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Infections sexuellement transmissibles, nous faisons le point à l’émission Vivre avec le VIH ! – Comité des familles

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Infections sexuellement transmissibles, nous faisons le point à l’émission Vivre avec le VIH !

Infections sexuellement transmissibles, nous faisons le point à l’émission Vivre avec le VIH !

img_20180302_123103.jpgInfections sexuellement transmissibles, nous faisons le point à l’émission Vivre avec le VIH !

Sandra : Les IST, pourquoi on en parle ? J’ai vu dans le magazine “Et la santé, on dit quoi ?”, un super magazine, que franchement je vous conseille de lire, qui est gratuit. Vous pouvez le trouver au Comité des familles. Il est distribué chez les coiffeurs afro, etc. Un super magazine qui parle de la santé en général. Il y a un article sur les infections. L’article s’appelle “Ces infections dont on peut se passer”. Je vais vous poser quelques questions et puis vous répondez avec vos connaissances et moi, je vous donne les réponses.

Les IST, ça veut dire quoi ? C’est quoi ?

Yann : Moi, je me tais, parce que je le sais. Donc je laisse un peu la place…

Bruno : Infection sexuellement transmissible.

Sandra : Bravo Bruno. Bon, en tant que président du Comité des familles, c’est quand même normal que tu le saches, ça aurait été inquiétant (rires). Comment sont transmises ces infections ?

Yann : Par les voies du sexe.

Sandra : Oui, lors de rapports sexuels mais ?

Yann : Mais pas que, il peut avoir aussi des maladies qui se donnent, ne serait-ce qu’avec le frottement ou les muqueuses. Il n’y a pas forcément besoin de pénétration, je veux dire.

Sandra : Oui, mais je voulais dire, transmises lors de rapports sexuels non protégés, c’est surtout ça. A quoi sont dues les IST ? Bienvenu et Franck, vous êtes silencieux !

Franck : J’écoute.

Sandra : Soit à des virus (comme l’herpès génital ou le VIH) soit des bactéries (comme la syphilis). Et il faut savoir que les symptômes ne sont pas toujours visibles. Ca peut passer inaperçues. Et malheureusement une ist peut se révéler par des problèmes plus graves, comme la stérilité par exemple. Savez-vous quels sont les IST les plus répandues ?

Yann : Je pense que le chlamydia doit être en bonne position.

Sandra : Oui.

Yann : Est-ce que le morpion est toujours très présent ?

Sandra : C’est une IST ?

Yann : Oui, oui.

Sandra : Mais pas parmi les plus…

Yann : Recensé. Il y a une reconnaissance de syphilis, c’est assez inquiétant.

Sandra : Mais comme il y a une reconnaissance, les moyens ont été mis en oeuvre pour faire attention à cette infection.

Yann : Le papillomavirus !

Sandra : Exactement, HPV ouais. Gonocoques, HPV, hépatite B, herpès génital, VIH.

Yann : Les garçons ont raison, l’hépatite, j’oublie.

Sandra : Comment les IST s’attrapent ? On l’a dit. Pénétrations vaginales ou anales. Les rapports bouche-sexe : fellations, cunnilingus. Tout le monde sait ce que c’est ? Cunnilingus, tout le monde sait ce que c’est ?

Bienvenu : Non, cunnilingus veut dire quoi ?

Sandra : Alors Yann, je te laisse expliquer.

Yann : Moi, je ne vais pas trouver les bons mots. Malheureusement, il n’y a qu’une seule fille, je te laisse expliquer Sandra.

Sandra : Oooooh ! Bon. La fellation, vous savez ce que c’est ?

Yann : Très bien !

Bienvenu : Ah oui ! (rires)

Yann : Chacun ses domaines (rires)

Sandra : Donc la fellation, c’est quand la demoiselle ou le monsieur, ça dépend de la relation, suce le sexe de l’homme. Ok ? Et donc, le cunnilingus c’est quand l’homme ou la femme lèche le clitoris de la demoiselle. Je vois que ça ne vous dit rien (rires).

Bruno : Sans voix. (rires).

Franck : Je voulais poser une question. Peut-être qu’ici, ce n’est pas courant mais dans les autres pays africains, comme on le dit, lorsque quelqu’un pisse dans la rue, qu’il a ce genre de maladies, est-ce que ça ne te prend pas ?

Sandra : Tu veux dire quelqu’un fait pipi dans la rue, et est-ce que le pipi est contaminant ?

Franck : Oui.

Sandra : Non. Mais comment tu veux que ça te…

Franck : Moi, j’ai voulu savoir ça, parce que c’est ce qu’on nous disait avant.

Sandra : Non, non. Mais ce n’est pas propre, ça, c’est sûr. Il y a aussi comme disait Yann tout à l’heure, comment les IST s’attrapent, par contacts non protégés avec des petites blessures ou boutons sur la peau.

Yann : Oui, c’est pour ça qu’on parle aussi souvent de la qualité du préservatif féminin qui recouvre un petit peu les lèvres, on l’a souvent dit à cette émission, et qui du coup protège davantage, je le dis pour les femmes qui tiennent vraiment à avoir une autonomie absolue sur leur corps. On sait maintenant, c’est prouvé, que le préservatif féminin protège davantage des IST.

Sandra : Quels sont les symptômes ? Connaissez-vous les différents symptômes des IST ?

Yann : Oh ça gratouille, ça gratouille !

Sandra : Ah, je ne l’ai même pas là, je n’ai pas “ça gratouille”. C’est peut-être pour les morpions.

Yann : Oh je pense oui que pour les morpions ça gratouille.

Sandra : Ou les mycoses vaginales mais comme ce n’est pas forcément une IST.

Yann : Moi je pense ça gratouille, après il faut bien regarder, ça peut vraiment comme tu le disais tout à l’heure, en plus chez la femme c’est encore plus complexe à voir, mais chez l’homme il peut avoir un tout petit point blanc, une zone qu’il faut aller montrer parce que, je vous rappelle qu’un gland doit être absolument lisse, beau. C’est comme la tête d’un bébé quoi, c’est magnifique.

Sandra : Magnifique, je ne sais pas (rire). Alors, les symptômes

— Ecoulement anormal au niveau du vagin, pénis, anus

— Sensation de brûlure au moment d’uriner

— Douleurs pendant ou après le rapport sexuel

— Douleurs en bas du ventre

— Petites verrues (ou crêtes de coq) sur les organes génitaux

— Petites ulcérations ou éruption sur la peau ou les organes génitaux

Voilà les symptômes principaux. En cas de symptôme, que faut-il faire ? Hein, Bienvenu, qu’est-ce qu’il faut faire ?

Bienvenu : Aller voir ton médecin.

Sandra : Exactement, première chose à faire, en parler à son médecin, pour les femmes, le gynécologue, sage-femme. Ne pas hésiter à se rendre dans un Ceggid. Qu’est-ce que ça veut dire Ceggid ? Bruno ?

Bruno : C’est les nouveaux centres de dépistage anonymes et gratuits qui regroupent…

Sandra : Oui, mais qu’est-ce que ça veut dire Ceggid ?

Yann : Centre d’information…

Sandra : Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par le VIH et les hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles. C’est long hein !

Bruno : C’est tout ce que j’ai dit non ? (rires)

Sandra : En gros, c’est un centre où on dépiste tout, n’hésitez pas à y aller.

Yann : N’oubliez pas que tout est gratuit.

Sandra : Voilà, même si vous n’avez pas de papier, vous pouvez y aller. Et évidemment, en cas de symptôme, que faut-il faire ? Se protéger à chaque rapport sexuel avec un préservatif masculin ou féminin. Comment éviter d’avoir une IST ? On va le redire encore, le préservatif ! Le préservatif, masculin ou féminin. A utiliser pour chaque rapport et avant le début du rapport, même pour une fellation. Eh oui ! Je sais que faire une fellation avec un préservatif ce n’est pas toujours l’idéal. Même si le préservatif est parfumé, ce n’est pas forcément agréable, mais bon, c’est quand même un moyen de se protéger. Les préservatifs qui peuvent être gratuits dans les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF), les Ceggid ou les associations de lutte contre le VIH, comme le Comité des familles. On peut aussi se faire vacciner contre le HPV et hépatite B. Il y a eu des débats concernant la vaccination, à vous de voir, parlez-en à votre médecin pour avoir votre propre avis. Si vous n’avez pas été vacciné au cours de votre enfance, parlez-en à votre médecin traitant. Possibilité de se faire vacciner dans les Ceggid.

Yann : Il me semble que pour les séropositifs c’est quasiment systématique, le médecin conseille fortement de faire le vaccin de l’hépatite B. Est-ce qu’on vous a parlé du vaccin de l’hépatite B depuis que vous êtes arrivés ou pas ? Non ?

Bienvenu : Non, même pas.

Franck : Mon médecin m’a parlé surtout de la fièvre, elle m’a donné une liste de vaccins. Comme j’ai rendez-vous à partir du mois de mars, je vais faire ça. Elle m’a proposé beaucoup de choses en tout cas.

Sandra : Mais effectivement, l’hépatite, parce que, quand on est infecté par le VIH et qu’on a une hépatite B, ça amène plus de complications. Et pour les femmes, éviter les toilettes intimes trop fréquentes qui assèchent le vagin. Un dessèchement de la paroi vaginale rend le vagin plus sensible aux coupures et aux plaies pendant les rapports sexuels et devient une porte d’entrée aux infections. Donc mesdames, je sais que parfois il y en a qui se disent “ah, c’est sale quand j’ai des pertes et tout”. Mais non. C’est naturel et ça nettoie le vagin. Le vagin se nettoie tout seul. Pour nettoyer son intimité, il suffit simplement de nettoyer l’extérieur. L’intérieur se nettoie tout seul. Et il ne faut surtout pas chercher à assécher son vagin. Parfois certains mettent des choses dans le vagin pour l’assécher, ce n’est pas bon du tout. Et messieurs, si vous voyez que votre femme mouille, c’est très bien ! N’allez pas lui dire d’aller laver ça, c’est sale. Non, c’est propre !

Yann : Nous, dans notre culture en tout cas, nous on est très content quand la femme mouille. Après, je sais que j’en ai parlé avec des gars du Comité des familles où culturellement il y a d’autres pays où c’est très mal vu par exemple. En tout cas, nous, on est ravi parce qu’on a l’impression que c’est nous qui avons excité madame et que c’est pour ça qu’elle est en nage.

Sandra : Bah oui, voilà, si la femme mouille, c’est juste qu’elle est excitée par vous. Donc c’est flatteur, franchement. (rires).

Yann : Parfois, j’arrive même à la faire neiger (rires).

Sandra : Ce n’est pas possible ! Quel prétentieux ! (rires). Si le médecin dit que j’ai une IST, comment protéger mon/ma partenaire ? Evidemment, il y a le préservatif, mais qu’est-ce qu’il faut faire ? Surtout si on a plusieurs partenaires ?

Yann : Bah alors là vraiment, je suis bloqué.

Sandra : Mais enfin, il faut avertir les partenaires sexuels récents !

Yann : Ah, bien sûr !

Sandra : Afin qu’ils puissent consulter et se faire traiter eux aussi. Je sais que ce n’est pas évident “Salut, au fait tu te rappelles, on a fait l’amour dernièrement, j’ai une IST, faudrait peut-être que tu te fasses dépister”. C’est vrai, ce n’est pas une conversation simple mais faut le faire.

Yann : Ah mais moi je n’engueulerais pas la personne qui me prévient comme ça. Je trouverai ça tellement courageux de sa part et très mature surtout.

Sandra : Qu’est-ce que tu en penses Bienvenu ?

Bienvenu : Ah mais c’est bien ça.

Sandra : Donc effectivement, se protéger et si vous avez le VIH, il faut prendre un traitement et c’est l’occasion de le rappeler, une personne séropositive qui prend correctement son traitement, qui a une charge virale indétectable depuis plus de 6 mois et qui n’a pas d’autre IST ne transmet pas le VIH.

Peut-on guérir des IST ?

Yann : Très très bien.

Bienvenu : Oui.

Sandra : Cela dépend de l’IST. Si l’IST est due à une bactérie, comme chlamydia, gonocoque, syphilis : le traitement efficace, ce sont des antibiotiques à prendre dès que possible et en respectant bien la durée du traitement. Si l’IST est due à un virus cela dépend du virus : un traitement peut être nécessaire dès que possible comme pour le VIH / Parfois un suivi médical régulier est indispensable, mais suffisant, comme pour le HPV ou hépatite B. Le traitement dès le diagnostic n’est pas toujours nécessaire.

Yann : Parfois, il faut même passer à la chirurgie figure-toi. Je sais que pour certains papillomavirus, il est utile chez l’homme de brûler des verrues, des parties comme ça.

Sandra : Oui, j’ai déjà entendu des témoignages, ce n’est pas drôle, brûler sur le sexe ou dans l’anus, ça fait mal.

Yann : On dit toujours, je connais une personne… donc, je connais une personne qui…

Sandra : Ah non, la vérité, là ce n’est pas moi (rires).

Yann : Non mais je connais une personne, que tu connais aussi d’ailleurs…

Sandra : Ah oui, d’accord, on parle de la même personne.

Yann : On parle de la même personne. Je connais une personne qui avait comme ça ce souci de papillomavirus et on lui avait dit d’aller à l’hôpital pour se le faire enlever au laser. Entre temps, un autre dermatologue lui a donné l’adresse d’un pharmacien qui était dans le 13ème, asiatique, qui était un pharmacien, laborantin, qui avait fait une pommade qui avait magnifiquement fait disparaitre ses… donc ça lui a évité quand même de jongler au bloc opératoire. La pommade avait très bien fonctionné. Pensez aussi à demander à votre pharmacien avant. Maintenant, on va un petit peu trop systématiquement sur le bloc opératoire. Vous voyez que l’hôpital est maintenant devenu un commerce, parfois on se demande s’il n’y a pas parfois des abus…

Sandra : Ouais, prescrire des choses pour faire de l’argent.

Yann : Voilà. Parfois je pense qu’on peut limiter ou éviter. Il y a eu des ablations de seins ou de choses comme ça un petit peu trop à la va vite. Donc pensez aussi aux possibilités plus douces. Si ce n’est pas possible parce que votre infection est trop avancée, il n’y a pas de souci mais pensez aussi qu’il y a aussi des crèmes qui peuvent permettre sur certaines IST de fonctionner.

Sandra : Merci Yann pour ces informations.

Bruno : Je voulais partager mon expérience. Je suis en couple sérodifférent donc c’est moi qui suis séronégatif et ma partenaire séropositive. On s’imposait un suivi médical. J’allais régulièrement, en même temps que je faisais le dépistage, en même temps je faisais la totale, toutes les IST. Maintenant un petit peu moins, j’y vais moins souvent vu que le traitement permet d’être indétectable. C’est une protection en plus. Maintenant, j’y vais un peu moins souvent, une ou deux fois dans l’année.

Sandra : C’est déjà beaucoup.

Bruno : Il y a une époque où j’y allais vraiment plus régulièrement.

Yann : Je précise à nos auditeurs qui nous écouteraient qui auraient encore un doute, oui, oui, vous avez bien entendu, notre président Bruno est en couple sérodifférent et si je peux me permettre, tu as des rapports non protégés avec ta compagne qui est traitée elle.

Bruno : Comme on dit, protégés par le médicament.

Sandra : Voilà, j’allais le dire. Super, Bruno !

Yann : Explique-le un peu.

Bruno : Le traitement maintenant permet d’être indétectable. Je ne vais pas faire de comparaison avec le préservatif mais c’est quasiment aussi fiable. Je fais quand même un suivi pour se rassurer, mais pour l’instant, tout va bien. Nos enfants vont bien.

Yann : C’est vrai que c’est une décision à prendre dans le couple mais une personne séropositive qui a une charge virale indétectable depuis au moins 6 mois, qui n’a pas de maladie sexuellement transmissible n’est plus contaminante.

Sandra : Je termine avec quelques adresses utiles. Vous pouvez appeler Sida Info Service 0 800 840 800. Vous pouvez consulter le site sida-info-service.org, pour voir la liste des Ceggid dans toute la France. Pour les jeunes, il y a le fil santé jeunes au 0 800 235 236. Et puis Hépatites Info Service 0 800 845 800. D’autres réactions ? Tout est bon ? Attention, il y aura une interrogation dans quelques mois pour savoir si vous avez bien retenus les informations (rires).

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE

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