Sculpture sur bois et reggae : Philippe Francisque, mélomane aux chênes

, par Sandra

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Sculpture réalisée par Philippe Francisque
Sculpture sur bois et reggae : Philippe Francisque, mélomane aux chênes

Yann : Philippe, tu es un ami de Lolita, donc de ma fille et je te donne le micro comme me fait signe Lucien, merci Lucien. Et tu as eu la gentillesse de rencontrer le Comité des familles très brièvement parce que Lolita t’en a parlé, parce que je t’en ai parlé, et j’ai vu tes sculptures dans ton atelier que tu partages avec d’autres personnes.

Philippe : C’est ça, oui.

Yann : Et tu habites où ?

Philippe : Alors moi je viens de Montreuil-sous-Bois. Je suis venu participer parce que je connais Lola, et que j’ai été sensibilisé. J’ai trouvé ça très intéressant. J’écoute depuis tout à l’heure les interventions attentivement.

Yann : Toi tu es tout jeune, tu as quel âge Philippe ?

Philippe : Alors j’ai 31 ans, ça fait une dizaine d’années que je pratique la sculpture maintenant.

Yann : Et le bois parce que tu me disais que tu avais commencé comme jardinier paysagiste...

Philippe : C’est ça j’ai commencé par être jardinier, durant les études de paysagisme j’ai découvert le bois. J’ai pas mal dessiné donc j’en suis venu à vouloir travailler du volume et donc je me suis impliqué et de fil en aiguille j’ai rencontré des gens qui m’ont transmis ça et voilà aujourd’hui.

Pascal : La première sculpture c’était un chèque alors ?

Philippe : Non, ce n’était pas un chèque ! Chèque en bois, j’aurais bien aimé (rires)

Yann : Écoute c’est déjà super gentil et puis tu as eu envie de nous faire partager une de tes passions qui est la musique reggae et sur ce, on va balancer, notre ami… je te laisse le présenter parce que c’est énorme.

Philippe : Ah oui, Burning Spear. Un petit Burning Spear.

Sandra : Ah bon, direct ? Moi j’avais une question à poser à Philippe, direct.

Philippe : Dis-moi, vas-y, je t’en prie.

Sandra : Alors tu as entendu pas mal de témoignages de personnes concernées par le VIH. Donc est-ce que tu aurais un message, pour toutes les personnes qui nous écoutent, qui ne sont pas là, mais qui nous écoutent, qu’est-ce que tu pourrais leur dire ? Admettons une personne qui vient d’apprendre sa séropositivité, quels seraient tes premiers mots ? Je ne sais pas si tu as des frères et sœurs, par exemple ?

Philippe : J’ai un frère, oui, et, qu’est-ce que je pourrais dire ?

Sandra : Alors voilà, si ton frère t’annonçait « Je viens d’apprendre ma séropositivité », quels seraient tes premiers mots pour lui ?

Philippe : Mes premiers mots, ce serait le soutenir, ça reste mon frère, ça reste une personne. Je pense que la peur joue énormément, l’inconnu. Comme je disais, j’ai entendu beaucoup de témoignages, des gens, ou ne sont pas au courant, ont des idées ou pratiquent des religions, enfin il y a beaucoup de choses qui peuvent disperser. Je pense que l’essentiel c’est comme l’a dit Pascal, je pense qu’on est tous humains, qu’il y a beaucoup de choses qui peuvent arriver à tout le monde. Et donc il faut soutenir les gens. Moi je parle en tant qu’artiste aujourd’hui. Les artistes comme les musiciens, peuvent pousser les tabous, témoigner, apporter des questionnements et pousser les gens à dépasser toutes leurs craintes et tout ce qui fait je pense que, que les gens ont peur de s’exprimer ou vivent plus difficilement leur situation.

Yann : On mettra tes contacts si les gens veulent visiter les autres sculptures que tu fais, parce que tu travailles uniquement le bois ?

Philippe : Je travaille le bois, je dessine également à l’encre. Si vous voulez passer à l’atelier, il n’y a aucun souci. Avec plaisir.

Sandra : Alors tes sculptures on les verra sur le site comitedesfamilles.net, il y a Alexandre qui va en faire une belle vidéo de présentation et vous pourrez voir, chers auditeurs, les magnifiques sculptures que fait notre ami Philippe.

Philippe : Merci beaucoup.

Transcription : Alexandre Bordes

En savoir plus sur Philippe Francisque :

Son site internet => polesculpture.canalblog.com