Tous en salle pour voir le film « 120 battements par minute »

, par Sandra

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Tous en salle pour voir le film « 120 battements par minute »

Sandra : De retour à l’émission Vivre avec le VIH, vous êtes avec Yann, Ilaria, Tiago, Mohamed et moi-même, et maintenant nous allons parler d’un film, vous en avez peut-être déjà entendu parler, il s’appelle “120 battements par minute”. Je vous propose d’écouter la bande-annonce.

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d’Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l’indifférence générale.
Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

Sandra : Dans les années 90, Act Up, créée à Paris deux ans après sa grande sœur américaine par Didier Lestrade, est connue pour ses coups d’éclat, ses mises en scène impeccables et ses méthodes de militantisme spectaculaires. Quand Act Up s’attaquait à une personne ou à un groupe problématique, les conséquences se faisaient sentir.

L’une des actions les plus connues d’Act Up est celle de "l’encapotage" de l’obélisque de la Concorde à Paris le 1er décembre 1993. Un préservatif géant rose financé par la marque Benetton pour faire passer un message simple : "Sida, que cesse cette hécatombe". L’une de leur plus grande réussite médiatique.

Act-Up existe toujours aujourd’hui, et malgré les difficultés financières, que connaissent toutes les associations je dirai, les militants sont toujours là et font le maximum pour faire entendre la voix des personnes séropositives en France et ailleurs dans le monde, notamment dans les pays où l’accès au traitement VIH et hépatites est limité.

Et ce film, que j’ai hâte de voir, a été récompensé au festival de Cannes, le 28 mai 2017. Il a obtenu le grand prix du jury. Il sera dans les salles à partir du 23 août 2017.

Avez-vous un avis sur le film ? Moi j’ai hâte de voir, et vous ?

Yann : Sur le film, pas vraiment d’avis parce que je ne l’ai pas encore vu. Après, historiquement, c’est sûr qu’on a tous tellement de choses à devoir à Act-Up qui même moi, quand je me rappelle être arrivé à Paris dans les années 87 et avoir vu dès le départ ces personnes qui mettaient en scène la mort sur la place de la Bastille, notamment avec des corps allongés qui bloquaient les rues et avec du ketchup en forme de sang, l’état de choc de conscience commençait par là et c’est vrai que même moi je me disais mais ça me parait tellement violent comme démarche, ne connaissant pas encore bien tous les rouages et batailles qu’il a fallu faire et qu’il faut encore faire, notamment en face de ces montagnes que sont les labos. Grand, grand, grand coup de chapeau à Act-Up d’hier et d’aujourd’hui.

Ilaria : C’est bon, j’ai envie d’aller au cinéma tout de suite pour aller voir ce film. Je pense qu’on a besoin d’un film comme ça qui fait réveiller les consciences.

Sandra : C’est ça. Tout n’est pas arrivé comme ça, servi sur un plateau, il y a des gens qui se sont battus pour les droits des personnes malades et c’est important de s’en souvenir.

Yann : Il y a un film en tournage aussi de Philippe Faucon actuellement sur la thématique du VIH/Sida. Donc j’espère pouvoir le recevoir à l’émission radio pour nous parler du pourquoi et comment il est venu l’envie en tant que metteur en scène, scénariste de parler de ces années-là.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE