Témoignages de personnes séropositives dans un lycée : les questions osées des élèves

, par Sandra

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Yann et Julienne dans la salle théâtre du lycée d’Enghien-les-Bains
Témoignages de personnes séropositives dans un lycée : les questions osées des élèves

Sandra : Pas mal de membres du Comité des familles ont été dans des lycées, enfin surtout dans un lycée. Cette année c’est celui d’Enghien-les-Bains. Nous avons été sollicités pour que des personnes séropositives témoignent de leur vie avec le VIH devant des lycéens qui avaient tout plein de questions. Là, je vous propose d’écouter le témoignage de Julienne. Ça se passe dans une salle de classe et vous allez voir que c’est possible, ils étaient à peu près 20 élèves et il y a un silence absolu. On écoute tout de suite le témoignage de Julienne.

Début de l’enregistrement.

Julienne : Je suis arrière-grand-mère, j’ai déjà 59 ans. Depuis 2010 qu’on m’annonce que j’ai le virus du sida. Ça sort d’où ? Ça fait comment ?

Je me suis mariée à 14 ans, j’ai fait mes 10 enfants. D’où sort le virus ? Finalement, je ne l’ai pas accepté du coup. J’ai accepté quand on a commencé le traitement. Là où je suis, je ne peux pas vous dire que je connais la date de ma contamination. Quand je suis arrivée en 2010 à Paris avec ma maladie que je souffrais depuis au Cameroun. Je viens ici pour venir voir ma fille qui a fait deux enfants ici. Comme je suis souffrante au pays, ce sont ses frères qui m’ont payé le billet d’avion. “Va voir les autres qui sont là-bas, peut-être que c’est parce que la tête va mal”. Sans avoir l’idée que c’est le virus du sida qui me dérange. On me racontait des choses inacceptables qui n’existent même pas. C’est pour ça que je viens vers vous. Vous êtes là comme mes petits-enfants, pour venir vous dire que méfiez-vous, ça n’a pas d’âge. Parce qu’à mon âge, c’est moi qui disais à mes enfants de ne pas m’amener le sida dans ma maison. Tout à fait le contraire que c’est moi-même qui suis devant, pour ramener le sida dans la maison. Qu’est-ce que cela veut dire ? Sans réponse.

J’avais déjà perdu mes kilos, je partais déjà à 96 kilos au lieu de 120 kilos comme d’habitude. C’est quand j’ai été mise sous traitement que j’ai commencé à récupérer. Je tremblais déjà quand je marche. Ma petite fille marchait plus que moi, qui avait 3 ans. Je n’arrivais pas à me tenir debout pendant 5 minutes. J’ai quoi ? Je n’arrivais pas à comprendre ce que j’ai. Mais finalement, quand on a commencé le traitement, ça a pris. Du coup, c’est là que j’ai commencé à accepter qu’effectivement, c’est ça. Parce que la nouvelle était quoi, pour nous chez nous, c’était pour les filles libres, les filles faciles. Les filles qui n’avaient pas de mari. Mais moi qui me suis mariée, étant si jeune, j’ai attrapé ça où ? C’est une information qui était très fausse. C’est pour venir vous dire, tant que vous êtes là, ça n’a même pas de signe sur toi. Voilà le virus qui est dans moi. Ça n’a pas de signe. Parce qu’il y a des gens qui peuvent même faire 15 ans avec sans se signaler. Ça dépend des cas, de l’organisme de quelqu’un, selon ses défenses. C’est un virus qui attaque les globules blancs. Tant que tes défenses ne sont pas faibles, tu ne peux pas sentir, pour vous maintenant, comme vous ne connaissez même pas, puisque c’était d’abord une maladie mortelle maintenant c’est une maladie de longue durée puisqu’on ne la traite pas. On l’a fait endormir. Et vous qui êtes là, vous n’avez même pas vu le miracle du virus du sida parce que vous n’avez pas vu les morts de ça. Et maintenant, comme vous êtes jeunes, n’ayez même pas peur qu’on te dise que tu as le virus du sida dans toi. Moi je peux dire que c’est un bonheur pour toi parce que tu seras très suivi. Parce que quand tes défenses sont déjà petites, ils ont déjà perdu leurs forces. Tu es déjà à la portée de toutes les maladies. Et on découvre que tu as le virus dans toi, tu es mieux traité, on va faire endormir ce virus jusqu’à, jusqu’à, jusqu’à. Quelqu’un ne peut pas savoir que tu as le virus, quand tu suis vraiment ton traitement, c’est pour vous dire que n’hésitez pas d’aller vous faire dépister tôt, c’est-à-dire d’être à l’abri de ce maudit virus. Et quand c’est déjà très fort dans ton corps, toutes les maladies opportunistes, n’importe quelles maladies, parce que le virus même du sida ne va pas te tuer. C’est la maladie qui va entrer quand tu es déjà faible qui va t’amener. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus de défense. Et si toi, tu t’es fait dépister tôt, tu bloques le virus parce qu’il n’est pas mort, il va dormir. Quand il dort, il ne fait rien. Tu es indétectable, il ne marche plus. Tu gardes tes défenses fortes.

Ça ne se contamine pas à l’air pur, ça ne se contamine pas sur les salutations. Ça ne se contamine pas dans les salles de classe comme ça. Non. C’est dans des rapports sexuels, c’est dans les salons de coiffure. Ici c’est bon, parce qu’on surveille. Chez nous en Afrique, il n’y a pas question, on ne vérifie même pas si, vous venez de coiffer une autre personne, tout le monde passe avec une lame de rasoir, ceci, tout ça. Tu veux seulement te faire coiffer. Chez nous en Afrique c’est encore grave parce que tu ne peux même pas savoir où tu as pris. Ou c’est chez le coiffeur, ou c’est chez l’infirmier à l’hôpital ou c’est dans des relations sexuelles. L’essentiel maintenant pour t’échapper à ça, va seulement te faire dépister pour savoir si tu as ça dans toi. Et tu te mets directement sous traitement.

Fin de l’enregistrement.

Sandra : Julienne, au micro de l’émission de radio Vivre avec le VIH, qui témoignait devant des lycéens. Il y avait des 1ère et aussi des élèves de BTS qui étaient présents, qui ont assisté à ce témoignage. Et donc ensuite, s’en est suivi un question-réponse. Les élèves qui ont posé des questions. Certains ont osé lever la main et poser les questions devant tout le monde et puis à un moment, on voyait que les élèves avaient des questions mais qu’ils n’osaient pas donc on a fait tourner un petit chapeau et comme ça ils pouvaient poser leurs questions anonymement. J’en ai repris quelques-unes ici et donc je vais demander à Yann, bon Yann toi tu étais présent aussi à cette intervention, du coup tu avais répondu à certaines de ces questions…

Yann : J’étais présent, j’ai témoigné et voilà, c’est vrai que c’est un lycée qui nous reçoit chaque année, grâce à l’infirmière scolaire très consciente de nos retombées après notre passage.

Sandra : Jean-Marc, tu as déjà témoigné ou pas ?

Jean-Marc : Non, je devais y aller mais pour des raisons personnelles, je n’ai pas pu.

Sandra : Voilà comment ça se passe en tout cas. Il y a en première partie, le témoignage et ensuite un question-réponse. Juste pour donner un aperçu, peut-être que certains se disent, j’aimerais bien faire de la prévention auprès des jeunes. Voici le type de questions auxquelles il faut se préparer, parce que les élèves ne vont pas vous épargner, au contraire, ils vont fouiller dans la vie privée, ça concerne l’intimité, dès qu’on parle de VIH, ça concerne la sexualité donc forcément, il y a des questions intimes qui arrivent.

Par exemple, je vais piocher au hasard : comment ont réagi vos enfants quand ils ont appris que vous étiez séropositifs ? Yann, je te laisse répondre à cette question.

Yann : Donc moi j’ai donné l’expérience l’expérience de ma grande fille Lolita qui maintenant a 24 ans, quand elle me voyait, vu que je ne me cachais pas pour prendre mes médicaments, un jour, vers 5-6 ans, elle me dit : “mais c’est quoi papa les médicaments que tu prends ?”. Je lui ai dit “c’est pour une maladie que j’ai dans le sang mais tant que je prends ça tout va bien”. Et effectivement, à cet âge-là, elle a eu sa réponse et tout va bien. C’est par la suite que quand sa maman lui a dit que j’étais malade, elle avait 10 ans, j’ai fait une tuberculose et là sa maman lui a expliqué plus dans les détails même si j’étais séparée de sa maman, elle a su le faire avec tact et qualité.

Sandra : Merci, et toi Jean-Marc, tu aurais répondu quoi à cette question ?

Jean-Marc : Moi malgré mon âge avancé de 50 ans j’ai une fille de 8 ans donc forcément le problème ne se pose pas encore. Elle est jeune pour qu’on parle du sujet et d’autre part je ne prends pas de traitement donc…

Sandra : Donc elle ne t’a jamais vu prendre de médicament, donc elle ne t’a jamais posé de question là-dessus encore ?

Jean-Marc : Non, pas encore.

Sandra : Mais tu es prêt ou pas ?

Jean-Marc : Je pense qu’on devrait lui en parler, que ce soit moi ou mon ex-femme, qui elle prend un traitement. On peut un jour tomber malade et je pense que ce serait bien qu’elle sache.

Sandra : Il y avait une question un peu plus crue qui était sur la fellation. “Peut-on attraper une maladie en suçant un pénis”. Oui, ça te fait sourire Jean-Marc mais tu vois, ils n’hésitent pas.

Jean-Marc : Le pénis peut attraper une érection (rires).

Yann : On peut attraper 1000 maladies bien sûr. Il suffit qu’il y ait des MST, tout ça. Après c’est la grande question de savoir si une fellation peut transmettre le VIH ou d’autres maladies. On m’a toujours dit qu’il fallait quand même un cumul de choses à savoir une bouche qui saigne ou infectée, un pénis un peu blessé. Je rappelle que ça marche aussi, parce qu’on prend toujours l’exemple de la fellation, mais ça fonctionne aussi dans le sens contraire, pour un cunnilingus. Parce que là on met encore tout sur le garçon qui serait lui transmetteur de maladie mais on peut attraper aussi d’autres MST en faisant un cunnilingus.

Sandra : S’il y a blessure puisque c’est une maladie qui passe par le sang.

Yann : Les pourcentages et les risques sont très faibles en ce qui concerne le VIH en tout cas.

Sandra : En ce qui concerne le VIH, on ne parle pas des autres MST. D’ailleurs, il y en a un qui a posé une question, quelles sont les modes de transmission à part la voie sexuelle ?

Jean-Marc : Je peux parler en connaissance de cause, la transfusion sanguine. Mais je ne pense pas que ce soit…

Yann : L’échange de seringue, le lait maternel, les rapports non-protégés ça il l’a dit, je n’en vois pas d’autre. Joëlle tu en vois un autre ?

Jean-Marc : De la mère à l’enfant.

Joëlle : 4 moyens de transmission. Par le sang, les relations sexuelles, de la mère à l’enfant et la transfusion sanguine.

Sandra : Ah oui et une question qui m’a surprise, pourquoi les gens pratiquent la sodomie ?

Yann : Ah oui on a eu ça, c’est moi qui suis tombé dessus. Qu’est-ce que j’ai répondu ? J’ai dit parce qu’ils aiment ça (rires).

Sandra : Oui, tu as répondu ça.

Yann : Ensuite on avait une question en rapport avec Dieu, est-ce que ça vous a rapproché de Dieu ? C’est une question qui a été posée à Julienne. Et qui est parti dans un pamphlet, en disant je pense qu’il me protège et tout ça.

Sandra : Elle a parlé de son expérience personnelle.

Yann : Et après je me suis permis de dire revenons dans un contexte laïque et pas de prosélytisme. Mais tout ça est très bien passé. Il y a aucune question idiote de toute façon.

Sandra  : Une autre question, “quand vous baisez avec votre compagne pendant l’acte précisément, ne ressentez-vous pas une certaine crispation ou honte pendant l’acte ?” Eh ouais, les questions bam !

Yann : On ne baise pas monsieur, on fait l’amour ! (rires).

Sandra : Déjà, 1 !

Yann : Deuxièmement, la crispation peut permettre une érection plus longue (rires). Non, non mais il a raison parce qu’il y a cet effet de culpabilité et le danger. Enfin je parle avec Jean-Marc, on parle d’une époque autre où effectivement, le risque d’avoir un rapport sexuel non-protégé était souvent source de contamination. Donc il y avait toujours cette angoisse du préservatif qui va craquer, de choses qu’on n’a plus actuellement vu qu’on est traité, charge virale indétectable depuis 6 mois, donc plus transmissible.

Jean-Marc  : Pour revenir à mon cas personnel, quand j’ai appris ma séropositivité, les 5 années suivantes, je n’ai eu aucune activité sexuelle.

Yann : Parce que psychologiquement…

Jean-Marc  : Déjà je n’ai pas envie de contaminer d’autres personnes et puis dans ma tête je n’avais pas envie de quoi que ce soit.

Yann : Puis tu es concentré parce que tu crois que tu vas mourir donc tu es sûr d’aller mourir, tu vois tout le monde qui meurt. Une drôle de vie.

Jean-Marc : Mais ça va mieux !

Yann : Je confirme ! Il est beau comme tout, je comprends mes demoiselles que vous attendiez qu’il mette son annonce (rires).

Jean-Marc : Je voudrai quand même signaler que c’est sûrement ma dernière émission.

Yann : Ah oui, tu nous quittes pour une belle région.

Sandra : Non, ce ne sera pas sa dernière émission, il sera correspondant.

Yann : On va le traquer ! (rires)

Sandra : Ah oui, oui. On va l’appeler, tu vas participer par téléphone à l’émission. On prendra de tes nouvelles et on va te faire travailler dans ta commune, ne t’en fais pas (rires).

Jean-Marc : Pas de souci.

Sandra : J’en prends une dernière avant la rubrique culturelle. Une question importante selon moi, “si on attrape le sida, et qu’il est dépisté très tôt, peut-on l’éradiquer définitivement”. La réponse, en choeur !

Jean-Marc, Joëlle, Sandra, Yann : Non !

Sandra : On ne guérit pas du sida malheureusement encore aujourd’hui.

Jean-Marc : Restons optimiste, on va dire pas encore.

Sandra : Pas encore. En tout cas, il est quand même bien traité, comme disait Julienne dans son intervention, si la personne est prise en charge tôt, ça lui permet tout simplement de ne pas développer d’autres maladies opportunistes et d’avoir une espérance de vie quasi la même que des personnes séronégatives.

Jean-Marc : En parlant de Julienne, je pense qu’elle s’est un petit mal exprimée en disant que c’était un bonheur…

Sandra : Ce qu’elle voulait dire c’était qu’il vaut mieux qu’on découvre que vous avez le VIH tôt, plutôt qu’on découvre que vous avez le VIH tard, et vous êtes en fauteuil roulant, vous avez des problèmes neurologiques. C’est ce qu’elle voulait dire par ça. Effectivement je pense que vous allez me le dire, il vaut mieux être séronégatif que séropositif, pour plusieurs raisons.

Yann : Oui, et en plus on ne peut que remercier tous ces militants du Comité des familles qui font des témoignages parce que c’est difficile de se retrouver en face d’une classe, même si le fait que nous sommes concernés, donc il y a une écoute et un respect absolu, il faut quand même à chaque fois refaire son cursus, cette mise à nu. Donc bravo Julienne et bravo à tous.

Sandra : Je vais terminer avec quelques réactions des élèves puisqu’à la fin de l’intervention, on leur a fait remplir un questionnaire et il y avait une question dans ce questionnaire qui disait, si vous avez un ami qui vous annonce sa séropositivité, quelle serait votre réaction ? Certains ont écrit “je lui fais des reproches mais ça ne va pas m’empêcher de rester avec lui”. Qu’en pensez-vous ?

Yann : C’est l’ignorance quoi, je lui fais des reproches, alors des reproches par rapport à quoi ? C’est vaste. Des reproches en lui disant “mais comment as-tu pu le chopper, tu sais très bien, on est informé, faut mettre la capote, tu fais le dépistage avant avec ton copain ou ta copine”. Mais une fois que c’est fait, je ne sais pas si le reproche est très utile. C’est surtout la prise d’amour qui compte pour la personne concernée touchée.

Jean-Marc : Pour ma part, je pense que la personne qui a répondu ça, on ne peut savoir quelle sera sa réaction un jour, c’est le moment venu.

Sandra : C’est vrai, elle ne peut qu’imaginer, c’est sûr.

Jean-Marc : Une fois sur le fait accompli, elle va peut-être avoir l’effet complètement inverse et rejeter son ami.

Sandra : Je n’espère pas ! Après que des personnes aient témoigné devant elle, j’espère qu’elle va se souvenir de ça et…

Yann : C’est sûr.

Sandra : Il y a quelqu’un qui a répondu “normalement, mais je méfie”. Bon.

Jean-Marc : C’est déjà plus proche de la réalité.

Yann : Oui mais tu vois, Jean-Marc, ça veut dire je l’accepte mais je méfie, ça veut dire que la prévention n’est pas encore passée quoi.

Jean-Marc : Oui c’est ce que je dis, c’est plus proche de la réalité.

Yann : Il y a encore une peur. Je ne sais plus dans quel lycée on avait été dans le Nord où à la fin du témoignage, il y a un jeune garçon de 16-17 ans qui est venu me voir en me disant, monsieur, si je peux vous serrer la main, je ne savais pas que je pouvais serrer la main d’un séropositif, et du coup bien lui rappeler que tu peux boire dans le même verre d’eau, tu peux aller à la piscine. Parce que là, il en était juste au premier stade de se dire, je vais voir, je vais déjà aller serrer la main d’un séropositif, et je me suis dit on a du boulot !

Sandra : Mais oui, il y a eu des questions comme ça, par la salive est-ce que ça passe ? Quelqu’un qui a dit “rassurer de savoir qu’il y a des traitements et qu’on ne peut pas être contaminant si on se soigne bien”. Ah là ça fait plaisir, le message est passé. Quelqu’un d’autre qui a dit “pas cool, heureusement qu’il y a les traitements”. Ou encore “j’essaye de l’aider à affronter la maladie et je ne le rejette pas”. Une autre qui a dit “je pense bien mais un peu surprise”. Une dernière que je lis “ça m’a beaucoup appris sur le VIH donc je pense que je réagirai différemment, je compatirais et l’aiderais”. En gros, le message est bien passé. Il y a beaucoup de personnes qui ont appris qu’il était possible d’avoir des enfants non contaminés par le VIH même si la maman est séropositive. C’est vraiment utile ces témoignages et donc j’encourage tous les membres du Comité des familles et tous les autres qui nous écoutent à le faire, à parler, parce que c’est la future génération donc faut en parler quoi.

Yann : Et vous aussi, si auditeur, auditrice, vous trouvez cette action formidable parce que vous avez des enfants et que vous avez réussi à leur en parler, vous voyez que ce n’est pas un problème, rapprochez-vous du Comité des familles, nous on manque toujours pendant ces périodes, c’est de toute façon un projet qui va grossir parce qu’il y a pas mal de contacts pris. C’est très riche parce que c’est la meilleure prévention qu’on peut donner à nos gamins quoi.

Transcription : Sandra Jean-Pierre