Une application sur le téléphone pour aider à faire du sport

, par Sandra

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Rohans et Christian
Une application sur le téléphone pour aider à faire du sport

Sandra : De retour à l’émission Vivre avec le VIH, vous êtes avec Mohamed, Christian, Yann, Marie-Thérèse et Rohans et justement ce dernier va nous parler de sport. Mais avant, je vais demander à Yann, Christian, Mohamed, Marie-Thérèse, le sport, pour vous, comment ça se passe ? Est-ce que vous en faites ? Chez vous, dehors ?

Yann : Déjà, quand je mange, je ne culpabilise pas.

Sandra : Mais je parlais de sport là (rires).

Yann : Le sport, c’est aussi avoir un bon coup de fourchette. J’espère que Rohans va confirmer (rires)

Sandra : Ah d’accord ! Il faut le poignet ! (rires)

Yann : Le sport c’est un petit peu. Je préfère faire des sports que j’aime, que de la course ou des choses un petit peu intensive. Donc je tape un peu le tennis avec mon fils de 9 ans, ça reste à mon niveau, si vous voulez (rires). On ne rit pas Rohans, s’il te plait (rires). Et puis, de la natation mais uniquement en mer donc comme j’habite Paris, c’est difficile aussi. Et puis, je conseille à tout le monde le sport en chambre. Le sport en chambre se passe de manière classique si vous voulez. Mais après, si vous le faites sur une jambe, on perd énormément plus. Là, je vais avoir besoin de ton avis Rohans.

Sandra : Là, tu déprimes tous les célibataires qui n’ont personne pour faire le sport en chambre.

Yann : Non, je les motive à faire une belle rencontre grâce à notre site ! (rires). Rohans, si on prend des positions un petit peu plus difficile quand on fait l’amour, est-ce qu’on va utiliser plus de muscles ?

Rohans : Ca peut travailler le renforcement musculaire, donc c’est possible (rires).

Yann : Merci de confirmer !

Rohans : L’activité sexuelle est une activité physique. Ca, faut le savoir, tout mouvement qu’on produit est une activité physique.

Yann : C’est pour ça que je suis fatigué ce matin (rires).

Sandra : C’est ça ! (rires).

Marie-Thérèse : Pour moi le sport, comme c’est un mot un peu fort, moi je dirai plutôt une activité physique. Pour moi, c’est marcher, en gymnase c’est faire un peu de zumba, tout ça. Régulièrement, quand je peux, quand je suis un peu libre. Beaucoup de marche.

Sandra : En hiver, comment fais-tu ?

Marie-Thérèse : C’est la marche, et puis en salle…

Yann : Moi, j’avais une question, est-ce que 45 minutes de marche active, 3 fois par semaine peut remplacer un sport ? C’est ce que m’a dit un médecin.

Rohans : D’après les recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), on préconise 150 minutes dans la semaine. Ca peut être 5 fois par jour, faire une activité modérée. Une activité modérée ce serait être capable de faire une activité, être légèrement essoufflé ou trois fois par semaine, une activité soutenue, c’est que là, on est vraiment, on tape fort. Après, c’est à vous de répartir votre activité physique dans la journée, dans la semaine. Ca peut être 45 minutes, ça peut être plus.

Yann : Mais est-ce qu’une marche active, c’est-à-dire, assez rapide ?

Rohans : Une marche rapide est considérée comme une activité physique. Pendant 45 minutes, pourquoi pas. Après, c’est à vous de voir la durée…

Mohamed : Selon l’OMS justement, c’est plus recommandé de faire 700 pas par jour, au minimum.

Rohans : 700 pas ?

Mohamed : Oui, c’est Michel Cymes qui avait sorti ça pour faire une…

Sandra : En quelle année, en 1800 ou… ? (rires). Non, pardon, je t’embête.

Mohamed : Non, il y a 2 ans, il a dit il faut faire 700 pas par jour minimum, pour la stimulation sanguine.

Rohans : L’OMS préconise 10 000 pas par jour. Faut savoir que 10 000 pas, c’est compliqué. Pour moi, ça n’a pas vraiment de valeur. Ca ne parle pas. 10 000 pas en marchant doucement ? En courant ? C’est différent. Moi, je pense qu’il ne faut pas regarder systématiquement le nombre de pas. Ca n’a pas d’intérêt, mise à part à vous motiver si vous avez du mal à vous y mettre à l’activité physique ou au moins d’accentuer très fort chaque jour.

Sandra : Alors Mohamed, toi le sport, c’est comment ?

Mohamed : Moi pas du tout. Un peu de marche, c’est tout. Je n’arrive pas à faire de l’activité physique.

Yann : Je peux t’inviter à mon déménagement le 28 avril (rires).

Mohamed : En plus, si c’est pour porter, encore moins (rires).

Yann : Je passe le mot, je déménage le 28 avril, j’en profite.

Sandra : Je serais venu t’aider mais malheureusement je serais un peu loin. Donc, tu n’as jamais fait de sport Mohamed ?

Mohamed : Si, avant. Mais là, ça fait quelques années…

Sandra : Je suis sûre que Rohans a des idées de sport pour toi. J’en suis sûre.

Mohamed : Oui, une application, c’est déjà ça.

Sandra : Oui, faut télécharger l’application mais après il faut faire ! Ce n’est pas juste mettre sur le portable (rires).

Yann : Je muscle mes doigts. (rires)

Sandra : Alors Christian, le sport, c’est comment ?

Christian : C’est tranquille. Depuis 14 ans quand même, je pratique le sport de combat. Je suis taekwondo, je demeure taekwondo. Je pratique le taekwondo et la natation que j’aime beaucoup. Le sport se fait dans tout, même quand on mange, on fait du sport. Manger, ce n’est pas aussi facile, tu fais bouger tes mâchoires...

Sandra : Oh, mais arrête tes bêtises ! (rires)

Christian : Yann a parlé tout à l’heure, lorsque tu es sur une femme, c’est un sport assez bien défini quand même… (rires)

Yann : Moi, sur une femme, ça commence à être compliqué quand même (rires).

Sandra : Les auditeurs ne comprennent pas mais oui, Yann a un petit peu de ventre, donc oui, peut-être que pour la femme, ça peut être un peu épuisant, je ne sais pas, tout dépend de la femme.

Yann : Vous voyez, c’est une franche rigolade, mais en vérité, on est très concerné.

Christian : Mais c’est bien de faire du sport, il faut le dire. A un moment donné, si tu ne fais pas de sport, il y a des maladies qui apparaissent. Moi, j’ai 42 ans, mais quand on me voit on me donne…

Yann : 40 ans (rires).

Sandra : Non, non, 42 ans (rires).

Christian : 30 ans et compagnie. Il y a toujours une confusion.

Sandra : C’est parce que t’es noir, c’est tout (rires).

Marie-Thérèse : L’activité physique est devenu maintenant une prescription médicale.

Rohans : Oui, complètement.

Yann : Pour les séropositifs, c’est l’arrêt de tabac, le sport qui est recommandé.

Mohamed : Pour les seniors, c’est recommandé de faire 20 minutes au moins d’activité physique.

Rohans : Et par exemple, il y a quelques jours, à l’université Paris 13, dont je suis étudiant, Tony Estanguet et Martin Fourcade qui étaient venus à l’université, qui étaient là pour présenter un peu les J.O de Paris 2024. Ils avançaient un peu le fait de pratiquer une activité physique, faire du sport et en même temps, si on voulait participer à l’organisation des J.O parce que, vraiment là on était parmi les premiers à avoir cette annonce-là, si on veut vraiment être dans la démarche des Jeux Olympiques.

Sandra : Mais il faut faire attention à ne pas faire trop de sport non plus. Par exemple, ceux qui font les J.O, celui qui fait du judo, Teddy Riner, il est plus jeune que moi je crois, il a la vingtaine et il a déjà de l’arthrose, à cause de tous les mouvements qu’il fait. L’excès de sport, ça peut être chaud aussi.

Rohans : Surtout aussi la répétition du mouvement peut être problématique.

Yann : Et puis de la haute compétition quoi.

Christian : Par rapport à l’arthrose, il faut dire qu’en fait, je suis dans un club où j’ai quand même un très grand maître. Il nous fait comprendre que par rapport à l’arthrose, quand tu fais un mouvement, il faut le faire à fond. Il ne faut pas faire les mouvements à moitié. Parce que, si par exemple, tu places un coup de poing, il ne faut pas donner un coup de poing à moitié. Il faut laisser le muscle se détendre. Si tu ne fais pas ça, tu peux avoir des muscles qui se bloquent et après, ça peut te donner un certain nombre de maux. L’arthrose, il est très jeune Teddy, il ne devrait pas avoir. Il faut attendre 60 ans normalement.

Sandra : Alors Rohans, qu’est-ce que c’est cette application dont tu veux nous parler ? C’est Ilaria qui m’a dit de t’inviter à l’émission pour en parler. Ilaria Ben amor qui fait de l’ETP au Comité des familles, éducation thérapeutique du patient, et donc, dans le cadre de l’ETP, elle t’a invité à venir au Comité des familles pour que tu puisses proposer cette application aux membres du Comité des familles. Aujourd’hui, tu vas nous la présenter à l’émission Vivre avec le VIH. Vas-y.

Rohans : Juste pour remettre dans le contexte, c’est par rapport à mon mémoire de stage, mémoire de master. J’essayais de rechercher une application compatible sur Iphone et Androïd. J’ai trouvé une application qui devait répondre à mes critères que j’espérais utiles pour les différentes personnes qui voudraient se mettre à l’activité physique. J’ai trouvé une application qui s’appelle Pacer. C’est un traqueur d’activité. Tout simplement, un podomètre, pour ceux qui ne comprendraient pas. C’est vraiment les termes scientifiques pour l’activité physique. Cette application montre le nombre de pas dans la semaine, le mois, 6 derniers mois ou toute l’année, le nombre de calories, distances parcourues et le temps effectué. On peut aussi régler les paramètres au niveau du poids. En revanche, les paramètres au niveau du poids, il faudra les régler au jour le jour. Il ne va pas calculer votre poids tout seul. Mais en revanche au niveau des pas, c’est à vous de régler un peu les paramètres de sensibilité. Il suffit juste de mettre le téléphone dans sa poche, dans son pantalon de préférence…

Sandra : Ce n’est pas recommandé de mettre le téléphone portable dans sa poche à cause des ondes.

Rohans : Mettre le portable près de son coeur, ce n’est pas recommandé.

Sandra : Non mais, parait-il que surtout pour les hommes, j’ai entendu qu’il y a un risque pour le cancer des testicules.

Rohans : C’est vrai. Après, étant donné que c’est le mouvement des jambes qui va mieux le reconnaître, mais, on peut le mettre dans sa poche de manteau.

Yann : Si je comprends bien, je prends mon application, je rentre mon poids, je rentre mon âge. Je donne le maximum de renseignements et lui après, il va me conseiller sur…

Rohans : L’application est gratuite, pour rappel…

Yann : Elle est gratuite quand on a la possibilité de s’acheter un téléphone à 300 balles.

Sandra : Non, pas 300 balles. Le mien n’est pas à 300 balles mais il est quand même Androïd.

Rohans : L’application va juste vous demander les informations de bases, l’âge, la taille, le poids. Vous n’êtes pas obligé de tout renseigner. En tout cas, pour la taille, il va un peu calculer approximativement, la distance de vos pas. Après, c’est à vous de régler la sensibilité du téléphone. A partir de là, vous marchez…

Sandra : Et ça sert à quoi, ça vous donne quoi après ?

Rohans : Alors, pour moi je dis que ça sert un peu à gérer son effort par rapport à la distance effectuée. On a un tableau qui va présenter un peu tout ce qu’on a fait pendant toute la semaine et on voit un peu combien de distance on a parcouru, de pas effectués. Pour ceux qui s’intéressent vraiment à ces genres d’application, je trouve ça vraiment utile pour au moins se motiver.

Sandra : Faut-il internet ?

Rohans : Non.

Yann : Est-ce qu’il nous dit par exemple, vous avez marché tant, vous auriez peut-être dû marcher tant ?

Rohans : Non. On peut régler des objectifs. L’application a déjà les objectifs de l’OMS, 10 000 pas, mais on peut mettre moins. C’est comme on veut, comme on le souhaite. Il va vous notifier, vous êtes arrivés à tant de pas, vous avez atteint votre objectif. Il y a des applications qui vont vous proposer, si vous avez fait tant de pas en une semaine, vous avez un trophée. C’est juste des récompenses, c’est pour faire plaisir. Après, si on veut pousser un peu plus loin, dans cette application, ils vous proposent des programmes. Par exemple, si vous commencez à débuter dans l’activité physique des programmes en fractionné. Ca veut dire que vous allez courir supposons 5 minutes, après une minute de pause, 5 minutes, etc. Mais si on voulait pousser un petit peu plus loin, faut aller dans les versions payantes. Sinon, si vous avez la chance d’avoir le GPS sur votre téléphone, il peut vous montrer le parcours que vous pouvez effectuer si vous activez le GPS.

Christian : C’est très intéressant. Est-ce qu’on ne dirait pas que vous avez plagié ? Moi j’ai un téléphone avec une montre Mychronoz, qui te montre le nombre de pas, la distance, les calories, les activités, le sommeil, il va même un peu plus loin au niveau de manger, les restaurants, plein de choses.

Rohans : Les activités de traqueurs d’activités sont à peu près toutes les mêmes. D’autres vont rajouter des fonctionnalités pour partager avec la famille, faire des compétitions, mettre en ligne les résultats. Au final, elles sont toutes à peu près similaires en fonction de ce que vous choisissez. Parler de plagiat, c’est…

Sandra : Mais l’application, ce n’est pas toi qui l’a faite.

Rohans : Ah non, ce n’est pas moi. J’ai recherché parmi toutes les applications. J’ai essayé de faire un tri pour proposer aux personnes que j’ai invité dans mon étude. Parmi toutes les applications que j’ai trouvées qui réunissaient les conditions, surtout d’Iphone et Androïd, je suis tombé sur cette application-là. Et surtout, j’essaye de faire en sorte de trouver une application qui soit ergonomique, qui soit facile d’accessibilité, simple et qui ne prenne pas trop de place dans le téléphone.

Mohamed : Au niveau de l’application, avec les traqueurs d’activité, ils captent tout avec un moindre bracelet, une montre, tu peux savoir ta masse, le poids, le gras, les toxines. Enfin tout quoi. Donc l’essentiel, c’est de marcher tous les jours. Celui qui peut faire une activité un peu plus physique tant mieux, c’est toujours bénéfique. L’essentiel, c’est de marcher.

Rohans : C’est très subjectif parce qu’en fait, en fonction de ce que l’on fait, il faut que, peut-être qu’une personne qui fait 3000 pas va se sentir bien en fait. Que quelqu’un qui fait 7000 pas, il va dire finalement ce n’est pas…

Yann : Est-ce qu’on sait à peu près 10 000 pas combien ça fait de kilomètres ?

Rohans : 10 000 pas, en kilomètre, je ne pourrai pas le dire. Je sais en nombre d’heures, j’ai déjà essayé de le faire. 1h30, environ. Je pense que c’était 5 - 6 km.

Yann : Parce que le parisien marche beaucoup mine de rien.

Sandra : Ca dépend desquels, franchement.

Yann : On piétine plus qu’on marche peut-être.

Rohans : La sédentarité est parmi l’une des premières causes de mortalité dans le monde. Le parisien peut marcher mais avec tous les transports, je pense qu’au final ça réduit un peu. On recommande toujours, par exemple, si vous prenez le bus, descendre une station avant. S’il y a les ascenseurs, prendre les escaliers. Pour les escalators, je sais que dans certaines stations, il y a des escaliers qui font de la musique, ce sont des touches de piano en fait.

Sandra : Ah ouais ? Quelle station ? Je veux y aller ! (rires)

Rohans : Je ne sais pas, il faut regarder sur Internet.

Mohamed : Dans le paysage urbain, maintenant il faut des innovations, de la musique, de la lumière pour rendre le cadre plus chaleureux.

Rohans : Justement, ils avaient constaté que les gens prenaient plus cette escalier piano. Il y a un côté ludique qu’il faut avoir pour inciter la personne à faire une activité physique. On est toujours pressé par le temps, courir à gauche, à droite, on a des problèmes.

Sandra : Quand il fait beau, c’est un peu plus facile. Là, franchement, il fait du soleil, ça donne envie de faire vélo, de marcher, de courir, ça peut donner une motivation. Mais quand il fait froid, on n’a pas envie de sortir. Quand on rentre du boulot, on ne veut surtout pas ressortir, on veut rester au chaud, sous sa couette. Qu’est-ce que tu pourrais conseiller comme activité sportive ?

Rohans : On peut trouver des activités en salle si on a l’occasion.

Sandra : Et les moyens.

Rohans : Oui, les moyens surtout. On est toujours tributaire de la météo. C’est des choix. Il y a des gens qui aiment courir sous la pluie, qui court par tous les temps, sur tous les terrains.

Sandra : Et pour les personnes normales ? (rires)

Rohans : A la maison, peut-être des exercices de renforcement musculaire, des personnes qui aiment bien faire des exercices d’étirement, du yoga.

Mohamed : C’est pour des gens qui ont un peu d’espace. Pour des gens sédentarisés comme à Paris ou la région parisienne. Moi je dirai que ça manque d’espace pour vraiment faire des activités. Ne serait-ce que le long du canal ou dans des parcs, il y a quelques années, ça allait, on pouvait marcher. Maintenant c’est des vélos, des skateboards, il y a des marcheurs, des coureurs…

Yann : Je crois qu’on se trouve toutes les excuses possibles pour ne pas faire de sport.

Mohamed : Non mais, celui qui est dans un environnement où à côté de lui il y a une clairière, un parc, il y a quelque chose, un environnement agréable, je pense qu’il est plus tenté, ne serait-ce que marcher. Mais ici, à Paris, tu entends tut tut tut, t’as pas envie d’aller plus loin.

Yann : Oui mais il y a des parcs partout quand même.

Mohamed : Oui mais même les coureurs se marchent dessus.

Rohans : Faut regarder devant soi (rires).

Christian : Vous n’avez pas besoin d’un très gros espace pour faire du sport. Sur le lit, tu peux faire quelques étirements. Ceux qui sont en prison, ils font ça sur place. On n’a pas besoin d’un vaste espace. Vous vous adaptez à l’espace que vous avez. Vous allez faire des petits étirements, des exercices, 2h, 3h, vous allez comprendre que vous avez travaillé.

Yann : On n’a surtout pas parlé de la dopamine !

Sandra : C’est quoi ?

Yann : C’est une substance qui se créé justement pendant qu’on fait du sport. C’est une substance de bien-être.

Sandra : Ah j’allais en parler, faire du sport ça fait du bien au moral.

Yann : C’est un peu comme une drogue, on en parle avec certains sportifs, ils ont besoin d’aller courir, parce qu’après ils se sentent bien.

Sandra : Donc, même quand on est dans la galère, je sais que beaucoup d’auditeurs qui nous écoutent n’ont pas encore de “chez-soi”, sont dans des démarches de titre de séjour, ne savent pas où dormir. Faire du sport, vous n’y pensez pas du tout, mais ça peut vous apporter du bien-être.

Yann : Je pense tout de suite à remercier un membre du Comité des familles qui propose aux membres de se retrouver un samedi par mois, rappelez le Comité des familles pour connaitre les dates. Il s’adapte en fonction du public qui vient pour aller courir, faire des étirements au parc des buttes de Chaumont.

Christian : Et Sandra, par rapport à ce que tu étais en train de dire, ceux qui n’ont pas de possibilité, de moyens et compagnies, moi, je dis merci au Comité des familles, effectivement. Voyez-vous, de temps en temps, il y a des jours où on peut faire du sport à tel endroit. Moi, j’ai découvert la natation comme ça. Tu vas en salle de sport, tu peux faire de la musculation, le yoga. Ca fait du bien quand même.

Sandra : On va terminer sur ce sujet avant de passer à la rubrique culturelle. Je vais laisser le mot de la fin à Rohans, peut-être qu’il avait d’autres informations à nous donner ?

Rohans : Pas spécialement mais il faut voir que les pouvoirs publics font un peu l’effort de mettre en place des structures. Par exemple, les vélib, c’est une incitation à faire du sport.

Sandra : Mais il faut payer, ça me saoule (rires).

Rohans : Oui, et surtout quand on voit l’état des vélos. Bon. Mais ils mettent en place des pistes cyclables, des endroits pour courir. C’est un début. Il faut avoir un meilleur encadrement pour inciter les gens à pratiquer ne serait-ce qu’un petit peu une activité physique.

Yann : Donc ça s’appelle Pacer.

Rohans : Oui. Donc c’est une des applications disponibles sur les deux types de téléphone. C’est au bon vouloir de chacun.

Sandra : Vos réactions sur le site comitedesfamilles.net et vous pouvez nous appeler au 01 40 40 90 25.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE