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L’annonce de la séropositivité des parents à l’enfant : «C’est une question d’éducation» – Comité des familles

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L’annonce de la séropositivité des parents à l’enfant : «C’est une question d’éducation»

L’annonce de la séropositivité des parents à l’enfant : «C’est une question d’éducation»

back-to-school-2629361_1280.jpgL’annonce de la séropositivité des parents à l’enfant : « C’est une question d’éducation »

Franck : Je voulais poser une question à Zina. Est-ce que les enfants que vous avez, est-ce qu’ils sont séropositifs ou pas ?

Zina : Non, non. Ils sont séronégatifs, les deux.

Franck : Ok, merci.

Sandra : Tout s’est bien passé pour ses enfants. Et d’ailleurs, je crois que tes enfants sont au courant pour ton VIH ?

Zina : Ah, je leur ai dit tout de suite.

Sandra : Ah, Franck est choqué ! (rires)

Franck : Ce n’est pas facile quand même.

Zina : J’ai trouvé que c’était mieux qu’ils grandissent avec l’idée de le savoir plutôt que d’attendre qu’il soit grand et que tout d’un coup leur dire. Je pense que ça fait un choc. Tandis que là, ils ont toujours su et ça leur a posé aucun problème. Je répondrais à leur question, ils voyaient que j’allais bien que je menais une vie normale. Donc c’est passé en douceur. Je pense que ça passe plus en douceur quand l’enfant grandit avec la chose et puis en plus, quand on garde le secret, quel que soit le secret, là notamment c’est pour le VIH, mais l’enfant sait qu’il y a quelque chose. Je pense que ça va être plus destructeur pour lui de savoir qu’il y a quelque chose qu’on lui cache sans savoir ce que c’est plutôt que de lui dire la vérité. Moi, je suis pour dire la vérité aux enfants.

Sandra : Qu’est-ce que t’en penses Franck ?

Franck : On a eu ce débat-là avec certaines à l’association, au Comité des familles. Je pense que c’est une question d’éducation. Et puis en plus de ça, ça dépend du milieu. Ici, en France ou en Europe, avec la culture que vous avez, ce n’est pas pareil en Afrique. Il faut le dire. En Afrique, quand les parents savent que vous êtes dans ce cas-là déjà, on vous rejette. A plus forte raison, dire aux enfants, c’est difficile quoi.

Zina : Disons que c’est vrai que j’ai eu la chance de ne pas subir le rejet de ma famille, de mes amis. Donc, c’est vrai que peut-être sûrement, j’aurais réagi différemment si j’avais été en Afrique ou même en France, parce qu’il y a des familles en France qui rejettent leurs membres, parce qu’ils apprennent qu’ils ont le VIH. Pour moi, ça a été quand même facile. Après, je pense que j’aurais quand même réagi de la sorte, si ma famille m’avait rejetée, c’est leur problème et ce n’est pas le mien. Déjà à la base, ce qu’il faut, c’est accepter qu’on ait le VIH. Ne pas se rejeter. Moi, j’ai accepté, c’est un fait, je ne pouvais pas revenir en arrière. Donc je ne me suis pas rejetée. Et c’est ça la clef en fait. C’est de ne pas s’auto-rejeter pour bien vivre avec, pour l’accepter et on est beaucoup moins rejeté par les autres quand on ne s’auto-rejette pas.

Franck : C’est vrai, c’est vrai. C’est ce que je dis, c’est un problème d’éducation. Ca dépend de votre volonté. Il faut qu’on profite de cette occasion pour sensibiliser beaucoup de personnes. Chez nous, en Afrique, c’est difficile. Autour de nous, on se met à vous critiquer, à vous dire n’importe quoi au sujet de votre maladie et tout, vous n’arrivez pas. Et c’est ce qui fait que beaucoup de personnes ne supportent pas et du coup prennent un coup. Il n’y a pas de différence, en Afrique, on dit sida. Il n’y a pas de différence on ne dit pas qu’il est séropositif, il peut ne pas contaminer. Il n’y a pas de différence. Vous comprenez ? Donc c’est ce qui est un peu difficile chez nous. Pour le cas des enfants, ça dépend de l’éducation de la famille, de l’enfant et puis le milieu qu’on vit. Ici, en France, je pense que vous avez la chance de vivre dans un milieu où l’éducation et la culture que vous avez, ne sont pas pareilles qu’en Afrique. C’est ce que je voulais dire.

Sandra : Dernière intervention Zina, et après on continue le sujet sur l’allaitement.

Zina : C’est sûr que si j’avais été en Afrique dans un village où le fait de le dire aurait fait que j’aurais subi le rejet total de tout le monde, c’est différent. Là, je comprends. Quand on subit, dans un village ou un quartier de la ville, où les gens parlent beaucoup, c’est sûr que là on se sent complètement seul et effectivement, c’est une situation que je ne connais pas. C’est vrai qu’on a quand même plus de chances en occident où on peut faire le choix des gens qu’on va fréquenter, on peut s’en ficher que Pierre Paul Jacques jugent parce que de toute façon tout le monde nous ne jugera pas. Ce n’est pas pareil. Effectivement, ce n’est pas la même liberté et ça, c’est une situation que je ne connais pas. C’est vrai que j’ai la chance d’être née en occident et d’avoir eu le choix de dire ou de ne pas dire en m’en fichant quoi, des avis des autres.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE

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