Sylvie Grondin, maire adjoint à la ville de Saint-Brieuc, s’engage à aider les séropositifs bretons à trouver un local !

, par Sandra

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Sylvie Grondin, maire adjoint à la ville de Saint-Brieuc, s’engage à aider les séropositifs bretons à trouver un local !

Sandra : Bien, de retour à l’émission de radio Vivre avec le VIH, et nous partons en Bretagne, plus précisément à Saint-Brieuc, Yann, tu étais parti avec quelques membres du Comité des Familles, pourquoi ?

Yann : Alors figure-toi qu’on a eu un contact d’une demoiselle, Morgane, qui nous avait découverts par le site, et qui souhaitait avec un enthousiasme débordant, et deux compères, les deux Pascal, dont un qui est artiste, Mister X, et un autre qui habite Rennes, on va dire Pascal de Rennes et Mister X. À trois, ils veulent monter une antenne qui ressemblerait point par point au Comité des Familles. Donc on est allé à la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) qui leur a ouvert les portes pour la première réunion, et il y avait 17 personnes très motivées.

Sandra : Très bien ! Et bien, on s’écoute ça, puisque tu nous as fait un reportage là-bas, tu as fait tes premiers pas en tant que journaliste. Après, on va voir si je te donne ta carte de presse ou pas, Yann !

Début de l’enregistrement.

Yann : Bonjour, présentez-vous, vous êtes à Saint-Brieuc aujourd’hui, pour quelle raison ?

Pascal : Nous tenons ici une réunion d’information avec les gens qui veulent s’associer avec le Comité des Familles de Saint-Brieuc, et à cette occasion, nous vous proposons de nous rencontrer afin d’unir nos forces.

Sarah : Et bien moi je m’appelle Sarah, je donne des cours de yoga au Comité des Familles
à Paris, je suis venue accompagner et soutenir mon ami Yann, et Bruno, pour apporter ma pointe de bien-être, et pour le Comité des Familles à Saint-Brieuc. Je suis très contente d’être là.

Yann : Bonjour ! On s’était vu au COREVIH Bretagne il y a six ou sept mois, au mois de février ?

Une femme : Absolument !

Yann : Tu as une meilleure mémoire que moi, et je vois que tu es toujours resplendissante, bon, ça ne se voit pas beaucoup à la radio, c’est sûr, mais j’en fais part aux auditeurs, auditrices. Tu es là pour quoi ?

Une femme : Déjà dans le but de participer à cette réunion d’information multigénérationnelle, et puis pour que tout le monde soit un petit peu open sur cette maladie, cette pathologie, virus, et autres. Et pour revoir des amis justement que j’ai découverts, que j’ai rencontrés, avec qui j’ai fait connaissance au mois de février, lors de cette fabuleuse journée COREVIH.

Yann : Et donc tu veux faire partie de ce projet de monter le Comité des Familles de Saint-Brieuc, peut-être ?

Une famille : C’est bien possible, Monsieur L’Abbé !

Yann : Je te remercie mille fois ! Et toi, si tu veux bien te présenter, ou dire pourquoi tu es là aujourd’hui ?

Gilles : Moi je m’appelle Gilles et je suis de Plésidy, là où habite mon copain Pascal qui va nous chanter une chanson aujourd’hui, entre autres, et je suis là parce que c’est mon copain et parce que je suis copain avec tout le monde !

Yann : C’est génial, c’est une très bonne formule, et merci à toi !

Yann : Bonjour, tu es aujourd’hui à Saint-Brieuc, pourrait-on en connaître la raison ?

Bruno : Bonjour, je suis Bruno, Président du Comité des Familles sur Paris, c’est sur invitation de Morgane, une de nos correspondantes sur la Bretagne, donc on vient pour lui apporter un peu notre savoir-faire. Présenter notre Comité des Familles de Paris, qu’est-ce qu’on fait de beau, voilà, pour l’aider. Tout ça, c’est pour l’aider, si elle peut recréer ici ce qu’on fait nous à Paris quoi.

Yann : Morgane vous a rencontrés comment ? Vous êtes visible de Paris à la Bretagne ?

Bruno : C’est vrai que même si on est un peu centralisé sur Paris, on a pas mal de portails d’accès, on a autant par le biais de la radio, on a des émissions deux fois par semaine.

Yann : Qui s’appelle comment ?

Bruno : Vivre Avec Le VIH. On a aussi le site Internet, et pareil, après on diffuse pas mal de nos calendriers, de flyers dans les hôpitaux, donc ça fait effet. Elle nous a rencontrés, je crois, par le biais de la radio. Elle a pris les coordonnées, et voilà, tout s’est fait. Donc on a des correspondants aussi dans les régions, donc dès qu’on a l’occasion et qu’ils mettent en place un évènement, on vient pour les épauler quoi.

Yann : Et sur Paris vous faites quoi exactement ? [rires] Tu as vu Sandra, je l’assassine !

Bruno : Juste en résumé en trois mots hein ! Donc on est une association créée par et pour les personnes séropositives. On est parti ? On arrête là, coupez net !

Le président de la MJC : Je suis en fait le Président d’une association qui s’appelle L’Odyssée, créée par moi et les jeunes de quartier en fait, pour pouvoir aider, conseiller, aider les jeunes à mettre en place des projets persos ou pros. Donc on a commencé comme ça, avec des restos-chat, souvent on se voyait avec les jeunes tous les lundis à la MJC, parce qu’on est à la MJC du Plateau de Saint-Brieuc. C’est eux qui nous prêtent les locaux. Vu que je suis placé ici, mon bureau est ici, tu vois, donc on passe les locaux normalement.

Yann : Et toi ta fonction, c’est quoi, animateur au départ ?

Le président de la MJC : Président, moi je suis Président de l’association, je suis animateur, je suis manager aussi, et organisateur de soirées.

Yann : D’accord, donc c’est une triple ou quadruple casquette ! Et par rapport à ton action, par rapport au VIH, qu’est-ce que toi tu ressens sur Saint-Brieuc ? Parce qu’apparemment, beaucoup de gens qui sont venus à cette réunion aujourd’hui, organisée pour la première réunion du Comité des Familles de Saint-Brieuc, qu’est-ce que tu as comme image ou comme ressenti que les gens t’expliquent par rapport au désert de… ?

Le président de la MJC : On n’en parle pas beaucoup, les gens n’en parlent pas beaucoup, de ça, c’est, on peut dire tabou.

Yann : Comparé aux capitales quoi déjà.

Le président de la MJC : Oui, voilà, mais capitale ce n’est pas pareil. Il y a plus de monde, il y a plus de moyens…

Yann : Comparé aux capitales il y a beaucoup plus de silence.

Le président de la MJC : Il y a plus de moyens, et puis les gens préfèrent rester ignorants. Les gens sont dans l’ignorance et donc ils sont dans la crainte. Quand on est dans l’ignorance on ne sait pas, et donc quand on ne sait pas, on a peur. Et dont on a peur… On s’écarte. C’est exactement ça, c’est comme cela que sont les gens. Ici en tout cas, c’est comme cela que je les vois, moi il n’y a que Morgane, c’est par rapport à Morgane que… J’ai voulu la lancer parce que je n’ai pas trouvé ça normal qu’il n’y ait pas d’asso pour ça ici, à Saint-Brieuc. Quand elle m’en a parlé, je lui ai dis que moi, avec mon asso…

Yann : Oui, et puis elle a vécu un max de discrimination aussi.

Le président de la MJC : Oui, voilà, et moi avec mon asso, je peux, il y a possibilité de faire un truc, donc on se lance, et puis derrière elle fait son truc toute seul quoi.

Yann : Donc toi tu vas les suivre, si jamais ils continuent à monter leur antenne.

Le président de la MJC : Carrément ! Carrément.

Yann : Et bien écoute, un grand merci en tout cas.

Le président de la MJC : C’est normal, franchement c’est normal.

Yann : Et d’une manière ou d’une autre on peut suivre les actions que vous faites avec les jeunes et tout ?

Le président de la MJC : Oui, sur le Facebook, L’Odyssée Asso. [...] Et comment dire, on est en train de créer un café social justement et ce serait bien que la structure, votre asso se greffe aussi au café social.

Yann : Oui, que vous nous ouvriez un petit peu les portes ?

Le président de la MJC : Dans le café social, ce qu’on veut…

Yann : Que les citoyens reprennent le lieu, quoi.

Le président de la MJC : Que le lieu justement appartienne au citoyen. On va mettre épicerie, aide aux personnes, un peu de tout, quoi.

Yann : On en a marre que les grandes têtes pensent à notre place.

Le président de la MJC : Et ça ça fait trois ans que j’en parle ici aux élus tu vois, ça commence à germer le café social. Il faut juste qu’on ait les moyens quoi.

Yann : Et alors j’ai entendu dire par ton ami Mister X que tu faisais une création ?

Le président de la MJC : Oui, parce qu’en fait je m’occupe aussi de jeunes, tu vois, de jeunes artistes. En fait je suis en recherche en ce moment, j’ai déjà 4 artistes, dancehall, rap, voix un peu lyriques, donc là on est en train de créer des choses. On a nos beatmakers, ce qui veut dire qu’on a nos instrus, toutes les instrus sont à nous, on en fait au moins deux par jour donc on charbonne comme on dit. L’équipe est là, on est opérationnel. Le projet c’est, en fait, de sortir un EP pour chaque artiste.

Yann : Comme son propre label ?

Le président de la MJC : Non, justement, on a notre label, on va créer notre label, l’Odyssée.

Yann : Et bien nous sur la radio on va te suivre alors ! Dès que tu as des news on essaie de balancer le nouveau son que vous sortez, ou un truc comme ça !

Le président de la MJC : Oui, avec plaisir. Avec grand plaisir même.

Yann : Bonjour Sylvie, tu es aujourd’hui sur Saint-Brieuc, je te croise à la MJC, peux-tu te présenter et nous dire pourquoi tu es venue dans ce lieu merveilleux ?

Sylvie Grondin : Bonjour, je suis Sylvie Grondin, je suis maire-adjoint à la ville de Saint-Brieuc, et je suis à la MJC du Plateau aujourd’hui, parce que je suis venue rencontrer une association ou future association de gens qui sont séropositifs, par rapport à Morgane aussi, que j’ai rencontrée il y a huit jours, et en écoutant ces gens, en écoutant leurs témoignages qui me touchent au plus profond de moi, j’ai envie de les aider. Ils sollicitent la ville pour avoir un local pour pouvoir se réunir, pour pouvoir y vivre, échanger ensemble sur un sujet très difficile, moralement très difficile, physiquement certes mais moralement aussi. Donc à mon petit niveau, je vais, en tant qu’adjoint de la ville de Saint-Brieuc, je m’engage à les aider en trouvant un local pour se réunir et échanger entre eux. Voilà, ça me porte, en tout cas.

Yann : Et bien moi, Yann, en tant que citoyen, j’affectionne ce type d’action, et merci en tout cas pour le Comité des Familles de Saint-Brieuc.

Sylvie Grondin : C’est moi qui vous remercie.

Yann : Bonjour, tu es venue à la réunion, à la première réunion du Comité des Familles de Saint-Brieuc. Peux-tu nous dire pourquoi et te présenter s’il te plaît ?

Françoise : Alors, je m’appelle Françoise. Pourquoi ? Parce que, ah, c’est beaucoup dire. Je me suis toujours intéressé aux gens, aux problématiques des gens, je suis un ancien travailleur social. Donc j’ai été aussi présidente d’association. J’espère pouvoir apporter ma pierre et mes compétences, voilà.

Yann : Donc tu serais prête par exemple pour le Comité des Familles de Saint-Brieuc à aider au niveau social comme tu as aidé. Tu as été toi même assistante sociale par exemple ?

Françoise : J’ai été éducateur spécialisé mais j’ai fait des interventions sur les formations d’assistantes sociales par rapport justement à l’insertion. Parce qu’il y a du boulot !

Yann : Et tu connaissais Mister X, Pascal, Pascal de Rennes, Morgane…

Françoise : Oui. Depuis… alors depuis combien d’années, je ne sais plus trop, ça doit faire une vingtaine d’années.Oh, allez, qu’est-ce que je raconte. Trente ans.

Yann : Et bien bravo pour tout ce que tu fais et encore merci Françoise.

Françoise : De rien.

Yann : Bonjour, c’est l’émission de radio Vivre avec le VIH, toi tu travailles dans la structure qui nous a reçus pour la première fois à la MJC de Saint-Brieuc. Quel est ton rôle ici et connais-tu un petit peu le Comité des Familles qui veut se monter à Saint-Brieuc ?

Un animateur de la MJC : Alors, à la MJC du Plateau je suis animateur jeunesse avec les 11-17 ans, j’ai eu vent de la création de l’association par Morgane qui est venue nous rencontrer à la MJC du Plateau, qui est une ancienne adhérente de la MJC, si je ne me trompe pas.

Yann : D’accord, génial. Et toi par exemple, sais-tu qu’un séropositif qui est maintenant bien traité pendant six mois, qui n’a pas de MST, n’est plus contaminant ?

Un animateur de la MJC : Non. Alors c’est un sujet que je connais vaguement, mais pas dans les détails. Et pourtant, j’ai une compagne qui travaille dans le milieu médical, qui accompagne des femmes séropositives enceintes. Qui est sage-femme à l’hôpital donc.

Yann : D’accord. Et bien je te remercie beaucoup en tout cas de nous avoir ouvert les portes.

Un animateur de la MJC : Avec plaisir, vous êtes les bienvenus ! Vous revenez quand vous voulez.

Yann : Bonjour, je te croise à la première réunion des séropositifs, les séropositifs et ceux qui les aiment, à Saint-Brieuc, le Comité des Familles à Saint-Brieuc. C’est quoi cette histoire ?

Une femme : Cette histoire c’est une rencontre, déjà, avec une jeune femme, Morgane, qui m’a épatée par son courage et sa volonté, donc j’ai voulu la soutenir. C’était la première réunion, je me suis dit, je ne vais pas la louper.

Yann : Et tu es toi-même concernée ?

Une femme : Je suis moi-même concernée depuis bientôt trente ans.

Yann : D’accord. Et ta qualité de vie s’est-elle améliorée dans le cursus des années ?

Une femme : Bah oui, quand même.

Yann : Par la trithérapie, déjà.

Une femme : Par la trithérapie bien sûr, par le travail aussi qui a été fait partout. Je ne sais pas comment dire, amélioré, oui ça s’est amélioré par rapport à ça mais ce n’est jamais parfait. Ce n’est jamais parfait parce que je m’aperçois en retournant en province qu’en fait il y a plein d’autres choses qui ne vont pas dans les secteurs médicaux, mais aussi autour. Lorsque l’on est soigné en hôpital, c’est des services spécialisés, donc tout va bien, mais dès qu’on sort de son contexte, ça ne va plus. Les gens, autour de toi, SIDA, VIH, ils mélangent tout. Ils disent VIH comme SIDA comme si on était porteur de tout. Alors que ce n’est pas vrai.

Yann : Alors c’est marrant parce qu’on dirait que tu parles comme quelqu’un qui a vécu dans une très grande ville.

Une femme : Oui, j’ai grandi dans une très grande ville, j’ai grandi, non, j’ai vécu dans une très grande ville mais j’ai aussi vécu dans des petites villes, et donc maintenant je fais vraiment la différence entre…

Yann : Le Paris, à Paris on est très privilégiés donc.

Une femme : À Paris oui, mais je pense que dans d’autres grandes villes aussi puisqu’on a plus de choix, il y a plus de moyens aussi. Et il y a un anonymat aussi qu’on n’a pas en province, donc du coup c’est plus facile de s’exprimer dans des grandes villes où l’on va être plus anonymes que dans une petite ville où tout de suite, on va être catalogués.

Yann : Alors sur la réunion qui a duré, je ne sais pas, peut-être trois heures, hein, je crois que vous être restés trois heures ensemble, sur la réunion, tu as proposé de t’investir comment, dans le Comité des Familles, parce que c’est basé sur l’autogestion.

Une femme : Et bien du temps. Donner du temps déjà. Je sais faire des petites choses, je ne sais pas si elles seront compatibles mais sur les questions administratives, la gestion, puisque ça a été longtemps mon travail aussi. Après je suis assez combative, je ne suis pas très publique, je n’aime pas être devant donc ça ne sera pas mon fort, mais derrière je suis très bonne en pilier.

Yann : Bonjour ! Peux-tu te présenter, tu étais je crois à la première réunion du Comité des Familles de Saint-Brieuc, qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Un homme : Oui, je suis bien venu à la réunion du Comité des Familles, donc j’ai rencontré un groupe très intéressant avec beaucoup d’échanges, l’envie de construire quelque chose sur la région de Saint-Brieuc pour accompagner les personnes séropositives, créer du lien et participer à des activités. Donc moi personnellement, l’attente que j’ai par rapport à cette association c’est de pouvoir apporter quelque chose à l’association et aussi qu’elle m’apporte en échange, donc un soutien, un temps de parole, une écoute. Donc moi je suis séropositif depuis treize ans, enfin, dépisté depuis treize ans, ce qui me manque en fait, c’est de pouvoir côtoyer d’autres personnes séropositives pour échanger sur cette problématique, puisque c’est vrai que quand on est concerné par cette maladie, on est rapidement isolé face à cette maladie. Même si on n’est pas isolé socialement et professionnellement, on est quand même en situation d’isolement par rapport à la maladie.

Yann : Ecoute, je trouve ça très courageux et merci pour ton témoignage.

Un homme : C’est moi qui te remercie !

Yann : Pascal, je voulais savoir, tu finis la première réunion pour le Comité des Familles Saint-Brieuc, où tu es le vecteur avec Morgane et Pascal de Rennes. Je souhaiterais savoir qu’est-ce que tu ressens à la sortie de cette réunion.

Pascal : Déjà, je ressens le fait qu’il y a un réel besoin d’accompagnement des gens malades, et des gens qui ne le sont pas, pour la compréhension. Et beaucoup de repos au fond de moi-même. Parce que plus de trente ans que je lutte, que je soutiens les gens et tout ça, et là maintenant, il faut que je m’occupe de moi. Et je sens qu’il y a de la ressource, que ces gens-là vont s’occuper de moi aussi, donc c’est un petit peu de vacances, enfin, c’est le soleil, la roue tourne, et ce que nous on a subi, d’autres ne le subiront pas, et je suis content. C’est pour moi des vacances, les premières vacances depuis plus de trente ans ! Donc, j’ai eu des premières vacances déjà quand je suis monté à Paris au Comité des Familles, parce que j’ai senti qu’il y avait des gens intégrés, qui étaient là pour nous aider, qui nous donnaient la parole, mais là ! Et puis ça va me donner encore plus envie d’écrire, de composer, en tant que Mister X aussi, et de vous amener du plaisir. Donc c’est ça que je ressens, une sérénité. Et ça fait du bien.

Yann : Moi aussi j’ai assisté à cette réunion, j’ai trouvé vraiment que les gens répondaient à l’idée de l’autogestion, au fait qu’ils avaient envie de prendre les choses en main, et il y a déjà plein d’idées qui ont été proposées, donc je n’ai qu’une chose à dire, à vous féliciter, vous trois, et tous les nouveaux acteurs de ce futur Comité des Familles de Saint-Brieuc, bravo.

Pascal : Oui, après il faut savoir que moi des fois je parle beaucoup, je lance des choses, mais c’est pour des réflexions, il en faut un, on appelle ça parfois l’emmerdeur. Celui qui va dire les choses qu’il ne faut pas au moment où il ne faut pas, ou au moment où il faut, par respect pour l’avenir et c’est ce qui fait avancer donc merci à tous ceux qui supportent parfois mes bêtises, et à bientôt !

Yann : Merci à toi Pascal. Kenavo !

Pascal : Kenavo !

Yann : Oui parce qu’on est à Saint-Brieuc devant la MJC qui nous a ouvert ses portes ! Voilà, parce qu’on ne peut finalement compter que sur les vieilles structures de MJC que l’on a connues, nous les vieux darons.

Pascal : C’est ça, qui protégeaient les jeunes.

Yann : Qui étaient les seuls espaces culturels qui existaient dans les p*** de villes, donc je leur dis merci puisque pour l’instant la mairie ne nous a pas ouvert, les hôpitaux ne nous ont pas ouvert, là, il y a une élue qui est venue, qui nous a promis.

Pascal : C’est une avancée.

Yann : Donc on a l’espoir !

Pascal : Big Up !

Yann : Alors nous sommes sur le quai, le week-end s’achève, je vais demander à chaque personne qui est encore avec nous, de donner un seul mot, un mot qui relaterait pour lui, le week-end. Un mot, Bruno.

Bruno : Kenavo !

Yann : Un mot, Pascal.

Pascal : Cheers ! Pour être un peu international.

Yann : Un mot, s’il te plaît, Martine, un seul mot sur ton week-end, si tu veux le définir en un mot.

Martine : Je vous aime.

Sarah : It was so exciting. I love it.

Yann : Un seul mot pour parler du week-end que vous avez passé, en un mot ?

Un homme  : Formidable.

Yann : Et vous, jeune homme ?

Le jeune homme : La même chose.

Fin de l’enregistrement.

Sandra : Et nous arrivons au terme de notre reportage à Saint-Brieuc, bravo Yann, alors là je ne peux que te donner ta carte de presse hein, alors là bravo. Alexandre, je crois que tu as une grosse concurrence puisque le 7 novembre, tu seras présent à Saint-Brieuc pour nous raconter la suite des aventures, là où ils vont donner une conférence de presse.

Alexandre : Oui, là j’ai la pression !

Sandra : Attention, je veux une qualité supérieure ! En tout cas gros bisous Morgane, et je pense à Martine, Pascal, Mister X…

Yann : Françoise…

Sandra : Oui, tous ceux que tu connais et que je ne connais pas encore. Mais franchement, gardez cette motivation, on est là pour vous soutenir !

Transcription : Alexandre Bordes