Sida paroles à Solidays : « Donner les conseils pour améliorer les pratiques et réduire les risques »

, par Sandra

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Sida paroles à Solidays : « Donner les conseils pour améliorer les pratiques et réduire les risques »

Sandra : Je vous propose de découvrir l’association Sida Paroles que j’ai rencontré aussi au village associatif de Solidays.

Début de l’enregistrement.

Anna : Je travaille à l’association Sida Paroles depuis 2 ans. Je suis le chef de service. On a un CAARUD donc un centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues.

Sandra : Pourquoi vous avez tenu à avoir un stand au festival Solidays ?

Anna : Parce que du coup notre association milite pour tout ce qui est réduire les risques, en terme d’usage de drogues et en terme de pratiques sexuels et du coup ça nous paraissait important de sensibiliser les gens en milieu festif. Solidays est un bon endroit pour le faire.

Sandra : Qu’est-ce que vous proposez comme activités pour les festivaliers ?

Anna : On tient un stand principalement. On va mettre de la documentation à disposition sur toutes types de produits, les effets, les risques que les personnes peuvent prendre et puis après sur tout ce qui est sexualité, ça va être un concours de pose du préservatif. On va distribuer des préservatifs masculins et féminins, du gel. C’est donner les conseils pour améliorer les pratiques et réduire les risques.

Sandra : Et tout au long de l’année, comment vous travaillez avec votre public ?

Anna : Je vous le disais, on a un centre d’accueil à Colombes pour les personnes qui sont usagères de drogues. C’est un accueil anonyme et gratuit. On distribue du matériel stéril. Si les personnes souhaitent prendre un café, avoir un temps de pose, profiter des services d’hygiène. Après, c’est en fonction de la temporalité des besoins des personnes. On va les accompagner sur de l’accès aux droits, de l’accès aux soins et on est bien entendu là pour faire de la réduction des risques. Que ce soit en lien avec l’utilisation de matériel pour les usagers de drogues ou par rapport à des pratiques sexuels. Donc on est un lieu d’accueil de jour ouvert tous les jours et après on va faire du mobile, de l’aller vers. Donc on va aller en milieu festif. On va faire du travail de rue. On intervient aussi sur la faculté de Nanterre de manière hebdomadaire. Donc on essaye de toucher un peu différents types de publics, que ce soit les jeunes ou les personnes plus âgées.

Sandra : Aujourd’hui, il y a quand même beaucoup moins de personnes usagères de drogues qui sont touchées par le VIH.

Anna : C’est vrai. Après les personnes usagères de drogues sont d’autant plus touchées par l’hépatite C qui est très transmissible, par qu’au niveau seringue ou sans préservatif mais aussi par exemple les “roule ta paille”, les personnes qui consomment de la cocaïne et qui sniffent, sont exposées à ça. Et c’est vrai que par exemple, distribuer des seringues n’auraient pas de sens à Solidays mais par exemple des jeunes qui consomment de la cocaïne et qui partagent leur paille sont exposés à une transmission de l’hépatite C.

Fin de l’enregistrement.

Sandra : Anna au micro de l’émission Vivre avec le VIH qui nous a parlé de l’association Sida Paroles qui se situe dans le 92. Y-a-t-il des réactions ?

Mohamed : Je trouve que c’est une bonne idée. Il était temps qu’il y ait des avancées dans ce domaine-là parce que c’est un public qui est souvent exclu et laissé à l’abandon. Je parle surtout des toxicomanes et usagers de drogues et donc qu’il y ait des officines pour qu’ils trouvent un peu plus d’hygiène et de compréhension, c’est très bien. Je trouve que c’est bonne idée.

Christian : Tout à fait, eux ils se sont un peu plus apitoyés sur les consommateurs de drogues. C’est très bien, c’est bien ce qu’ils font. Voilà pourquoi l’intérêt d’organiser des mouvements comme les Solidays qui réunit un panel, une panoplie d’associations diverses. Chacune de ces associations jouent bien son rôle.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE