Tout ce que vous voulez savoir sur Immunorex (ou presque) c’est ici, avec le professeur D. Mavoungou

, par Sandra

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Michel-Paul Correa, Donatien Mavoungou, Inoussa Sawadogo
Tout ce que vous voulez savoir sur Immunorex (ou presque) c’est ici, avec le professeur D. Mavoungou

Sandra : On va passer à la deuxième partie de cette émission. Nous allons parler d’Immunorex. Enfin avant d’en parler, j’aimerai d’abord professeur que vous vous présentiez davantage à nos auditeurs pour qu’ils puissent comprendre qui vous êtes, quel est votre parcours. Une question pour commencer, la première fois que vous avez entendu parler du VIH, c’était quand, comment, par qui, où ?

Donatien Mavoungou : Vous savez, j’ai une carrière. J’ai entendu parler du VIH au moment où ce virus a été découvert par l’équipe de Jean-Claude Chermann, Montagnier, Françoise Vésinet. Ca date de 1983. Ca me donne l’occasion pour vous dire que je me suis impliqué dans une démarche de développement thérapeutique contre le VIH avant même que les premiers cas de sida n’apparaissent. Moi, j’ai travaillé comme je le mentionne un peu partout sur le cerveau, en rapport avec le stress. J’ai travaillé sur les maladies cardio-vasculaires. J’ai aussi travaillé dans les cas d’immunotoxicité. J’ai aussi travaillé sur les infections. Et les retombées de ces recherches m’ont permis de constater que le système immunitaire n’était pas un système isolé mais c’était un système qui était en étroite coopération avec le système endocrinien. Donc le système qui gère la famille moléculaire qui sont les hormones. Et ces deux systèmes sont en coopération avec le cerveau. Donc quand sont apparus les premiers cas de sida, cette coopération a été vérifiée mais malheureusement en défaveur du malade infecté par le VIH. Donc nous avons eu comme cible pour notre développement thérapeutique anti-VIH la coopération entre le cerveau et les deux systèmes, donc le système endocrinien et le système immunitaire. Je voudrai profiter de l’occasion pour dire qu’Immunorex est plus un immunorégulateur. C’est-à-dire quand le virus pénètre l’organisme, les relations de coopérations que je venais de citer tout à l’heure entre le cerveau et les deux systèmes sont perturbées. Que fait Immunorex ? Immunorex vient restaurer justement ces relations pour permettre à l’organisme lui-même de se débarrasser des corps étrangers que sont pour ce cas d’espèce le virus de l’immunodéficience.

Sandra : Avant de rentrer dans les détails de ce que fait Immunorex, juste une question, la fin du VIH, du sida, c’est possible si quoi d’après vous ?

Donatien Mavoungou : Pour répondre à votre question, je crois que l’approche d’Immunorex permet de penser qu’on peut définitivement contrôler le VIH. Pourquoi ? Parce que nous sommes partis d’un constat, nous n’avons pas voulu développer des médicaments contre le VIH tout simplement parce que nous avons eu cette volonté de le faire. Notre recherche n’était pas une recherche programmée. Nous avons appliqué des observations qui n’avaient rien à voir avec le sida mais qui avaient une base commune avec ce que le virus du sida provoque, à savoir les maladies cardio-vasculaires, donc diabète, hypertension, avec comme complication l’insuffisance hépato rénale, les complications au niveau du cerveau. Donc la démence, la dépression, l’anxiété, la perte d’appétit, la perte de sommeil. Tout ceci est provoqué par le virus via un phénomène que vous devez apprivoiser désormais parce qu’il est difficile de vulgariser le terme, via le stress oxydatif. Le stress oxydatif qu’est-ce que ça signifie ? C’est-à-dire que les molécules qui logiquement existent qui sont bénéfiques pour le maintien de la santé, sont oxydées et cette oxydation provoque la maladie à travers les processus d’inflammation surtout au niveau du cerveau, on parle de la neuro inflammation. Contrôler le VIH, je pense que c’est possible aujourd’hui. Le VIH tue davantage par les effets collatéraux. C’est 30 ans après la découverte du sida que l’on constate que le malade du sida court même tout au long de cette période latente, le risque de développer des maladies cardio-vasculaires. Donc si aujourd’hui on peut contrôler le diabète, l’hypertension et les autres pathologies qui sont médicalement contrôlées, je pense qu’on peut vivre avec et j’apprécie votre expression “Vivre avec le VIH”. On peut vivre avec le VIH comme lorsqu’on vit avec le diabète, l’hypertension puisqu’il y a des moyens. Un diabétique à 60 ans aujourd’hui, qui prend son traitement normalement et qui respecte les mesures d’accompagnement à au moins 30 ans de vie devant lui. Nous connaissons des diabétiques qui sont morts à 90 ans, 95 ans. Donc je pense que nous pouvons, je crois qu’en contrôlant le stress oxydatif nous pouvons vivre avec le VIH sans trop de d’inquiétude et avoir une espérance de vie aussi importante que les sujets sains ou les sujets qui sont frappés par les maladies cardio-vasculaires telles que le diabète et l’hypertension.

Sandra : C’est une observation, le fait que les personnes séropositives ont quasi la même espérance de vie qu’une personne séronégative, c’est déjà des remarques que j’ai entendu d’autres chercheurs. Il y en avait même un qui m’avait dit qu’une personne séropositive a même une espérance de vie plus longue parfois parce qu’au moins la personne séropositive, enfin en tout cas en France, peut aller à l’hôpital et du coup se faire suivre, dépister les différents cancers, etc. Quand on a la chance de bénéficier des traitements, on peut avoir la même espérance de vie.

Un point très important à souligner car malheureusement il y a toujours des fausses informations qui circulent dans les médias. Non, Immunorex n’est pas un vaccin ! Très important car malheureusement même si l’année passée on l’a dit que ce n’était pas un vaccin, les articles restent sur Internet et puis il y a toujours des gens qui s’informent mal, des journalistes, aller je balance, qui font mal leur boulot et du coup qui se précipitent sur les infos et malheureusement ne prennent pas le temps de détailler. Je vais lire un message d’un auditeur parce qu’on a reçu beaucoup de messages sur Immunorex.

- Le message de Faro Aimé Kolamou

bonjour Mr 
je viens par la présente remercier le professeur Donatien pour son travail
mes questions :
1-est-ce que l’Immunorex guérit le VIH/SIDA complètement ?
2- comment l’obtenir et à quel coût ?

Donatien Mavoungou : Vous savez, en terme de thérapie on parle par rapport à la maladie d’amélioration de la qualité de vie du malade, sur cette base Immunorex, en tant qu’inhibiteur du stress qu’il soit oxydatif ou pas, est indiqué pour que la patiente ou le patient infecté puisse avoir une vie normale, vaquer à ses obligations aussi bien au niveau familial qu’au niveau du travail. Vivre comme tous les individus sans qu’il y ait des soucis d’inquiétude par rapport à sa survie. Aujourd’hui, je pense qu’avec Immunorex associé à d’autres traitements, je crois que le sida n’est plus un drame comme il y a 30 ans. Et la deuxième question ?

Sandra : comment l’obtenir et à quel coût ?

Donatien Mavougou : Vous savez que je suis chercheur. Mon travail m’a conduit vers le monde de l’industrie. Je travaille actuellement en collaboration avec des industriels sud-africains qui ont accepté de rendre disponible le médicament très prochainement. Je crois que Michel-Paul Correa peut le témoigner, il y a déjà un pays qui est prêt à fournir une autorisation de mise sur le marché. La balle n’est plus de notre côté. Vous savez que je voudrai vous rappeler que les premiers antirétroviraux, quand ils ont vu le jour, il y a eu quand même la participation des ONG, des malades pour forcer l’industrie pharmaceutique à sortir le médicament. Et ça été fait. Donc au stade où nous sommes, surtout nous ressortissant du continent le plus frappé, nous avons un produit qui est là, disponible, sans effet secondaire qui bloque la réplication du virus et répare en même temps les désordres provoqués par les virus notamment les maladies cardio-vasculaires que je venais de citer. Donc, à travers les médias, à travers les ONG, il y a une démarche qui peut compléter ces chercheurs, que je suis, c’est-à-dire aller vers les dirigeants pour accélérer le processus de livraison d’autorisation de mise sur le marché pour que ceux qui attendent ce produit depuis des années puissent l’avoir et améliorer leur qualité de vie. Je voudrai en profiter pour dire que ce produit peut se prendre en synergie avec les ARV puisque ce produit agit comme les ARV mais sans effet secondaire. Et tant qu’anti-oxydant, ce produit peut limiter les effets secondaires que l’on reconnait aux ARV, l’utilisation classique. En plus, non seulement que le produit contrôle la réplication du virus mais il restaure l’immunité, il restaure ces relations entre le cerveau et les deux systèmes immunitaires. Le cerveau, c’est l’état major de notre santé. Et le système immunitaire c’est le ministère de défense. Le système endocrinien, ce sont les hormones, les architectes de la vie. Cette coopération entre les deux systèmes est indispensable pour la qualité de vie du malade. Cette coopération ne peut se faire qu’en entretenant les relations avec le cerveau. Donc retenez qu’Immunorex en tant qu’anti-oxydant, en tant qu’immunorégulateur est à même d’améliorer la qualité de vie du malade. Moi je vais vous donner un exemple précis. Vous savez que le virus c’est l’être vivant le plus diabolique, le plus intelligent de l’univers. Comment le virus peut vous paralyser ? C’est parce qu’il sécrète des cartouches qui sont des molécules toxiques qui vont bombarder les neurones et quand les neurones sont intoxiqués, vous perdez votre mobilité. Et Immunorex a cette possibilité de se débarrasser de ces molécules et de réparer ces neurones, c’est dans ce sens que beaucoup de patients dont une qu’on a vu il y a une semaine qui est restée 9 mois paralysée, infectée par le VIH, souffrant d’hypertension, diabète, provoqués par le VIH, lorsqu’on nous a amené cette patiente, et en présence des médecins qui m’accompagnent, j’ai donné un diagnostic. J’ai dit en prenant Immunorex, en une semaine cette dame sera debout. On n’a pas attendu la semaine. Au 4ème jour de la semaine, les enfants nous ont appelé pour dire maman aujourd’hui est debout. Vivre avec le VIH, il faut aller vers le malade, voir dans quelles conditions… lorsque je vois cette femme qui vivait, sortie de l’hôpital, sans espoir, qui vit chez son fils marié, Dieu merci, cette dame, sa belle-fille est infirmière, mais elle était sous couche. Vous pouvez comprendre que par rapport à nos habitudes, une femme chez son enfant qui ne peut pas aller aux toilettes seule c’est vraiment dramatique, c’est même suicidaire. Et cette femme a pu récupérer sa mobilité et jusqu’à présent aujourd’hui elle marche.

Sandra : Je prends un autre message d’une auditrice.

- Le message d’Hortence

Est-ce que cela signifie qu’avec l’arrivée du nouveau produit nous allons arrêter de prendre les produits que nous prenons chaque jour ? et comment se fera la prise du nouveau produit ? Va-t-on espacer les jours ?

J’aimerai savoir quand est ce que le produit sera mis sur le marché ? Et quel pays africain a été choisi ?

Donatien Mavoungou : Bon, vous savez, je vais répondre à votre question très rapidement. Je me suis lancé dans la recherche thérapeutique contre le VIH pas parce que je voulais développer un médicament. Je voulais simplement appliquer ce que j’avais reçu comme enseignement. Et j’ai vu que ça pouvait s’appliquer au sida. Donc ce n’est pas une volonté personnelle d’aller sur ce terrain pour développer, me faire de l’argent, non. J’ai voulu appliquer mes enseignements et ça a marché. J’ai fait un travail qui a montré comment Immunorex pouvait agir en synergie avec les antirétroviraux qui existent et dont on connait, les effets secondaires y compris la lipodystrophie. Bon. Nous, ce que nous pensons, c’est que le produit peut être pris en synergie pendant une période. On parle de 3 mois selon le stade de la maladie, parce que vous savez qu’il y a un stade 1, 2 et 3. Nous proposons souvent trois mois de traitement en association avec les autres antirétroviraux et nous essayons de mettre une fenêtre thérapeutique tout simplement pour limiter les dégâts. C’est-à-dire une sorte d’alternance entre les antirétroviraux et Immunorex de façon à conserver l’intégrité du foie, des reins, du pancréas qui sont souvent la cible, non seulement du virus mais aussi des antirétroviraux en utilisation classique.

Maintenant, vous savez, chaque pays a sa législation. Ceux qui vont faire en sorte qu’ils aient très rapidement le médicament, les industries sont basées en Afrique du Sud. Pourquoi l’Afrique du Sud ? Parce qu’étant le pays le plus touché, pour réduire les coûts, on se dit il y a des industriels sur le continent et particulièrement en Afrique du sud et je voudrai saluer les efforts qui ont été fournis. Aujourd’hui, le médicament est disponible. Il appartient maintenant aux gouvernements de payer pour le malade, puisqu’au Gabon ou dans d’autres pays, les médicaments du sida sont sous la tutelle même des autorités et ce médicament, c’est l’Etat qui paye pour être livré directement chez les malades à travers les CTA. Je ne sais pas si Michel-Paul Correa peut ajouter quelque chose à ce sujet ?

Michel-Paul Correa : Bon, moi je vais dire très rapidement. Pour les questions qui ont été précises, on va donner des réponses précises. Quels sont les pays ? Alors je dirai que le premier pays qui va accorder… alors ce qu’il faut savoir c’est que quel que soit les pays, il y a ce qu’on appelle dans les médicaments une AMM, une autorisation de mise sur le marché. C’est une procédure administrative très lourde parce que c’est l’engagement, la responsabilité du gouvernement qui prend à prescrire un médicament. S’il y a des effets secondaires dans la phase pharmacovigilance, l’OMS peut demander des comptes. Donc ce n’est pas une petite formalité, un petit papier qu’on donne. Aujourd’hui, le premier pays qui doit délivrer une AMM, c’est la RDC, la République Démocratique du Congo. Le deuxième pays qui devrait suivre c’est le Congo Brazzaville. Ensuite on a en lice l’Angola. On va avoir la Côte d’Ivoire. Donc il y a toute une liste de pays, le Bénin.

Sandra : Pas le Gabon ?

Michel-Paul Correa : Le Gabon c’est particulier, on en reparlera tout à l’heure si vous voulez mais c’est très particulier. C’est un peu comme les élections. Ensuite, pour dire le traitement, la galénique, ce qu’on appelle la prescription des médicaments, elle est sous forme, soit de comprimé, en fonction du stade de l’état général et ça c’est le médecin qui va établir sous quelle forme va être pris le médicament. On l’a également sous forme de gélule. Et le troisième stade, ça c’est dans les cas par exemple, pour certaines pathologies comme Ebola ou certains stade de VIH très avancé où là il y a que la forme injectable qui est possible parce qu’en fait le malade ne peut pas, suite aux nausées qu’il a, recrache en fait… donc voilà les trois formes qu’on peut avoir d’Immunorex.

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Donatien Mavoungou, Inoussa Sawadogo et Alexandre Bordes à la technique

Inoussa : Professeur, merci pour toutes ces explications. Moi, j’ai retenu 2 fonctions spécifiques d’Immunorex, c’est aider à bloquer la réplication, la multiplication du virus dans l’organisme et agir comme antioxydant. Alors, moi j’ai deux questions concernant ces 2 mécanismes. Comment est-ce que ça se passe, en vraiment très court, comment est-ce que Immunorex empêche la multiplication du virus dans l’organisme ? On connait par exemple que les autres ARV ça agit sur telle ou telle partie du virus pour empêcher certaines réplications. Comment Immunorex agit ? La deuxième question justement c’est, sa fonction antioxydant, nous avons pas mal d’antioxydants qui circulent sur la place du marché, quelle est la différence avec ces antioxydants ?

Donatien Mavoungou : Je vous remercie de cette excellente question. Il faut dire que nous avons fait des études in vitro dans le laboratoire du professeur Marc Wainberg qui est à l’origine du premier antirétroviral qui est le 3TC, par le biais d’étudiants africains qui faisaient leur thèse. Ils ont testé in vitro Immunorex et on a pu remarquer qu’Immunorex bloquait les enzymes. C’est-à-dire les protéines qui sont impliquées dans la reproduction du cycle viral. Donc dans la production du virus. Il y a comme première enzyme, là vous allez m’excuser, la phospholipase a2, Immunorex bloque l’entrée du virus dans la cellule hôte. Ensuite, les autres bases moléculaires qui ont été utilisées c’est la reverse transcriptase, la protéase et l’intégrase. Immunorex bloque ces enzymes. Toutes ces enzymes sont impliquées dans la réplication du virus. Donc non seulement qu’Immunorex fait le travail que font les autres antirétroviraux mais également Immunorex en restaurant l’équilibre immunitaire via des molécules comme les cytokines th1 et les cytokine th2, ça vous allez m’en excuser, c’est vrai qu’il faut vulgariser. Immunorex également va prévenir le déclenchement du risque cardio vasculaire et du risque cérébro-vasculaire. Par quel biais ? Comme antioxydant, Immunorex va bloquer disons le co-facteur de l’enzyme qui est impliqué dans le métabolisme des sucres. Et lorsque Immunorex agit sur cette enzyme, Immunorex va restaurer toutes les fonctions au niveau hépatique, au niveau cardiaque, au niveau rénale, pour que la qualité de vie du malade s’améliore.

Comment Immunorex peut être préféré à d’autres antioxydants ? Nous n’avons pas fait des comparaisons avec les autres antioxydants. Tout ce que je peux vous dire c’est que toutes les molécules qui sont dans Immunorex, ce sont des molécules naturelles qui ont l’habitude de cohabiter, de coexister ensemble. Donc c’est sur et certain qu’en étant ensemble, la nature a bien voulu qu’elles soient ensemble, les synergies vont faire en sorte qu’une activité soit plus importante dans ce cas-là que par rapport à des antioxydants qu’on aurait fabriqué de manière indépendante. Je vois par exemple quand on prend Immunorex, on prend les antirétroviraux associés à Immunorex, nous avons une activité, une efficacité supérieure que lorsque les antirétroviraux sont pris seuls, en association avec Immunorex l’activité des antirétroviraux augmente. Et il faut aussi ajouter que dans Immunorex, vous avez des antibiotiques d’Immunorex et vous savez que la maladie, le VIH/Sida, s’accompagne de co-infection que sont la tuberculose, les hépatites B, C, la malaria surtout dans des zones endémiques mais Immunorex contrôle toutes ces pathologies. Donc Immunorex présente beaucoup d’avantages. Voilà un seul complexe moléculaire qui a des anti inflammatoires qui a des antibiotiques qui a aussi des molécules contre les tumeurs, contre les cancers. Et ceci est démontré. C’est démontré scientifiquement par les travaux scientifiques qui ont été réalisés à l’université de Montréal à l’époque où une de mes compatriotes préparait son diplôme en pharmacologie et justement l’activité d’Immunorex par rapport au diabète et à l’hypertension a été aussi vérifiée par un étudiant gabonnais qui préparait son doctorat en neuroscience où nous avons démontré que chez l’animal Immunorex normalisait la glycémie et la tension artérielle. Donc nous n’avons pas été surpris que chez l’homme Immunorex maintienne les mêmes fonctions.

Ce que je dois dire ici, et je suis content de vos questions, “oui mais il y a des antioxydants, il y autre chose, mais c’est quoi la différence avec les autres ?”. Nous pensons que nous avons l’apport qui est intimement lié aux problèmes que vit le malade du sida. Aujourd’hui, nous avons des collègues américains, des professeurs émérites de l’université aux Etats-Unis et de Porto-Rico, qui sont sur une autre trajectoire parce qu’ils pensent en rapport avec le stress oxydatif que toute la pathologie liée au VIH est autour du dysfonctionnement du métabolisme des sucres, ce qui provoque le diabète et également il y a une substance dans l’organisme qui est source d’énergie c’est la mitochondrie. Le stress oxydatif détruit l’intégrité de l’activité mitochondriale. Le stress oxydatif perturbe le métabolisme des sucres, vous rend diabétique et hypertendu et Immunorex répare et prévient ce genre de fait, évidemment qui s’inscrit pour le bénéfice de la qualité de vie du malade infecté par le VIH. Donc, vous avez vu que j’ai très peu parlé des charges virales et des CD4, tout se focalise au niveau de la mitochondrie et du métabolisme des sucres. C’est cette thèse qui est appuyée aujourd’hui en 2016 comme ça a été le cas lors de la deuxième conférence internationale sur les rétrovirus des nouveaux médicaments qui s’est tenu à Captown du 30 juin au 1er juillet, tout le monde appuie la thèse du stress oxydatif en rapport avec ses effets sur le métabolisme des sucres et sur l’organe qui est source d’énergie, donc la mitochondrie.

Sandra : Mais professeur, on a l’impression qu’Immunorex est tellement… vous dites que ça a aussi les mêmes propriétés que les antirétroviraux, donc une personne pourrait se dire mais du coup je vais prendre qu’Immunorex, au lieu de prendre les antirétroviraux + Immunorex. Et puis j’imagine quelqu’un qui n’a pas encore accès aux antirétroviraux, s’il a Immunorex, comment ça va se passer pour lui ? Est-ce que c’est bien de prendre Immunorex tout seul si c’est une personne qui est infectée par le VIH ?

Donatien Mavoungou : Vous savez je suis biochimiste de formation, je ne suis pas un prescripteur. Nous essayons avec mes collègues de donner tous les éléments aux médecins et aux pharmaciens et ces conseils peuvent venir uniquement des échanges que le médecin peut avoir avec son patient. Parce que dire qu’aujourd’hui Immunorex va remplacer tous les autres antirétroviraux, j’ai déjà assez de problèmes comme ça pour avoir mis au point Immunorex, donc ça dépend des échanges. Vous savez, un malade a le droit de changer de médecin. Un malade a le droit de dire moi, ce médicament, me donne des maux de tête, est-ce que je peux prendre autre chose ? Donc ça, c’est un problème simple que seul le médecin et la personne concernée peuvent…

Sandra : Chacun son boulot quoi !

Donatien Mavoungou : C’est ça.

Michel-Paul Correa : Je ferai simplement une précision, par rapport à ce que vous disiez au début, est-ce que ça guérit totalement le sida. Il n’y a aucun traitement aujourd’hui qui guérit totalement le sida. On soigne, on soulage mais on ne guérit pas. Ca n’existe pas. Malheureusement. Et la seule façon qui je considère qui va permettre d’éradiquer le VIH c’est la voie vaccinale qui malheureusement aujourd’hui n’est pas encore d’actualité. On a des approches mais ce n’est pas au point. Toutes les grandes épidémies n’ont été traitées que par les vaccins.

Sandra : Il y a une autre possibilité pour éradiquer le VIH, peut-être que je rêve mais si tout le monde avait le traitement VIH, les antirétroviraux, une personne qui prend le traitement, a une charge virale indétectable, donc après ne transmet plus le VIH, sous condition qu’elle continue évidemment de prendre son traitement et qu’elle n’ait pas d’autre infection sexuellement transmissible. Donc s’il n’y a plus de transmission, au fur à mesure, le VIH disparaitra. En fait la solution pour éradiquer le VIH, on l’a depuis très longtemps simplement comme il y a des enjeux politiques, effectivement le traitement n’est pas donné à tout le monde. Forcément, ça fait 30 ans qu’on est là alors qu’on a la solution.

Donatien Mavougou : Excellente intervention. Je pense que… je vous disais tout à l’heure, il faut comprendre l’infection VIH sur une base multifactorielle. Vous savez, si vous me parlez de vaccin par rapport au VIH, par rapport aux maladies du VIH, parce que quand on parle de maladie, il y a plusieurs maladies qui se déclenche. Si on prend tout dans la globalité, on pourrait nous dire que quelqu’un qui présente, qui fait de l’alzheimer, de l’hypertension, le vaccin va trouver une solution. Je dis c’est extrêmement difficile. Le virus lui-même, on peut trouver un vaccin. Pour le virus, on peut. Mais le vaccin pour qui ? Parce que même pour le médicament qui existe, il faut tenir compte de la génomique, c’est-à-dire il faut tenir compte des origines des individus, il faut tenir compte du statut économique. Il faut tenir compte de l’environnement où l’individu vit, donc aux problèmes alimentaires. Parce qu’en occident, quand vous allez faire votre marché, le panier de la ménagère est équilibré. Nous en Afrique, on va faire le marché pour apaiser la faim. Donc, vous comprenez que sur le plan alimentaire, même par rapport aux médicaments, les réponses thérapeutiques ne seront pas toujours évidentes pour tout le monde. C’est parfois le statut social. C’est pourquoi je pense que le rêve du vaccin on peut l’avoir mais la situation est tellement complexe. Si c’était une maladie unifactorielle, on comprendrait. Mais en tant que biochimiste, c’est une pathologie à multiples facteurs. Et aujourd’hui, et je suis d’accord avec mes collègues américains qui ciblent le stress oxydatif comme base thérapeutique. Sur cette base-là, nous pouvons trouver une solution et c’est la solution qu’Immunorex apporte. Parce que le stress oxydatif concerne les infections, concerne les maladies cardio-vasculaires et dégénératives qui tuent aujourd’hui. En contrôlant le stress oxydatif, je pense avec assurance, on peut parvenir à une solution en faveur du malade qu’il soit infecté ou pas. Parce que le stress oxydatif ne concerne pas uniquement les malades infectés par le VIH.

Inoussa : Merci professeur pour toutes ces explications. Vous êtes revenus sur l’espoir d’un vaccin et les conditions pour ces travaux sur le vaccin. En attendant, je pense que les critères d’efficacité d’un traitement contre le VIH aujourd’hui c’est la charge virale indétectable et l’évolution des CD4. Alors que dans vos explications, vous n’avez pas abordé ces questions. Est-ce qu’Immunorex a un impact sur l’indectabilité de la charge virale ou de l’évolution des CD4 ?

Donatien Mavoungou : Oui, excellente question. Je vais d’abord vous dire que je répète que je suis biochimiste. Donc une telle émission doit nous permettre d’avancer dans l’intérêt des malades, par rapport à la santé mais aussi par rapport au coût. En tant que biochimiste je vous dirai qu’on peut suivre le malade du sida avec la numération formule sanguine et je veux me focaliser sur le taux d’hémoglobine qui attire le médecin puisque les cas d’anémie sont intimement liés au taux d’hémoglobine. Quand l’hémoglobine s’effondre, les CD4 s’effondrent, la charge virale augmente. Parce que le taux d’hémoglobine est proportionnel aux CD4 et inversement proportionnel à la charge virale. Autrement dit, quand vous faites remonter par votre traitement, c’est le cas d’Immunorex, vous stimuler la production d’hémoglobine, c’est une démonstration indirecte de l’augmentation des CD4 et de la diminution significative de la charge virale. Je vous dirai que l’hémoglobine est un paramètre très important mais qui est un peu négligé parce que bon, le taux d’hémoglobine est anémié mais je venais déjà de vous montrer la relation entre l’hémoglobine, les CD4 et la charge virale. Et même quand la charge virale est indétectable, le paramètre biologique qui bouge encore sous le traitement, c’est l’hémoglobine. C’est-à-dire que vous pouvez encore vous limiter à la charge virale indétectable mais la charge virale indétectable, le seul paramètre qui bouge et ça c’est une expérience que nous avons vécu, c’est l’hémoglobine. L’hémoglobine, j’en profite encore, c’est le réservoir d’un gaz qu’on appelle le monoxyde d’azote. Quand ce gaz-là, quand l’hémoglobine chute, ce gaz chute et le fait que ce gaz chute dans l’organisme, entraine ce qu’on appelle la neurotoxicité qui est à l’origine de la neuroinflammation donc tous les troubles qu’on pouvait avoir au niveau du cerveau. Et cette diminution va aussi entrainer une augmentation de la résistance périphérique, c’est-à-dire provoquer la poussée hypertensible chez les malades. Vous voyez ? Mais quel est la source de ce gaz ? C’est l’hémoglobine. Moi, je me dis oui, CD4, charge virale, c’est important mais imaginez-vous dans les zones où, moi je vois encore, même au Gabon, envoyer des prélèvements en France pour la mesure des CD4 et de la charge virale. Mais je crois qu’en attendant que ces paramètres viennent de quelque part, nous pouvons bien suivre avec le poids parce que l’index de survie du patient, c’est quand même la reprise de son poids, ce que fait Immunorex. Immunorex, en terme de qualité de vie vous fait reprendre l’appétit, Immunorex vous donne le sommeil, Immunorex vous donne le goût de mieux vivre. Autrement dit, en tant qu’inhibiteur du stress oxydatif, Immunorex rétablit la vie. Moi je connais encore le cas d’une femme qui est malheureusement décédée…

Sandra : Juste professeur, je suis désolée, il ne reste pas beaucoup de temps, je sais qu’Inoussa avait une autre question.

Inoussa : En fait j’ai déjà la réponse à ma première question, merci. Une question qui ne concerne pas directement Immunorex, mais qui concerne notre émission, c’est vraiment vivre avec le VIH. Il n’y a pas longtemps, il y a un auditeur du Gabon qui nous a interpellé, vraiment un cri de détresse, par rapport à une rupture des ARV au Gabon. C’était avant l’été. En plus des troubles post électorales qu’on connait présentement, est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la situation actuelle de l’accessibilité au traitement ARV au Gabon ?

Donatien Mavoungou : Je pense que cette question, nous sommes à Paris, je vous inviterai à inviter l’ambassadeur du Gabon en France qui pourrait vous donner une réponse exacte à cette préoccupation que je trouve importante. Des gens qui sont affaiblis par la maladie, s’il faut encore qu’ils rentrent dans des fenêtres thérapeutiques involontaires, c’est ce qui peut entrainer des résistances à ces antirétroviraux et transmettre des souches résistantes qui n’ont pas de traitement et qui peuvent amener justement à compliquer davantage et à casser toute la dynamique qui a été mise jusqu’à présent au bénéfice de ces malades.

Sandra : J’ai 3 minutes pour une question pratique. Comment faire pour vous contacter ? Parce que je sais très bien qu’après cette émission, il y aura beaucoup de personnes qui vont me dire Sandra, comment avoir le traitement ? Je suis au Cameroun, je veux le traitement, je suis en Guinée je veux le traitement. Moi, c’est ce genre de question que j’ai. Donc comment faire ? Il y a des gens qui vraiment attendent et qui sont assez désespérés. Je sais que vous avez listé tout à l’heure une liste de pays où le traitement va être dispensé, je sais que ce n’est pas que de votre ressort mais que répondre à ces gens qui attendent ?

Donatien Mavoungou : Oui c’est une très bonne question. Je vous ai dit tout à l’heure que je ne suis ni prescripteur de médicaments ni distributeur de médicaments. Je pense que j’ai donné à travers l’Institut que dirige monsieur Correa, il est en contact avec les industriels et les laboratoires qui fabriquent et avec l’appui des journalistes pour accélérer le processus d’obtention d’AMM, mais je crois que ce produit peut être disponible à tout moment. Moi, mon travail est terminé et je laisse monsieur Correa continuer.

Michel-Paul Correa : Pour répondre à votre question, pour toutes les interrogations que puissent avoir vos auditeurs ou pas, il suffit de donner les coordonnées de l’Institut puisque chaque mail qu’on reçoit et sms, appel téléphonique ou courrier, il y a une réponse qui est faite.

Sandra : Bravo. Donc je peux mettre ces coordonnées sur le site sans aucun problème.

Michel-Paul Correa : Absolument.

Pour contacter l’Institut I.I.D.S.R.S.I (Institut International pour le Soutien à la Recherche Scientifique Innovante)

- Mob : +33 (0)6 44 83 55 09
- Office : +33 (0)9 51 50 19 50
- email : iidsrsi@yahoo.fr
- Facebook : Institut IIDSRSI
- Twitter : Institut IIDSRSI

Ce ne sont pas des robots donc, ne soyez pas trop pressés, montrez-vous patients, même si nous tous comprenons votre besoin urgent de réponse immédiate !

ATTENTION

Un escroc est présent sur le réseaux sociaux et demande de l’argent en échange du traitement Immunorex. Il se fait appeler Emile Donatien Mavoungou. N’ACCEPTEZ JAMAIS DE DONNER DE L’ARGENT EN ECHANGE D’IMMUNOREX. En plus de gaspiller votre argent, vous risquez de mettre votre santé en danger.

Transcription  : Sandra JEAN-PIERRE