La mésaventure d’une personne séropositive en centre de rétention à Vincennes

, par Sandra

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La mésaventure d’une personne séropositive en centre de rétention à Vincennes

Sandra : Continuons l’émission. Maintenant, je vais vous parler de la mésaventure d’une personne séropositive qui a passé un petit moment centre rétention. Je vous lis un communiqué d’une association qui s’appelle Basiliade Uraca.

Basiliade Uraca est situé dans le quartier de la Goutte d’Or. Le 13 mars, des agents de police ont contrôlé systématiquement l’identité des personnes d’origine africaine.
M. X est concerné par le VIH et se rendait à Uraca pour son suivi de dossier de demande de titre de séjour pour soins. Il a été interpellé. Il a pu contacter Uraca depuis le fourgon. La coordinatrice, témoin de la scène, a tenté de discuter avec les agents de police. En Vain.

M. X est, depuis le 13 mars, placé en rétention à Vincennes. Il n’a pas pu récupérer son traitement à l’hôpital Bichat et est en rupture de traitement depuis plus de 24h.
le service Uraca et la juriste mettent tout en oeuvre depuis l’interpellation de M. X pour qu’il soit remis en liberté.

Basiliade Uraca

Sandra : Et puis le 16 mars, bonne nouvelle. Je lis à nouveau le communiqué de Basiliade Uraca.

Chères toutes et tous,

Victoire !

La rétention de M. X n’a pas été prolongée.
Pour le juge, l’arrêté de placement en rétention du Préfet de police de Paris n’était pas suffisamment motivé par rapport à sa situation personnelle. Le juge indique, entre autres, dans sa décision, que M. X n’a reçu, au CRA de Paris Vincennes, que 2 des 3 médicaments dont il a besoin.

L’équipe d’Uraca l’a reçu ce matin, il va bien.

Merci pour votre mobilisation rapide, et votre soutien dans notre combat contre la maladie et pour l’accès aux soins.

L’équipe de Basiliade.

Sandra : J’avais envie de vous raconter cette histoire pour vous rappeler encore une fois, ce n’est pas la première fois qu’on vous le dit, mais c’est vraiment important, pour toutes les personnes qui n’ont pas encore de papier, qui n’ont malheureusement pas encore de récépissé, qui doivent les 1 an pour déposer leur demande de titre de séjour, pensez vraiment à vous balader avec le plus de papier possible, une ordonnance d’un médecin, un mot d’un médecin, des preuves que vous faites des démarches et que vous avez besoin de soins pour vivre, tout simplement. Ca peut peut-être éviter ce genre de situation même si là, bon, il s’agissait d’un contrôle systématique. Sans doute que les agents de police ne voulaient rien entendre. En tout cas, c’est une bonne nouvelle pour cette personne qui a pu sortir de cette rétention. On lui souhaite bon courage et bon courage pour toutes personnes qui sont encore dans des démarches.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE