[Du 7 au 11 novembre 2015] Les universités pour les personnes séropositives : pour apprendre, échanger, se divertir

, par Sandra

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Emilie et Cédric, dans les studios de l’émission de radio Vivre avec le VIH
[Du 7 au 11 novembre 2015] Les universités pour les personnes séropositives : pour apprendre, échanger, se divertir

Sandra : On retourne à l’école, avec Cédric et Emilie qui vont nous parler des universités des personnes vivant avec le VIH, alors qu’est-ce c’est que ça ? En quelques mots vous pouvez nous dire, quand c’est, pour qui ? Allez-y, c’est parti.

Cédric : Alors les universités pour les personnes séropositives, c’est une initiative qui a été créée par AIDES il y a une quinzaine d’années en 2000 et donc cette année ça a lieu du 7 au 11 novembre 2015 dans un village vacances absolument magnifique, au bord de la Baie de Somme, au bord de mer.

Sandra : Ah c’est sympa ! Donc on apprend mais dans de bonnes conditions, avec un cadre reposant.

Cédric : Exactement Sandra, tu as tout compris. C’est merveilleux !

Yann : L’un des seul endroit en France où on peut croiser des phoques sur la Baie de Somme.

Sandra : Oui ! Tu les as vu Yann.

Yann : Je les ai vus, avec les jumelles autrement c’est difficile.

Sandra : Merci Yann pour cette anecdote (rires). Alors qu’est-ce qu’on y fait à cette université, combien de temps de ça dure déjà ?

Cédric : 5 jours. Du samedi 7 au mercredi 11 novembre.

Sandra : Donc c’est comment, c’est 8h début des cours, 18h fin des cours ?

Cédric : C’est ça, on prend les noms dès 9h, tout ça. Non, non rien à voir. En fait c’est un peu sur le même mode, par rapport aux habitudes qu’on a de développer des actions chez AIDES, c’est-à-dire que le but c’est de marier à la fois des conférences mais aussi des ateliers de travail, des groupes d’échanges, qu’on appelle groupe d’autosupport ou en fait un des principale objectif c’est vraiment que chacun partage ses savoirs, ses connaissances avec les autres.

Sandra : J’ai regardé un peu, j’ai essayé de chercher des informations là-dessus. Je n’ai pas pu trouver le lien pour s’inscrire. Si tu peux nous dire, comment on fait pour s’inscrire ?

Cédric : Pour s’inscrire, il y a plusieurs choses. Sur le site de aides.org, on peut trouver toutes les informations et ensuite je peux vous donner l’adresse mail et le numéro de téléphone.

Tél. : 01 39 80 34 34 ou 06 34 03 34 91

Emilie Cotta : ecotta@aides.org

Sandra : En faisant quelques recherches, je suis tombée sur université des personnes en traitement, université des personnes séropositives à une hépatite donc en fait, oui comme tu disais, c’est vraiment un concept qui date d’il y a 15 ans, et là, ce sera uniquement pour les personnes séropositives ?

Cédric : Je vais expliquer, en fait à l’origine ça s’appelait, université des personnes sous traitement, et ça a changé, maintenant ça s’appelle université des personnes séropositives. Et donc ça s’adresse aux personnes séropositives au VIH et ou co-infectées par le VHC/VHB, donc une hépatite C ou une hépatite B.

Sandra : Oui, parce qu’effectivement, on ne plus parler de VIH sans parler d’hépatite, c’est ce que je me disais.

Cédric : Exactement.

Sandra : Et donc, à la fin de ces 5 jours, est-ce qu’on a un diplôme ? Il y a des bons et mauvais élèves ?

Cédric : On a juste la joie éternelle d’avoir participé à un événement d’échange super intéressant, de soutien aussi, de ressourcement, parce qu’en fait, bien évidemment, pendant ces 5 jours, on ne fait pas que travailler et assister du matin au soir, il y a aussi des temps off puisque par exemple, quand les personnes s’inscrivent, elles peuvent choisir une activité qui leur ai offerte gratuitement. Ca peut être un petit passage au hammam/sauna du village vacances ou alors une location de vélo, même un pédalo pour les plus aventureux.

Sandra : D’accord. C’est gratuit tout ça ?

Cédric : Tout ça est pris en charge par l’association AIDES. Quand je dis tout ça c’est le transport de Paris jusque sur le lieu du village vacances. C’est également l’héberbement sur place bien évidemment et tout ça étant en pension complète, petit déjeuner, dîner. En fait, on demande une participation tout à fait symbolique, de 20 euros par personne pour chaque participant.

Yann : Question importante que j’ai posé à Cédric hors antenne, parce qu’on a déjà eu au Comité des familles des appels de la Bretagne notamment, de personnes concernées qui étaient très intéressées, donc je peux donner la réponse que tu m’as donnée Cédric, il y a des bus qui sont pris en charge par AIDES, au départ de Paris. Les personnes de province qui souhaitent s’intégrer à ce moment d’échange du 7 au 11, en baie de Somme, doivent de leur propre moyens venir sur Paris pour prendre ce bus. Je veux rappeler aussi que tu me disais qu’il y avait une cinquantaine d’inscrits et que cet événement peut rassembler à peu près 80 personnes. Donc dépêchez-vous ceux qui sont intéressés, parce que je pense que ça va être très rapidement plein quoi.

Emilie : Petite précision pour les personnes qui habitent pas très loin du village vacances, en baie de Somme ou dans le nord, évidemment, ils ne sont pas obligés de passer par Paris, ça fait un détour. Ils peuvent aller directement sur le lieu si c’est à 20 minutes, une demi-heure, 1h de chez eux, c’est peut-être plus pratique.

Sandra : Oui, on n’est pas obligé de passer par la capitale tout le temps c’est clair (rires). Donc comme ce n’est pas la première fois, je suppose que vous avez déjà de nombreux retours des personnes qui participent à ces universités, quels sont les commentaires qu’elles vous font ? Qu’est-ce que ça leur apporte dans leur vie ?

Cédric : En général, heureusement c’est plutôt des commentaires très positifs parce que, d’ailleurs on en discutait tout à l’heure hors antenne avec Yann, l’un des intérêts de ces types d’événements, donc là ça concerne principalement la région, qu’on appelle chez AIDES, la région nord-ouest et Ile-de-France, donc qui regroupe Paris, Ile-de-France, la Normandie, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais. Donc l’intérêt c’est que, nous à Paris, on a la chance, les personnes séropositives ont la chance d’être très entourés, d’avoir un tissu associatif très développé, ce n’est pas toujours le cas en province et donc l’intérêt c’est vraiment encore une fois d’échanger avec des personnes qui viennent d’horizons différents et c’est ce qui remonte majoritairement des commentaires qu’on peut avoir suite à ces universités des personnes séropositives. Il y a aussi le côté très convivial, très varié, puisque, comme je le disais tout à l’heure, il y a à la fois des conférences, des ateliers, des moments off, etc. ou des moments où on se retrouve au déjeuner, dîner ou alors sur la plage puisque cette année, on a la chance que ce soit en baie de Somme, je touche du bois, pourvu qu’il ne fasse pas trop moche à ce moment-là.

Emilie : Pour, je connais une personne qui a fait les UPS depuis le début et on a une bonne étoile, à chaque fois, il fait toujours beau ! On espère que ce sera encore le cas cette année mais a priori, on a de la chance pour ça.

Sandra : Les personnes qui donnent les conférences c’est qui ? Est-ce que c’est des personnes qui travaillent à l’association AIDES ou est-ce des personnes qui viennent de tout horizons ?

Cédric : Alors là je parle sur le regard bienveillant d’Emilie qui est notre madame logistique pour cet événement. Les intervenants sont principalements des intervenants de l’association AIDES, que ce soit des volontaires ou des salariés. Et on a quelques intervenants extérieurs, professionnels de santé notamment, qui sont en cours de recherche et de recrutement.

Sandra : Alors AIDES, quand on parle de AIDES, il y a une image, on se dit que c’est une association pour les personnes homosexuelles. Et là, vous me dites que les intervenants c’est des personnes de l’association AIDES donc, peut-être que les gens se disent : “ ah, mais ce n’est peut-être pas pour moi, moi qui suis hétérosexuel, peut-être que je vais me retrouver qu’avec des personnes homosexuelles”. Je le dis parce que c’est encore l’image qu’on a et comme le président de l’association AIDES, qui a changé d’ailleurs, qui n’est plus Bruno Spire, mais qui est ? J’ai oublié son prénom.

Cédric : Aurélien Beaucamp.

Sandra : Voilà, qui lui aussi est homosexuel donc on peut peut-être se dire : “ah, peut-être que ça va tourner autour de sujets qui concernent les personnes homosexuelles ?” Est-ce que c’est le cas ou pas ?

Cédric : Bien sûr que non Sandra. C’est effectivement une image qu’on traîne encore depuis quelques années, qui existe toujours…

Sandra : Ce n’est pas une mauvaise image pour moi…

Cédric : Non, non, pas du tout, bien au contraire. Mais alors très clairement, les universités des personnes séropositives, donc comme je disais tout à l’heure, le seul critère de recrutement, c’est être séropositif au VIH et ou éventuellement à l’hépatite C hépatite B. Les participants c’est des hommes, des femmes, des transexuels, voilà, homo, hétéro, bi, hétéro curieux, toutes les sexualités sont les bienvenues à ces universités.

Yann : Une maman seule peut venir avec ses 2 enfants ?

Emilie : Alors non. Malheureusement non. C’est un débat qu’on a eu et ce sera uniquement les personnes séropositives sans leur famille.

Yann : D’accord.

Sandra : Ah oui !

Emilie : Au niveau de la logistique ce n’était pas possible à gérer en fait, c’était vraiment trop compliqué.

Yann : Ce sera pour dans deux ans.

Emilie : Peut-être, ce n’est pas nous qui porteront le projet dans deux ans, mais pourquoi pas.

Sandra : Tu as bien fait de poser la question Yann ! Oui Alexandre ? Non, Roland ?

Roland : Si quelqu’un a un enfant qui est séropositif, et le papa ne l’est pas. Le papa ne peut pas assister à cette université ?

Emilie : C’est une très bonne question. On était parti du principe qu’en effet ce serait les personnes adultes, de plus de 18 ans, du coup, les enfants qui sont mineurs, ce ne sera pas possible. Mais en revanche, on entend toutes ces questions, et au niveau du comité de pilotage, on pourra réfléchir à faire plus tard un week-end réservé aux familles, aux parents séropositifs avec des enfants séropositifs ou non. Mais en tout cas, on prend ces informations là, et du coup on…

Sandra : Mais donc là du coup, si on a un enfant qui est séropositif et que nous on ne l’est pas, on ne peut pas y aller ?

Emilie : Non.

Eva Hakapoka : Même l’enfant ne peut pas y aller.

Emilie : Sauf s’il est majeur.

Sandra : Oui mais le papa ne pourra pas aller, l’enfant oui. Alexandre ?

Alexandre : Je voulais juste dire, c’est un petit peu compréhensible étant donné qu’il y a que 80 personnes qui peuvent assister à cette université, il n ‘y a pas assez de place, donc à partir de là… ça peut paraitre cruel mais bon, ça peut se comprendre en terme de logistique.

Emilie : Et puis je pense que les personnes seront différentes avec leurs enfants. Ca permet aux personnes de prendre un moment pour elles et voilà, je pense qu’on aura des personnes différentes avec et sans leurs enfants.

Sandra : Pouvez-vous rappeler la date ?

Yann : Du 7 au 11 novembre.

Sandra : Ah mais dis donc Yann, je ne te parlais pas (rires). Je parlais à Cédric et Emilie en fait.

Cédric : Donc c’est bien ça, du samedi 7 au mercredi 11 novembre 2015. Je précise que la participation pour les personnes qui souhaitent participer est obligatoire pour les 5 jours. On ne peut pas venir à 1, 2 ou 3 jours.

Yann : Et qu’il y aura aussi, parce que là, on a un peu parlé de tout le côté conférence, tout ça mais il y a aussi toute cette convivialité que vous amenez, ce moment de détente, d’échanges, qui me semble important.

Cédric : Bien évidemment et c’est le cas chaque jour. Chaque jour il y a la possibilité d’avoir des ateliers en sous groupe, des ateliers libres, dont le thème n’a pas encore été défini, qui sera déterminé sur place par les participants. Et à chaque fois effectivement, soit dans la matinée, soit dans l’après-midi, le soir bien évidemment, il y a des moments libres pour que chacun puisse vaquer à ses occupations comme il ou elle le souhaite.

Sandra : Pour terminer, le thème abordé par les intervenants, il est déjà défini ou pas ?

Cédric : On a un programme qui a été défini. Juste pour te donner quelques exemples, on a un atelier social par exemple, un atelier sur la vie affective et la vie sexuelle, d’autres sur les relations soignants-soignés, des thèmes vraiment très variés, qui concerne tous les sujets qui concernent justement les personnes qui vivent avec le VIH aujourd’hui.

Sandra : Si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à nous appeler au 01 40 40 90 25 ou rendez-vous sur le site comitedesfamilles.net ou bien directement sur le site de aides.org

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE