Elle et Lui s’aiment sans préservatif : « Entre eux deux », le spectacle qui brise nos préjugés sur le VIH/Sida

, par Sandra

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Elle et Lui s’aiment sans préservatif : « Entre eux deux », le spectacle qui brise nos préjugés sur le VIH/Sida

Sandra : De retour à l’émission de radio Vivre avec le VIH. Nous sommes avec Alexandre, Valérie, Mohamed et moi-même. Et là, je vais vous lire le synopsis du spectacle “Entre eux deux. Alexandre et Mohamed vous allez me dire, d’après vous, de quoi va parler. Parce que moi, j’avais une idée et Valérie m’a dit, mais non, ce n’est pas ça (rires).

Valérie Dontenwille : C’était un peu plus nuancé ! (rires).

Sandra : Oui (rires). Voici le synopsis

« Elle » et « Lui » sont des célibataires trentenaires.

Premiers baisers,
premières caresses,
premiers rires,
premières relations sexuelles,
et premiers mots d’amour…
Ils décident alors de s’aimer... sans préservatif.

Un choix qui va bouleverser leur vie.

Écrit à partir de témoignages de personnes affectées ou infectées par le VIH, Entre Eux Deux questionne sur les préjugés existant face à la maladie. Divers thèmes sont abordés : les effets secondaires des médicaments, le regard de la société (travail, famille et amis), les difficultés pour se projeter dans le futur…

Ce spectacle mèle danse, musique en direct, et vidéo pour briser le silence avec poésie et humour !

Et ça se passe jeudi 21 janvier et vendredi 22 janvier, au forum des halles, niveau -3, 6-8 placé carré, dans le 1er arrondissement. Les tarifs c’est de 12 à 14 euros et pour réserver c’est le 01 40 28 18 48.

Alors Alexandre et Mohamed, d’après vous, de quoi parle le spectacle ? Plusieurs réponses possibles.

Mohamed  : Je pense que ça doit être des jeunes qui démarrent dans une vie d’amour et puis ils apprennent qu’ils sont séropositifs et ça les freine dans leur élan et dans leurs projets.

Sandra : Hum hum. Alexandre ?

Alexandre : Bah… je ne sais pas, comme t’a dit le synopsis, je…

Sandra : D’après toi, ça parle de quoi ? Mouille-toi un peu !

Alexandre : Ce que tu as dit.

Sandra : Ce que j’ai dit ! (rires). Mohamed a dit que ça parle d’un couple de jeunes, et ils apprennent leur séropositivité. Toi, tu penses que ça parle de quoi ?

Alexandre : Ca dépend de la mise en scène justement.

Sandra : Tu ne te mouilles pas ! (rires). Moi, je pense que ça parle d’un couple sérodifférent.

Alexandre : Mais non, ce n’est pas forcément un seul couple.

Sandra : Eh bah voilà ! Tu donnes ton avis !

Mohamed : Un jeune couple de la trentaine

Sandra : Bon, Valérie, aidez-nous ! De quoi parle votre spectacle ?

Valérie Dontenwille : C’est à peu près ça, c’est une histoire d’amour. En fait, ce qui est complexe avec ce spectacle avant tout, c’est que moi, je voulais parler des préjugés. Comment on vit avec le VIH en France maintenant, tout en faisant de la prévention. C’est-à-dire pouvoir dire qu’on peut vivre avec et qu’on est bien, qu’on peut être heureux, qu’on peut être amoureux sans pour autant dire aux jeunes tout va bien, vas-y c’est pas grave si tu l’as. Donc en fait, j’ai créé un spectacle qui a beaucoup de secrets, on va dire, et donc l’histoire se passe un peu comme dans un rêve. Il manque des réponses. C’est pour ça que ce n’est pas forcément, on ne sait pas qui a le VIH, on ne sait pas. C’est un couple et son histoire. C’est notamment parce que c’est écrit à partir de plein de témoignages qui ont été recueillis au Burkina Faso et à Paris. Et donc voilà, c’est pour que tout le monde puisse être représentée dedans.

Sandra : Au Burkina Faso ! Pourquoi ?

Valérie Dontenwille : Parce que je suis partie là-bas et je voulais travailler dans une ONG (Organisation non gouvernementale) qui s’appelle Rêve plus, et voilà, je suis restée 6 mois et j’ai travaillé avec eux.

Sandra : D’accord. C’est comme ça que vous avez construit votre spectacle pour que les acteurs… les acteurs ont repris des histoires de personnes ?

Valérie Dontenwille : Alors en fait, après avoir recueilli tous ces témoignages pendant 8 ans. J’ai mis beaucoup de temps, c’est un sujet très complexe, donc après 8 ans je me suis sentie de l’écrire et donc, j’ai mélangé tous ces témoignages dans un texte, et après autour on a créé des scènes pour que tout le monde puisse s’y reconnaître. Il y a à la fois ces témoignage et à la fois des moments de vies de n’importe quel couple pour que tout le monde puisse s’identifier. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas le VIH qu’on ne peut pas comprendre le spectacle et voilà. C’est pour tout le monde. Il y a tout ce mélange.

Sandra : D’accord. Une question comme ça, pour connaitre votre expérience dans le domaine du VIH. La première fois que vous avez entendu parler du VIH, c’était quand, où et par qui ?

Valérie Dontenwille : Moi en fait, j’ai l’impression que ça a toujours été là. J’ai grandi avec ces images, notamment de prévention. Ce serait plutôt par une image extérieure, par ce que je voyais à la télé ou par toutes ces affiches dans la rue, dans le métro et après les reportages, voilà.

Sandra : Et si un de vos proches vous annonce sa séropositivité, quelle serait votre réaction, vos premiers mots pour cette personne ?

Valérie Dontenwille : « Je t’aime ». Juste ça. Et après la personne me dirait ce qu’elle veut mais voilà, “Je t’aime et je suis là”.

Sandra : Très belle réponse. Je vous propose d’écouter des jeunes de 16-17 ans, que j’avais rencontrés lors du projet Madeleine. Le projet Madeleine c’est le fait de témoigner de sa vie avec le VIH devant des collégiens et lycéens. Et donc la semaine dernière, nous avons écouté le témoignage de Manu. Il a expliqué que le VIH avait quand même cassé son rêve d’enfant, il voulait être militaire et donc du coup, comme il est séropositif, il a été mis à l’écart. Maintenant il fait autre chose, il est surveillant pénitencier. C’est une autre vie. Mais il est quand même heureux, il a fait du VIH une force. Après avoir écouté ce témoignage, j’ai posé quelques questions aux élèves. Je vous propose d’écouter ça et après j’aurai une question pour toi Valérie.

Début de l’enregistrement.

Samia : J’ai 17 ans, je suis à Monod.

Anne : J’ai 19 ans bientôt et je suis à Monod aussi.

Camille : J’ai 17 ans et je suis à Monod.

Sandra : Sincèrement, quand vous vous êtes inscrites pour participer à cette session de témoignages, c’était pour quelles raisons ?

Samia : Bah je voulais me renseigner (rires)

Camille : Tu mens ! Moi, c’était pour ne pas aller en mathématiques.

Sandra : Voilà, soyons sincères ! (rires).

Anne : Moi, j’avais un contrôle de maths et je voulais sécher.

Samia : Honnêtement, c’est vraiment pour ne pas aller en cours de maths.

Camille : Mais on s’est fait piégées parce que c’est vendredi quand même.

Sandra : Avant d’avoir entendu les témoignages de Yann et Emmanuel, qu’est-ce que vous connaissiez du VIH ? Quelle image vous aviez du VIH et du Sida ?

Samia : Une image négative. On savait que c’était une maladie, que ça pouvait nuire à notre santé, à notre futur, à nos relations qu’on peut avoir avec les personnes, avec nos amoureux… du coup, j’avais une vision négative.

Anne : Moi aussi, ce que je savais du VIH, de par les discussions que j’ai eues avec mes parents, mes amis ou bien les intervenants qui sont venus au lycée, même au collège.

Camille : Moi, c’était que c’était une maladie qui faisait peur et c’est tout.

Sandra : Aujourd’hui, qu’avez-vous appris ? Quelle information vous a marquée ?

Samia : L’intervention de Yann je crois, il a perdu quand même son emploi, sa femme lui a menti, moi, ça m’a choquée.

Sandra : Ca, c’était Emmanuel.

Samia : Emmanuel, enfin voilà. Et Yann aussi, pour la drogue, je trouve que c’est courageux de sa part d’avoir quitté ses amis, ses proches pour partir d’un point zéro en fait. Refaire sa vie à 16 ans, c’est quand même quelque chose de grand. Je trouve ça bien.

Anne : Je trouvais que… en fait, le VIH c’était un peu lointain pour moi. Et le fait de rencontrer des personnes qui sont vraiment séropositives, j’ai trouvé que c’était une expérience assez intéressante. Ca devient concret tout de suite.

Camille : Moi on m’en parlait, vu que ça ne me touchait pas, j’ai connu aucune personne avec ça, je me disais que… enfin, je ne sais pas comment expliquer ça mais le fait de voir quelqu’un avec le VIH et qui arrive à vivre normalement, je me dis que le Sida il n’est pas écrit sur la tête de tout le monde et qu’on n’est pas sûr de savoir qui est qui en fait.

Anne : Moi je pensais aussi que les séropositifs étaient considérés comme des parias. Et en fait, à travers les témoignages des monsieurs, je me suis rendu compte que pas du tout parce qu’ils avaient réussi à avoir des relations amoureuses, des amis, etc. J’ai changé de point de vue là-dessus.

Sandra : Connaissez-vous les modes de transmission du VIH ?

Samia : On en a parlé, c’est par le sang, en gros, c’est tout.

Anne : Relations sexuelles.

Camille : Le sexe c’est mal ! (rires).

Sandra : Quoi d’autres comme mode de transmission ?

Anne : Ah ! Les piqûres !

Samia : Enfin, les voies veineuses quoi.

Camille : En gros, c’est une maladie du sang donc c’est que le sang. Et le sexe.

Anne : On a compris ! (rires)

Sandra : Elle n’aime pas mais… elle en parle hein (rires). Il y a aussi de la mère à l’enfant, à l’accouchement ou pendant l’allaitement. Donc oui, les échanges de seringues, transfusion sanguine et puis les rapports sexuels. Avez-vous des frères et soeurs ?

Samia : Deux grands frères et une petite soeur.

Anne : Une grande soeur, deux petits frères et un grand demi-frère.

Camille : Deux petites soeurs et un petit frère.

Sandra : D’accord, si jamais, l’un de vos frères ou soeurs, vient vous voir et vous dit, j’ai quelque chose à te dire, j’ai attrapé le VIH. Quels seraient vos premiers mots ?

Samia : Bah déjà, je vais le soutenir, je vais lui dire qu’il faut qu’il ne prenne pas ça à la légère, qu’il aille se traiter, qu’il prenne des traitements pour éviter que ça s’aggrave dans le temps et que ça vienne à détruire sa vie future, comme on l’a vu avec les témoignages. Ca peut détruire une vie.

Anne : Moi je crois que, en fait je ne dirai rien. Sauf, “Ah bon !? T’es sûre ?! T’es vraiment sûre ?”. Ca va tellement me choquer, je pense que je ne pourrais rien dire et p’tre après par la suite, revenir la voir ou le voir pour dire deux mots d’encouragement mais je ne sais si ce sera très sincère quoi. On a vraiment des valeurs chez nous, on attend avant le mariage euuh après le mariage pour coucher (rires). Et du coup, ce serait un peu bizarre qu’il vienne nous dire ça.

Camille : Déjà, vu que mes soeurs c’est des menteuses, au début je vais dire non, tu mens. Après, je pense que… je pense que je vais l’insulter (rires). Non mais si ! Je vais d’abord savoir comment elle a eu ça, après je vais l’insulter, après je vais pleurer, après je ne sais pas. Je vais la regarder p’tre différemment ou je ne sais pas.

Sandra : Bon, moi j’ai un conseil en tout cas si jamais ça arrive, ce que je ne souhaite pas, mais c’est déjà de réconforter, de prendre la personne dans vos bras et de dire “Et alors ?”. Ca ne change rien et la vie continue parce que...

Camille : Si ça change parce qu’elle est toute petite donc…

Anne : Non mais c’est quand elles vont grandir…

Sandra : Non mais, lui dire que tu l’aimes toujours quoi. En fait, quand on apprend qu’on a le VIH, on peut déjà se rejeter soi-même et puis se dire, tout le monde va me rejeter. Le fait d’avoir quelqu’un qui te prend dans tes bras, qui ose te toucher quoi ! Déjà, ça fait du bien. Il n’y a pas besoin forcément de parler mais juste de dire que tu es là. Il faut essayer de ne pas avoir ce regard de jugement parce qu’on prend tous des risques dans la vie. Même si ce n’est pas au niveau sexuel. Quand tu fais une attraction, tu prends le risque de mourir parce que l’attraction peut tomber. Là, c’est pareil. Le VIH parfois, on fait confiance et voilà. Dernière question, si jamais votre petit copain, vous sortez avec lui, et puis il vous annonce qu’il est séropositif. Est-ce que vous continuez la relation ou est-ce que vous l’arrêtez ?

Samia : Ca dépend de comment il est, de comment déjà lui il le prend, s’il compte se soigner ou se laisser entraîner dans cette maladie ou si même j’ai confiance en lui ou si c’est vraiment une relation sérieuse. Ca dépend de beaucoup de choses. Ca dépendrait de la situation présente.

Anne : Ca dépend aussi de comment je l’aime. Si je l’aime vite fait, voilà quoi, ça ne va pas faire long feu ! (rires). Mais si vraiment je me vois faire ma vie avec lui et avoir des enfants, etc. bah j’essayerai d’être compréhensive et je resterai avec lui je pense. Mais si je ne l’aime pas trop, voilà quoi.

Camille : Moi, j’ai une question dans la question. Est-ce que c’est genre une fois que lui et moi on l’a fait, il me le dit ou c’est avant tout ça ? Parce que, si on l’a fait et qu’il me le dit, c’est différent aussi. Je ne vais pas avoir la même réaction.

Sandra : Donc, s’il le dit avant ?

Camille : Ah s’il le dit avant, si je suis vraiment amoureuse, et qu’il me le dit avant, déjà parce qu’il a été honnête avec moi et parce que je l’aime, je vais l’aider. Mais après, s’il me le dit après, et que je ne l’aime pas trop…

Sandra : Tu vas te sentir trahie ?

Camille : Ouais, je vais l’insulter (rires).

Anne : Tu aimes beaucoup insulter les gens ! (rires).

Sandra : Ok, je vous remercie. Auriez-vous un mot pour Yann et Emmanuel ?

Samia : C’est vraiment, ils sont courageux, c’est vraiment des exemples. Il faut prendre exemple sur eux si on vit ça. Bravo vraiment à eux.

Camille : Moi, ça m’a appris qu’il faut me protéger, qu’il ne faut pas faire la folle (rires).

Samia : Non mais c’est pas ton message à toi, c’est un message pour eux ! (rires)

Camille : Bon, en tout cas ils sont très forts et honnêtement, c’est un truc de ouf de venir parler dans un lycée et de parler sa vie comme ça.

Samia : Puis ouvertement, sans tabou, sans rien…

Camille : Ils expliquent les détails qu’il ne faut pas expliquer…

Sandra : C’est quoi qu’il ne faut pas expliquer ?

Camille : Non mais qu’il faut expliquer mais…

Anne : Le gars il était là, il parlait de pénétration, de sucer la queue…

Samia : Mais on va pas se cacher, on parle comme ça aujourd’hui. Ils prennent juste notre langage pour s’adapter à nous je pense. Ils sont courageux.

Anne : Moi, je voulais les remercier parce que ça ne doit pas être facile de parler de ça ouvertement. Je trouve que c’est bien de partager ça à la jeunesse parce qu’eux, ils ont fait des erreurs certes et ils en payent le prix et je trouve que c’est bien, c’est encourageant de partager ça avec d’autres pour que ça s’arrête en fait.

Camille : Je trouve qu’il y en a qui paye le prix mais l’autre là, sa femme là…

Anne : Ouais, on est tous avec Emmanuel ! (rires).

Fin de l’enregistrement.

Sandra : Voilà, quelques élèves qui ont été confrontées à deux personnes séropositives qui ont raconté leur vie, sans tabou. Valérie, une question pour toi, ton spectacle pourrait-il s’adresser à ce type de personne ? A des jeunes ?

Valérie Dontenwille : Il est fait pour tout le monde. A partir de 13 ans, 11 ans, pas trop en-dessous. Mais effectivement, il est fait pour tout le monde et justement, il est pluridisciplinaire. Il mélange la danse, la musique, la vidéo. C’est très riche. Souvent les jeunes ont peur d’aller au théâtre, ils trouvent que c’est chiant quoi. Et là, c’est très visuel. D’ailleurs on a joué pour le 1er décembre à Dijon, il y avait beaucoup de jeunes et il y en a un qui a dit ça déchire grave, j’ai plané pendant 1h et demi, donc ça m’a fait extrêmement plaisir (rires). C’est vraiment aussi pour les jeunes et comme c’est très visuel, ils ont envie et sont pris tout le temps. Donc oui, et du coup ils parlent beaucoup, il y a beaucoup de débats à la sortie du théâtre. Donc allez-y entre jeunes.

Sandra : Même en famille on peut y aller.

Valérie Dontenwille : Ouais, t’en qu’il n’y a pas de tout petits.

Sandra : Ca permet une discussion en fait. Exactement. Ca soulève beaucoup de discussion et c’est vraiment enrichissant pour tout le monde.

Sandra : Donc je répète, c’est le… j’ai oublié les dates.

Valérie Dontenwille : C’est jeudi 21 janvier et vendredi 22 janvier. A 20h, au théâtre du centre d’animation des halles.

Sandra : Je rappelle le numéro pour réserver, 01 40 28 18 48. Les tarifs c’est de 12 à 14 euros. Il y aura d’autres représentations après en province ou c’est la dernière ?

Valérie Dontenwille : Pour l’instant, c’est nos deux premières dates à Paris et en fonction de ces dates-là, on espère pouvoir jouer ailleurs et notamment dans les lycées, écoles, dans les associations. C’est un peu ces deux dates qui vont définir la suite.

Sandra : Pour terminer cette émission, aurais-tu un mot à dire à nos auditeurs qui nous écoutent, aux personnes séropositives qui peut-être viennent d’apprendre leur séropositivité.

Valérie Dontenwille : Je voulais vous dire qu’on est tous là et qu’on ait le VIH ou pas, on est tous en lutte pour ne plus l’être demain et pour qu’on soit juste tous ensemble. On est là.

Sandra : Merci beaucoup, merci pour votre écoute. Nous aurons l’occasion de reparler de ce spectacle je pense peut-être à la prochaine émission, puisqu’on va le voir. Je te ferai mes critiques impitoyables ! Voilà (rires). Bonne semaine à tous, bye bye !