de personnes vivant avec le VIH, avant d’entendre ces témoignages, quelle image aviez-vous du VIH ?

Jean-François : C’est quelque chose dont on entend pas mal parlé à la radio, à la télé, le Sidaction qui fait pas mal de bruit, Solidays, mais personnellement, je n’avais jamais parlé avec quelqu’un de séropositif déjà et donc ça, je trouve que ça fait une grosse différence. Même d’avoir un témoignage, quelqu’un qui parle à la radio, on l’écoute d’une oreille. Alors que là, quand on voit la personne, qu’on se concentre vraiment dessus, ce n’est pas du tout la même impression. J’ai vraiment trouvé ça enrichissant et puis surtout marquant.

Sandra : Avant que tu vois ces personnes séropositives te parler, tu pensais t’attendre à quel genre de personnes ? Avais-tu des idées, des préjugés ?

Jean-François : Je n’avais pas tellement de préjugés. C’est juste que je n’avais jamais vraiment réfléchi. Même l’année dernière, on avait déjà organisé le Sidaction mais on était plutôt dans l’optique, on sait qu’il y a 7000 contaminations par an. Surtout la chose où on ne réfléchit pas trop, c’est le poids dans le quotidien au travail, avec la famille, les amis. Et ça, c’est quelque chose qui est beaucoup plus transmissible quand on parle directement avec la personne.

Gaïa : C’est pareil, je n’avais pas trop d’idée avant. L’année dernière on a organisé le Sidaction. Je savais qu’une personne sous traitement ne pouvait pas transmettre le virus a priori. Mais c’est vrai que sinon, je n’avais pas rencontré de séropositif avant. Je n’avais pas une idée. Le fait qu’il y ait des gens qui se soient faits renvoyés à cause de ça, je ne pensais pas qu’on pouvait se faire virer à cause de ça encore aujourd’hui. Les rencontrer, les entendre témoigner parler de ça, mais aussi toute la manière… ces gens-là, n’ont pas eu la trithérapie tout de suite. Tout ce qu’ils ont vécu avant, c’était assez émouvant et marquant.

Jean-François : Par exemple, dans le film “Philadelphia”, il me semble qu’on voit quelqu’un qui se fait virer de son travail à cause de sa séropositivité, mais c’était vraiment au tout du début du sida, dans le milieu gay. Vraiment une autre époque, surtout pour des jeunes comme nous, on se dit, je n’étais même pas né à l’époque, c’était un autre monde. Et là de voir, qu’encore aujourd’hui, il y a des pressions telles dans le milieu du travail, ça, je ne savais pas du tout qu’il y avait encore ce genre d’idée actuellement.

Sandra : Honnêtement, si jamais votre amoureux ou amoureuse vous dit “J’ai un truc à te dire, je suis séropositif”. Quelle serait votre première réaction ? Après avoir entendu ces témoignages, avec vos connaissances maintenant, comment vous pourriez réagir ? Est-ce que pour vous ce serait envisageable une relation avec quelqu’un de séropositif ?

Jean-François : Je n’avais jamais réfléchi à la question avant. Honnêtement, je pense que je ne saurais pas trop quoi dire au début. On a quand même toujours un moment de choc et après, comme vous dites, réconforter la personne. C’est très dur de se mettre en situation mais j’espère que c’est ce que je ferais. Après, surtout maintenant, avec une charge virale indétectable, il y a quasiment aucun risque de transmission sauf en cas d’échappement médical. Du coup, je pense que oui, une relation peut tout à fait se poursuivre et puis même en gardant le préservatif. C’est ce que je fais actuellement et ce n’est pas la mort. Donc je pense que ce n’est pas gênant.

Gaïa : Je ne me verrai pas non plus quitter la personne avec qui je suis pour ça. Effectivement, je ne saurai peut-être pas quoi dire au début mais clairement, ce ne serait pas un frein dans notre relation.

Fin de l’enregistrement.

Sandra : Gaïa et Jean-François au micro de l’émission Vivre avec le VIH. Ce sont des jeunes et maintenant on compte sur eux pour faire passer le message, que l’amour est plus fort que tout, l’amour est plus fort que le VIH. Tu te souviens bien de ces jeunes Yann ?

Yann : Oui. Je suis encore surpris d’une telle maturité à 21 ans quand même. C’est une belle analyse, ils ont vite compris les choses et comme tu dis, ça fera des très bons relais.

Sandra : Ah, j’en suis sûre ! On garde contact avec eux. Sans doute que prochainement, on fera d’autres interventions dans leur fac. Si jamais vous êtes étudiants, vous nous écoutez, si vous voulez que des membres du Comité des familles passent dans votre établissement scolaire, n’hésitez pas à nous appeler au 01 40 40 90 25.

Yann : Vous êtes responsable d’un supermarché, n’hésitez pas, nous pouvons aussi venir faire des interventions auprès de vos salariés.

Sandra : Bien sûr ! Mohamed, tu voulais dire quelque chose ?

Mohamed : Je trouve que c’est bien, ils sont assez sensés, ils sont éveillés, c’est bien pour la transmission du message quoi. Des jeunes de 20 ans, qui n’ont pas connu les années noires, puissent avoir une lecture comme ça du VIH, je trouve que c’est très bien. Je les encourage dans les écoles, les lycées, les facultés à transmettre ces messages de prévention.

Sandra : Prochainement nous entendrons le témoignage de Joël. A un moment, ils parlaient de personnes virés de leur travail à cause de la séropositivité, il s’agit de Joël en fait. On l’écoutera dans une prochaine émission.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE

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