Découvrez ce qui se passe dans une consultation d’un médecin sexologue !

, par Sandra

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Mohamed, Patrick Papazian, Yann et Christian (en bas)
Découvrez ce qui se passe dans une consultation d’un médecin sexologue !

Sandra : Parlez-moi d’amour, un sexologue raconte… c’est le titre du livre du docteur Patrick Papazian, aux éditions l’Opportun. Livre que je suis en train de lire avec beaucoup de plaisir, rempli d’anecdotes, témoignages et aussi d’info sur ce que c’est la sexologie je dirai. Aujourd’hui, je propose que nous découvrions ton livre Patrick de manière un peu ludique. J’ai sélectionné quelques passages et puis je vais demander à l’équipe radio du jour de répondre à un problème posé et toi Patrick, tu vas me dire comment tu as réagi face à cette situation. Et nous verrons bien si un médecin sexologue sert vraiment à quelque chose ou pas !

Première situation que je vais prendre : “Un patient me rapporte une technique étonnante pour éviter de développer une infection sexuellement transmissible. Il y a 15 jours, craignant d’en avoir contracté une, il se plonge le sexe dans un litre d’eau contenant une capsule de Javel”, alors que pourriez-vous répondre à cette personne ?

Yann : Oh qu’est-ce que ça doit faire mal ! (rires).

Christian : Non mais l’eau de javel… il va se griller le zizi quoi (rires).

Sandra : Patrick, qu’as-tu répondu à ce patient ?

Patrick Papazian : Bah à peu près ce que vous venez de dire (rires). Et je confirme que c’était déjà un peu grillé. Ce qui était touchant chez ce patient, c’est qu’au fond, c’est qu’il avait une telle phobie des maladies sexuellement transmissibles qu’il en venait à faire n’importe quoi. Et ça, c’est quelque chose qu’on rencontre beaucoup. Il y a tellement de peur associée au sexe à cause de ces maladies qu’on pourrait attraper, qu’on fini par faire des conneries, des grosses. Des grosses conneries comme celle-ci.

Sandra : “Docteur, j’ai arrêté la pilule, mais nous sommes très prudents, avec mon copain, je connais mes dates d’ovulation, il fait attention, bref, vous connaissez la méthode je suppose”. Qu’est-ce que vous pourriez répondre à cette personne ? Mohamed, Christian, Yann ?

Christian : Non, pas toujours, c’est très dangereux. C’est vrai que je ne suis pas sexologue mais ce qui est sûr, c’est qu’elle peut prendre une grossesse parce que, si jamais le coup est bien tiré (rires).

Patrick Papazian : Si le coup est bien tiré, j’aime beaucoup (rires).

Sandra : Qu’as-tu répondu à cette patiente ?

Patrick Papazian : Je lui ai répondu que ma mère faisait pareil il y a une quarantaine d’années et que j’étais là. Donc c’est très efficace (rires).

Sandra : Et là, je suis sûre qu’il y a des auditeurs qui se disent : "ah mais il est super ce sexologue, décontracte et tout" ! Où est-ce que tu donnes tes consultations et combien ça coûte ?

Patrick Papazian : Alors déjà, ça ne coûte rien. On va commencer par là.

Sandra : Alors là tout le monde va venir ! (rires).

Patrick Papazian : Venez tous ! (rires). Non, non, ça coûte en tout cas à l’hôpital une consultation. Et c’est à l’hôpital Bichat dans le service des maladies infectieuses puisque moi je fais de la discrimination, je ne vois que des personnes qui vivent avec le VIH ou une hépatite.

Sandra : Bah pourquoi pas une discrimination positive !

Yann : Et je voudrai rajouter aussi que moi ce qui m’a touché dans ton livre, c’est que même si on aborde la partie presque comique, il faut rappeler qu’encore une fois malheureusement la réalité dépasse la fiction, je crois que tu as eu l’intelligence d’amener justement ces petits témoignages qui nous font sourire peut-être autour de la table mais pour amener au fond une grande profondeur qui est que la sexualité, l’amour, il y a énormément de gens qui en souffrent, qui ne sont pas épanouis et c’est ce que je retire de ce livre, c’est que tu arrives très souvent à ne pas médicaliser les personnes par le biais d’une ouverture de paroles qui permettent à certains de s’enlever des tabous, de s’autoriser certaines pratiques et c’est là où je trouve que le plus grand travail, ce travail est remarquable, d’écoute, le soin passe par le dialogue et l’écoute et ça m’a énormément touché. Je lierai tout à l’heure un exemple que tu donnes dans ton livre où on est vraiment justement dans la discussion qui permet au patient de comprendre pourquoi il bloque sur un sujet comme la grosseur, l’envie d’un sexe démesuré.

Sandra : Ca permet de lire ce témoignage, écoutez bien, vous allez me dire ce que vous percevez dans ce court témoignage : “Docteur, je ne vais pas vous mentir, nous avons parfois des rapports sexuels avec mon mari. Il arrive parfois à avoir une érection. J’arrive parfois à avoir du plaisir”

Christian : Sur le plan mental, lorsque vous n’avez pas trop de problème, que vous n’êtes pas stressé, et que vous entamez une relation sexuelle avec une femme prête, sur tous les plans, moi je vous assure, vous aurez une sexualité débordante.

Yann : Moi, je sens une grande souffrance encore une fois de la part de cette femme. Donc forcément une souffrance de la part de son homme qui doit vivre exactement la même situation. Et je ne sais pas Patrick ce que tu as fait mais recevoir le couple dans ce cas-là c’est ce qu’il y a de mieux.

Patrick Papazian : Exactement. L’amour ça se fait à deux. Alors ça peut se faire tout seul, et ça peut se faire à plus que deux. Bon. Dans ce cas précis ça se faisait à deux. Donc bien sûr, j’ai dû proposer de recevoir le couple, je ne me souviens pas précisément mais c’est ce que tu dis, cette souffrance autour de tout ça, qu’en plus cette femme exprimait avec de l’humour. A la fin elle me dit : “vous aurez compris, parfois par parfois par parfois, ça ne fait pas grand-chose, c’est très rare et donc je ne m’éclate pas”. Moi, je suis toujours à la fois très ému et très admiratif des gens qui franchissent ma porte et qui ont le courage, je dis vraiment ce mot-là, de venir se mettre à nu et c’est ce que je leur dis. Bravo parce que moi je ne suis pas sûr que j’aurai ce courage. Ce n’est vraiment pas évident. Face à un type qui est en blouse blanche qui est dans son petit confort d’hôpital. Moi, je suis du côté du médecin et donc ce n’est pas facile. Et c’est ce que je dis aussi, en plus, ils idéalisent la sexualité que vous avez vous en tant que médecin en pensant que vous, vous êtes sexologue, vous êtes la référence. Je les mets tout de suite à l’aise, je leur dis vous savez on fait tous comme on peut, on rame tous, c’est dur pour tout le monde. Donc déjà on va mettre ça comme préambule et on va essayer de réfléchir ensemble. Mais oui, c’est toujours pareil. La souffrance autour de la sexualité exprimée de mille et une façon.

Sandra : Dernière citation avant que tu nous lises ton passage Yann. “C’est un problème d’érection, je vous le garantis. Je suis très stressé en ce moment, beaucoup de pression au travail, je n’ai pas besoin d’un psy, juste une pilule pour m’aider à bander”. Que répondez-vous à ce monsieur ?

Christian : Je connais quelqu’un qui se lève pour aller au boulot à partir de 2h du matin. Il rentre dans les 16h. Je vous assure, il a tout une femme à lui mais il ne peut rien. Parce quand il arrive chez lui, il est fatigué, il veut se coucher. Et la dame, elle est dans un besoin. Quelqu’un comme ça ne peut pas connaitre une érection véritable, une sexualité forte, vous voyez ? Plein de personnes comme ça, peut-être du fait du travail, du stress de la vie, de plein de choses. Le sexologue est là, il pourra davantage élucider dessus.

Sandra : Patrick, comment tu as réagi face à une telle demande ?

Patrick Papazian : Déjà, je suis complètement d’accord avec Christian. C’est que la sexualité tu ne peux pas la déconnecter de ce que tu vis dans ton boulot ou dans ton absence de boulot, dans tes galères, dans tes soucis du quotidien, faut vraiment être bien dans ses baskets pour pouvoir dire que la sexualité aussi elle est épanouie, elle est agréable. Donc là, par rapport à ce patient-là, ce qui est intéressant c’est que lui, il voulait une prescription de Viagra pour être clair. Et moi, j’ai senti, parce que c’est aussi dans mes habitudes, je ne donne pas une prescription comme ça, je lui ai dit écoutez, vous me dites que vous êtes pressé, ça ne va pas le faire, il faut au moins qu’on ait 20-30 minutes devant nous. Il a claqué la porte gentiment, mais en disant moi j’ai pas le temps, au revoir. En gros, j’irai me faire faire une ordonnance ailleurs. Mais ce qui est intéressant avec ce patient c’est qu’il est revenu quelques mois plus tard en ayant pris du temps et donc en pouvant discuter. Et on a mis le doigt sur quelque chose qui était beaucoup plus compliqué qu’un problème d’érection, qui relevait de l’abus sexuelle en gros dans son enfance et ça, c’est vraiment un cas emblématique pour moi. C’est-à-dire que vous pensez avoir fait le bon diagnostic en tant qu’homme, vous dites ça ne marche pas, je veux la petite pilule et je veux que ça marche. Et ça vaut toujours la peine de prendre le temps de faire un peu l’état des lieux pour voir s’il n’y a pas une cause liée à une maladie, à un traitement mais aussi à ce que vous avez vécu dans votre passé ou lié à vos soucis dans d’autres domaines de la vie. C’est tout ça la sexologie.

Mohamed : C’est surtout dû à l’enfance, il y en a qui ont eu une enfance un peu traumatisante et qui ont du mal à s’épanouir dans le sexe et d’autres choses quoi…

Patrick Papazian : Souvent. Moi, je suis effaré par le nombre d’abus sexuels ou d’attouchements sexuels. A chaque fois que je pose la question, je ne dirai pas qu’on me répond oui mais dans la majorité des cas, on me répond oui. Et ça, ça me sidère toujours. De me dire que les gens se trimbalent ces casseroles toute leur vie.

Sandra : Yann, à toi la parole pour nous lire un de tes passages préféré du livre.

Yann : Peut-être pas préféré mais un qui…

Sandra : Qui t’a marqué.

Yann : Qui m’a marqué. Un homme : “Je suis marié, j’ai des rapports à côté avec des hommes mais je suis hétérosexuel à 100%”. Là, on est vraiment dans le déni même de la bisexualité tout simplement quoi.

Patrick Papazian : Alors ça, ce n’est même pas la peine d’être sexologue. Il suffit d’être HSH comme on dit aujourd’hui, autrement dit de faire l’amour avec des hommes, pour exclure personne, parce qu’il y a les gays, les bi et puis ces hommes qui ne se l’avouent pas mais c’est ceux qu’on croise dans les saunas, qui après le travail avant de retrouver maman et les enfants, se tapent des mecs. C’est ceux-là qui sont les plus difficiles à capter en terme de dépistage de maladie. C’est sûrement chez ceux-là qui auraient un effort à faire aussi pour aller identifier ces personnes qui vivent avec le VIH mais qui ne le savent pas. On sait que c’est 20 à 30 000 personnes en France. Mais c’est dur, elles ne s’avouent pas à elles-même ce qu’elles sont.

Yann : C’est ça. On a aussi le cas du jeune homme “J’ai eu des rapports non protégés avec un homme en Chine. Je l’interroge sur les raisons de cette prise de risque. La Chine c’est tellement loin de la France.”

Patrick Papazian : Ah mais ça c’était poétique quand il m’a dit ça. Un grand moment de poésie parce qu’il ne se rendait pas compte de l’absurdité. Il me l’a dit avec une espèce de regard dans le vague, comme ça, parce que ça lui semblait sur le moment être logique. C’est ce qui est intéressant dans les consultations. C’est pour ça que souvent on rit beaucoup avec les patients parce que, que ce soit les patients ou moi d’ailleurs, on dit comme ça une énormité et puis on se rend compte de ce qu’on vient de dire et la complicité est nouée, ça y est.

Sandra : Dernière citation parce qu’il ne reste pas beaucoup de temps.

Yann : Bien sûr. 1m90, carré. Des seins comme des obus. Le visage des frères Bogdanov. Quand Ursula, transexuelle de République Dominicaine fait irruption dans mon cabinet, j’avoue quelques secondes de suprise. Un sacré personnage. Ursula en impose et elle le sait. Elle en joue. Elle s’installe confortablement dans sa chaise, prend son temps, mène la danse. Docteur, je ne suis pas venu pour un problème mais pour plein de problèmes. Et elle les déballe un à un, avec un sourire qui met encore plus en évidence ses pommettes saillantes. Elle n’a pas d’érection ou si peu. Elle n’a pas de plaisir. Elle se trouve vieille, moche, laide. Mais le plus important, c’est son sexe. La taille de son sexe. Pas assez grand m’explique-t-elle. “Pourquoi n’a-t-elle pas un sexe long et épais ?” Et avant que j’ai eu le temps de placer le moindre mot, elle sort son téléphone portable qu’elle brandit sous mes yeux en faisant défiler des photos glanées sur la toile. Des photos de pénis monstrueux. Certains sont sans doute des montages ou des résultats de photoshop. Du moins je l’espère. “Je mérite un sexe comme ça docteur, vous comprenez ? Pourquoi je n’ai pas ça ?” Elle est au bord des larmes. Et je comprends deux choses. Que la consultation risque d’être très longue et que je vais devoir recadrer donc je recadre. Je lui explique les règles. Elle est en consultation, il y a une méthode à appliquer si nous voulons avancer et non, je n’ai pas à regarder les photos qu’elle a sélectionnées. Elle se calme, devient attentive. J’essaye de décortiquer un à un ses différents maux. Et ils se réduisent comme peau de chagrin. Sa dysfonction érectile ? Essayons donc d’avoir une dizaine de rapports sexuels de suite dans un bois. Elle se prostitue. Pas de plaisir ? Je ne vous fais pas un dessin. Ses partenaires sont avant tout ses clients. Ses complexes ? La chirurgie dite esthétique ne l’a pas épargnée. Son corps est une dénonciation des pratiques médicales dans certains pays d’Amérique du Sud. Reste la taille de son sexe. Elle en pleure quand elle en parle. La souffrance est réelle, profonde. Je ne peux la balayer d’un revers de la main. Aussi, nous essayons de comprendre tous les deux. Et quand remonte ce complexe ? “Depuis toujours docteur”. Son sexe est-il si petit qu’elle le dit ? “Mais je n’ai jamais dit qu’il était petit !” Se rengorge-t-elle fièrement. Elle revendique une vingtaine de centimètres en érection. Je suis un peu perdu et l’a fait reformuler. Elle a conscience qu’elle est en quête d’un sexe hors norme. “Mais pourquoi n’y aurais-je pas le droit ?” Me répète-t-elle en boucle. Pour relâcher la pression de la consultation, je lui décris les techniques chirurgicales limitées, chères, avec des conséquences parfois désagréables et qui surtout ne lui permettront jamais d’atteindre son objectif. Elle semble déçue mais me remercie des explications. Personne n’avait pris le temps de lui en parler. Je poursuis en cherchant à comprendre d’où vient ce désir, ce droit qu’elle revendique. “J’y ai droit”. Elle me déballe sa vie, son enfance malmenée, marquée par des abus sexuelles. En parlant, elle ne remarque même pas qu’elle me dit : “il n’avait pas le droit de me faire ça”. Le droit, toujours le droit. Les deux événements sont évidements liés. Les abus de l’enfance et sa volonté de voir ce sexe énorme accroché à elle. Et là, c’est l’instant de grâce. Nous entendons tous deux ce qui se joue. Je le comprends consciemment et je vais vous l’exprimer avec les mots. Et je sais qu’elle commence à émettre un lien entre les deux faits. L’expression de son visage témoigne d’une forme de surprise qui ne ment pas. Enfant, elle percevait ce sexe qui l’agressait comme hors norme. Dans tous les sens du terme. Le seul moyen qu’elle a trouvé pour obtenir réparation, c’est de s’attribuer ce sexe, en devenir LA propriétaire. LA gardienne. Il ne pourra plus JAMAIS lui faire de mal. Au contraire, elle pourra LE retourner contre d’autres hommes. Ursula veut qu’on lui greffe l’arme de son agresseur. Ce pénis qu’elle voyait, ressentait comme énorme quand elle était enfant. Elle y a droit. On est bien dans le domaine du droit et de la réparation du préjudice. Je ne sais pas par quel cheminement psychique elle a choisi les bons mots en français pour expliquer sa douleur et sa volonté d’avancer mais le droit à un sexe énorme était en effet l’expression qui permettait d’établir un lien logique. Elle ressent que nous avons avancer à pas de géant à cette consultation. En ressortant, elle me sert très fort contre sa poitrine généreuse, geste spontané que je ne cherche même pas à éviter. Le cadre que je lui ai imposé nous a permis d’avancer et de trouver une clef. Nous pouvons bien nous offrir quelques secondes d’humanité et de communion. Nous y avons droit.

Voilà, pour moi c’est un des témoignages, pas les plus forts, parce qu’ils sont tous forts. Même ceux qui soi-disant nous font rigoler, je pense qu’il y a derrière d’autres degrés à prendre considération. Mais celui-là explique bien que cette patiente, j’imagine, que tu la revois, qu’il y a un travail à longue haleine, je l’espère en tout cas pour elle. Et je crois que par cette discussion, peut-être il n’y aura pas d’opération, il y aura simplement le fait d’acceptation de ce qu’elle est avec les dégâts que toute cette chirurgie lui a causé. Je ne sais pas où vous en êtes, si tu peux en parler comme ça mais…

Sandra : Je suis désolée, on arrive à la fin de l’émission donc derniers mots pour conclure.

Patrick Papazian : Je vais conclure sur Ursula parce que c’est quelqu’un en effet qui m’a tant appris et tu as très bien lu ce cas. Je crois qu’elle m’a appris tellement de choses sur le fait qu’on pourrait au début de la consultation penser qu’elle délire, que ça n’a aucun sens voilà. Et au fur et à mesure qu’on discute et qu’on chemine on se rend compte que ça à un sens très profond et on arrive à travailler ensemble et oui, je l’ai revue et oui je pense qu’elle a réussi à passer ça même si ce n’est jamais si simple et qu’il y a un lien qui s’est créé avec elle. C’est quelqu’un pour qui, au-delà de l’empathie du soignant avec un soigné, j’ai surtout une énorme tendresse, une énorme affection.

Sandra : Parlez-moi d’amour… un sexologue raconte. Je rappelle, c’est le titre de ton livre Patrick aux éditions l’Opportun. Il est au prix de 14,90 euros.

Mohamed : Et il est à l’hôpital Bichat.

Sandra : Voilà, vous pouvez nous appeler au 01 40 40 90 25.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE