L’actualité de la semaine : loi sur la santé par Marisol Touraine / télémedecine

, par Sandra

Lucas : Marisol Touraine la ministre de la Santé a présenté à la presse son orientation de la loi sur la santé la semaine dernière. En gros elle a donné des éclaircissements sur sa politique de santé devant plus de 200 journalistes et professionnels. Rien de concret mais des projets assez vagues comme la création d’un énième logo sur les produits alimentaires issus de l’industrie afin d’informer sur les méfaits des matières grasses. Les salles de shoot reviennent dans l’actualité, la ministre prévoit de créer une loi pour les encadrer juridiquement. Mais l’information qui a capté notre attention était le projet de la généralisation du tiers payant qui permettrait aux patients de ne plus avancer les frais lors d’une visite chez le médecin. Un projet fortement décrié par les professionnels de santé qui ont peur d’une augmentation massive des consultations abusives. Quoi qu’il en soit la ministre n’a pas parlé de loi ou de changements concrets mais seulement de prévisions reste à voir ce qu’elle fera et ce qui restera dans ses dossiers.

La semaine dernière a aussi eu lieu un colloque sur la télémédecine. Depuis longtemps réfractaire aux nouvelles technologies le monde de la médecine s’ouvre peu à peu. Dans le terme télé médecine on entend tout ce qui concerne la communication via l’informatique entre le patient et le soignant ou entre deux soignants professionnels. Par exemple l’utilisation d’une webcam pour faire des consultations à distance avec des dermatologues. Le principe, assez simple, pourrait dans un futur proche sauver de nombreuses vies, notamment dans le cas de la neurochirurgie et des accidents cardio-vasculaires. Je vous explique le problème : les centres de neurochirurgie sont particulièrement mal répartis géographiquement, ainsi on retrouve dans Paris intra-muros plusieurs centres spécialisés dans la neurologie tandis que dans le sud du 91 par exemple il faut plus d’une demie heure pour atteindre un centre. Les accidents cardio-vasculaires étant des urgences extrêmes, le laps de temps entre l’accident et l’intervention des médecins doit être le plus court possible. Grâce à la télémédecine, les urgentistes communiquent à distance avec les neurologues d’hôpitaux différents via une webcam pour une expertise et une prise en charge plus rapide des AVC. Un autre avantage est aussi lié aux économies de frais d’envoie de dossier, par exemple en radiologie, plus besoin de passer par la poste, un mail c’est gratuit et ça fait économiser plus de trois jours aux patients. Espérons que la tendance continue dans ce sens.

Transcription  : Lucas Vitau