Sandra Nkaké, à l’émission Vivre avec le VIH : « Que veut dire charge virale indétectable ? »

, par Sandra

JPEG - 2.7 Mo
Sandra Nkaké
Sandra Nkaké, à l’émission Vivre avec le VIH : « Que veut dire charge virale indétectable ? »

Sandra Nkaké : J’ai juste une petite question, parce qu’on a demandé à pas mal de nos potes d’écouter cette émission spécialement. La question c’est qu’est-ce que veut dire charge virale indétectable ? Parce qu’il y a plein de gens qui ne savent pas ce que ça veut dire.

Sandra : Alors Alexandre, question pour toi ! (rires). C’est le stagiaire de l’émission.

Alexandre : Oula, alors ça y est, j’ai la pression !

Sandra : Il a chaud là !

Alexandre : Pourquoi !? Non mais c’est très important en effet. Charge virale indétectable c’est quand au bout de 6 mois de traitement il me semble ? Oui ? Bon.

Yann : Minimum.

Alexandre : Jusque-là c’est bon, je peux passer à autre chose ? (rires). Au bout de 6 mois de traitement minimum… le virus n’est plus transmissible…

Sandra : Aller, je vais t’aider. C’était pas mal, tu étais bien partie.

Yann : La charge du virus dans le sang n’est plus quantifiable.

Sandra : Voilà, dans le sang, on ne peut plus la voir. Et quand on dit qu’une personne séropositive a une charge virale indétectable, ça veut dire que le virus dort dans son corps, il est caché dans des réservoirs et du coup cette personne-là ne transmet plus le VIH si elle n’a pas d’autre MST, si elle continue de bien prendre son traitement.

Sandra Nkaké : D’accord donc elle ne transmet plus a priori pour toujours ?

Yann : Oui, si tu veux la protection des médicaments…

Sandra Nkaké : Si elle continue bien son traitement.

Yann : Avec une bonne observance voilà.

Sandra Nkaké : Waouh. Ok. Merci beaucoup.

Yann : Et tu vois la super nouvelle pour nous qui étions, avant 1995, les gens mouraient comme des mouches. Donc on a une chance folle avec cette maladie c’est l’évolution rapide de la science et de la prise de conscience. Peut-être parce que ça a touché l’amour, le sexe et tout ça. Mais voilà, il y a d’autres maladies un peu plus rares et qui sont à l’abandon. Donc ça, c’était bien que tu poses cette question parce que ça rassure aussi tout le monde et ça nous permet de dire que les séropositifs peuvent faire des bébés maintenant.

Sandra : Oui grâce aux traitements aussi.

Alexandre : Et cette question, je l’avais posée lors d’un micro-trottoir et personne n’était au courant qu’il pouvait avoir une charge indétectable.

Sandra Nkaké : Bien sûr.

Alexandre : C’est quelque chose qui n’est absolument pas su, vraiment personne ne connait. Moi-même, il y a un mois, je n’étais pas au courant. D’ailleurs ça s’est un peu vu (rires).

Sandra Nkaké : En fait, moi je pense qu’on a le droit de ne pas savoir mais on n’a pas le droit de ne pas se poser de questions. C’est pour ça que je me suis permis de poser la question parce que quand on ne sait pas quelque chose, il faut quand même demander, il y a forcément une réponse quelque part à trouver.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE