Satisfaction des patients à l’hôpital et en clinique : les résultats de 2017

, par Sandra

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Satisfaction des patients à l’hôpital et en clinique : les résultats de 2017

Sandra : Nous allons maintenant parler de la satisfaction des patients à l’hôpital et en clinique parce que la HAS, Haute autorité de santé, a publié les résultats de 2017. Donc là vous êtes avec Mohamed, Carmen et moi-même. Je vous lis les résultats de cette étude.

120 000 patients hospitalisées en court séjour (plus de 48 heures) dans 640 hôpitaux en 2017 ont donné leur avis sur leur hospitalisation. Voici le résumé :

Sur la prise en charge par les infirmiers, aides-soignants, médecins et chirurgiens, le niveau de satisfaction bon. 81/100. 9 patients sur 10 satisfaits voir très satisfaits de l’écoute attentive des équipes paramédicales et 8 patients sur 10 satisfaits de leur soutien. Tout de même, seulement 1 patient sur 4 est peu ou moyennement satisfait de la prise en charge des inconforts qu’il a connu (nausée, mauvaise position, vertiges) et du délai d’attente pour obtenir de l’aide de façon urgente.

Sur l’accueil dans les hôpitaux, cliniques et leur chambre, le niveau de satisfaction moyen. 73/100. Quand même 9 patients sur 10 ont apprécié l’accueil qui leur a été réservé par le personnel administratif ou dans les services de soins, ainsi que les horaires des visites. La propreté est appréciée par plus de 8 patients sur 10, pareil pour le confort de la chambre individuel. Evidemment, en chambre non individuel c’est moins confortable, et on tombe à 6 patients sur 10 qui sont contents.

Sur l’organisation de leur sortie de l’établissement et les repas, le niveau de satisfaction insuffisant. Concernant l’organisation de la sortie, faible satisfaction des patients, 63/100. 1 patient sur 4 juge mauvaise, moyenne ou faible la façon dont la sortie a été organisée (annonce de la date de sortie par exemple). 1 patient sur 3 n’a reçu aucune information sur la reprise d’activité (travail, sport, activité habituelles) après la sortie de l’hôpital, ni d’information sur les signes ou complications devant l’amener à recontacter l’hôpital, la clinique ou leur médecin traitant.

Mohamed, as-tu quelque chose à dire ? As-tu déjà eu l’occasion d’être hospitalisé ? Que penses-tu de ces résultats ? Es-tu plus ou moins d’accord avec les résultats de cette étude ?

Mohamed : Je pense que dans l’ensemble, ce n’est pas si dramatique que ça. C’est vrai que j’ai eu l’occasion d’être hospitalisé assez souvent. En général, ça s’est bien passé. J’ai parlé aussi avec des patients, des malades qui me disaient qu’il y avait certains services ça allait et d’autres, un peu moins bien. Mais qu’en règle général, ça allait. Il y avait le discours approprié, les soins et les informations. C’est toujours pareil, si le patient cherche à s’informer, il aura des renseignements, s’il ne cherche pas et qu’il méprise sa santé, libre à lui de voir les effets secondaires ou les causes. Même si ce n’est pas une bonne référence pour certains, qu’ils n’aiment pas trop le médical, de se référer à leur toubib pour pouvoir comprendre. Surtout dans mon le cas, le VIH, pouvoir lire le bilan, comprendre où tu en es par rapport à ton traitement et puis le suivi se fait tout seul, ça assure derrière. Ce que je pourrai dénigrer, c’est vrai qu’au niveau de la nourriture ce n’est pas trop ça. Et aussi, je pourrai décrié un manque d’effectif quand même. Par rapport aux coupes dures qu’ils ont subit, les infirmières, le personnel soignant, je trouve que c’est assez délicat de les laisser dans des conditions comme ça, assez indignes.

Sandra : Carmen, avez-vous quelque chose à dire sur la satisfaction des patients à l’hôpital ? Est-ce que vous-même, au cours de votre vie, vous avez été hospitalisée ? Que pensez-vous des résultats de cette étude ?

Carmen Hadey : Non, je n’étais pas hospitalisée mais j’ai eu des retours de patients. Il est vrai que le manque d’effectif a un impact sur le délais d’attente aussi dans les salles d’attente.

Sandra : Espérons que pour l’année 2018, il y aura des améliorations.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE