Forum des auditeurs : la maison de vie à Carpentras un « asile de paix où se vit l’amour dans le sens le plus large du terme »

, par Sandra

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Forum des auditeurs : la maison de vie à Carpentras un « asile de paix où se vit l’amour dans le sens le plus large du terme »

- Romance

La maison de vie , je la résume en un mot : asile de paix où se vit l’amour dans le sens le plus large du terme. Et qu’il en soit ainsi.
Merci PRINCESSE.

Sandra : Elle parle de la maison de vie qui est située à Carpentras, donc un lieu de repos, de vacances, spécialement, uniquement pour les personnes vivant avec le VIH, les personnes séropositives. Elle dit merci princesse parce que la maison de vie existe sous l’impulsion de la princesse de Monaco, Stéphanie…

Yann : Avec son association Fight Aids Monaco.

Sandra : Je sais que dans l’équipe il y a des personnes qui ont déjà été à la maison de vie. Yann, on t’a déjà entendu là-dessus. Mais Mohamed, pas encore. Tu as eu l’occasion d’aller à la maison de vie à Carpentras. Carpentras, ça se situe où déjà ?

Yann : Juste à côté d’Avignon. A 25 km d’Avignon.

Sandra : Donc déjà, on change de cadre. Nous qui vivons à Paris, ça fait du bien de voir autre chose. Mohamed, comment s’est passé ton séjour à la maison de vie ?

Mohamed : Moi, ça a été. J’ai très bien apprécié parce que c’était le contexte de la province. Donc déjà, c’était agréable. Et puis ça changeait un peu de la région parisienne. Arrivé là-bas, j’ai trouvé des gens accueillants, qui m’ont proposé plusieurs activités, en groupe. On était une dizaine ou une quinzaine. Ils nous proposaient plusieurs activités, de chants, de théâtre, de musique. Et le séjour s’est bien passé. J’ai trouvé ça très agréable.

Sandra : Tu es resté combien de temps ?

Mohamed : 10-15 jours.

Sandra : Est-ce que tu pourrais nous donner comme ça, un ou deux exemple d’activités que tu as fait ?

Mohamed : J’ai fait du chant, du théâtre, du vélo, de la promenade.

Sandra : Tu chantes bien ?

Mohamed : Oh ! En groupe, oui (rires).

Sandra : En play back ? (rires)

Mohamed : En chorale ! (rires). Parfois c’était des ateliers d’écriture, parfois des sorties, parfois des discussions qui finissaient sur un débat entre nous ou autour d’un film, d’un sujet spécifique. Pas spécialement lié à la maladie. Comme chacun porte tous ses problèmes. On essaye plus de les évacuer que de les porter.

Sandra : D’accord. Yann, as-tu quelque chose à rajouter sur la maison de vie ?

Yann : Oui, c’est vraiment un cadre de paix comme dit mon ami et avec une nourriture des plus classieuse. J’ai pu manger du turbo par exemple. On est vraiment chouchouté. Après, je ne vous cache pas que j’ai pu profiter d’un séjour familial et je les trouve extrêmement plus pointus dans les séjours individuels que dans les séjours familiaux. Je crois que, à part le Comité des familles qui sait vraiment bien gérer les familles, c’est difficile. Ils sont un peu débordés par toute cette jeunesse turbulente et comme ils sont un petit peu monégasques voire suisses je dirai, donc l’horaire est l’horaire ! Mais avec les enfants, vous savez, il faut toujours s’adapter. Surtout quand les parents, c’était le cas du séjour où j’ai été. Il y avait des parents qui étaient submergés par ses enfants qu’ils avaient du mal à gérer, je pense à une maman qui était toute seule, qui venait de Marseille. Donc je crois que là-dessus, ils devraient peut-être se rapprocher de nous pour savoir comment mieux gérer ce type de séjour familial.

Sandra : Notre expertise quoi ! Tu veux qu’ils t’embauchent, c’est ça ?

Yann : Oh non, non. C’est trop académique pour moi.

Sandra : Ah oui d’accord ! Vive le Comité des familles alors ! (rires)

Yann : Exactement ! En revanche, je le propose à tous, aller vous reposer un moment quand vous êtes submergés par votre histoire, par vos médicaments, par votre cursus de santé. C’est vraiment un havre de paix.

Sandra : Christian, tu connais la maison de vie à Carpentras ?

Christian : Non, pas du tout. Si jamais je m’y rends, je chercherai à rencontrer la princesse !

Sandra : Ah, tu veux voir Stéphanie ! (rires)

Yann : Je donne le tuyau, car je le connais, la princesse rend visite à la maison de vie toujours au mois de juin !

Sandra : Quand il fait beau quoi. Enfin, en même temps dans le sud, il fait souvent beau, mais au moins là elle est sûre du temps (rires). Et comment on fait alors pour aller à la maison de vie ? Christian n’a jamais été, comment il fait ?

Yann : C’est très simple, soit on tape sur google ou autre moteur de recherche, “maison de vie” on peut remplir la demande d’inscription par internet ou alors on appelle directement, ce que je conseille de faire, comme ça, ça crée un premier lien déjà avec toute l’équipe. Et ensuite, alors ne vous étonnez pas, ils demandent énormément de renseignements. C’est parce que des personnes mal intentionnées se sont déjà fait passer pour des séropositifs pour profiter de ce type de service. Donc ils vous demandent vos bulletins de salaire. Ils vous demandent votre ordonnance qui me parait tout à fait normal d’ARV…

Mohamed : Un accord médical…

Yann : Un accord médical car ce n’est pas une structure médicalisée. Voilà. Ils se protègent justement pour être sûr d’avoir un public comme nous.

Christian : Et franchement, à ce niveau, je suis très d’accord parce que très honnêtement, beaucoup de personnes se sont greffées, se font passer pour les nôtres alors qu’ils n’ont jamais été nôtres. Si je prends un exemple, du fait que ça donne des papiers et tout, beaucoup de personnes se font passer pour des séropositifs, espérant avoir les papiers, alors que non. Donc c’est très important…

Sandra : De toute façon, ils se font prendre.

Yann : Bravo à eux en tout cas, bravo au travail que fait toute l’équipe de la maison de vie et on embrasse Didier et toute sa bande.

Sandra : Et merci Romance pour ton message. N’hésitez pas à réagir sur le site comitedesfamilles.net

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE