Marisol Touraine : « Le cancer colorectal peut être soigné 9 fois sur 10 lorsqu’il est pris à temps »

, par Sandra

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Marisol Touraine
Marisol Touraine : « Le cancer colorectal peut être soigné 9 fois sur 10 lorsqu’il est pris à temps »

Alexandre : Vous l’entendez peut-être depuis quelques jours à la radio par exemple, cet appel au dépistage du cancer colorectal qui se répète assez inlassablement à la radio. Une nouvelle campagne de communication, c’est ce que bénéficie le nouveau test de dépistage présenté par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, Marisol Touraine le 6 Mai dernier.

Début de l’enregistrement.

Marisol Touraine : Il existait un test de dépistage qui va désormais être remplacé par un nouveau test immunologique plus simple à utiliser et qui va permettre de faciliter et la vie des médecins, et la vie des patients.

Fin de l’enregistrement.

Alexandre : Le cancer colorectal, c’est 42 000 nouveaux cas par an et ça touche, donc, les régions du colon et du rectum. Comment se procurer ce test alors ? Il suffit d’en faire la demande à son médecin traitant après l’avoir consulté. En effet, sont exclus de ce grand programme les cas avec des antécédents personnels ou familiaux de polype, des cancers ou des maladies du colon, des cas de douleurs abdominales ou troubles digestifs. Alors le test est simple, et ne nécessite qu’un seul prélèvement de selles qui devra être envoyé dans les 24h par la suite. Les traces de sang permettent de détecter les lésions précancéreuses et les risques de cancer colorectal. Mais pour qui est-il destiné, alors ?

Début de l’enregistrement.

Marisol Touraine : Ce cancer tue entre 17 000 et 18 000 personnes chaque année en France, or il peut être soigné dans 9 cas sur 10 lorsqu’il est pris à temps et c’est pour cela qu’il faut que toutes les personnes de 50 à 74 ans hommes comme femmes se fassent dépister tous les deux ans. Ce qui est important quel que soit l’âge auquel on commence le teste, auquel on réalise le premier test, c’est de bien recommencer, répéter cette opération de dépistage tous les deux ans.

Fin de l’enregistrement.

Alexandre : Tous les deux ans à partir de 50 ans, jusqu’à 74 ans. Mais pourquoi une telle marge ? Pourquoi pas avant, ou après ? Pour faire simple, les lésions précancéreuses apparaissent en général à partir de la cinquantaine et mettent plusieurs années à se développer et devenir malignes.

La campagne du dépistage contre le cancer colorectal est donc bien partie, l’occasion de dire que les séropositifs n’ont pas un risque accru d’attraper ce cancer, contrairement au cancer du canal anal qui est bien différent, c’est ce qu’à souligner Agnès Buzyn, la présidente de l’Institut National du Cancer au micro de Vivre avec le VIH.

Début de l’enregistrement.

Agnès Buzyn : Ce dépistage détecte les cancers colorectaux, le dépistage du cancer du canal anal doit se faire par touché rectal par le médecin généraliste ou en cas de signe douloureux pendant les selles. C’est une autre symptomatologie et ça ne passe pas par la détection de sang dans les selles.

Fin de l’enregistrement.

Alexandre : 17 500 c’est le nombre de décès dus au cancer colorectal en France, les objectifs de ce programme de dépistage sont simples, faire baisser cette mortalité de 15%.

Sandra : Merci Alexandre. Voilà on a appris plein de choses. Alors, Yann, tu disais tout à l’heure dans ta présentation que le sujet du cancer colorectal, tu étais en plein dedans. Parce que tu es dans la tranche d’âge.

Yann : Oui, c’est dans ce sens-là, on rassure nos amis les auditeurs.

Sandra : Est-ce que ce dépistage, tu l’as déjà fait ?

Yann : Non, mais cela fait quelques années que je...

Sandra : Bah alors ?

Yann : Mais moi je n’ai pas 50 ans, mademoiselle.

Sarah : Ah, mais tu as quel âge ?

Yann : 49 !

Sandra : Ah oui, excuse-moi !

Yann : C’est sûr qu’à partir de 45 ans on commence à entendre parler de s’occuper de son colon sérieusement. Moi j’avais une question, est-ce que le cancer peut être, mais là je ne sais pas si nous aurons la réponse aujourd’hui, mais est-ce que le cancer peut être dû à une pénétration violente, je ne pense pas comme ça, mais je pose les questions parce que tu parlais de deux types de cancer possibles, l’anal et le colon.

Alexandre : Le canal anal, donc les personnes séropositives sont plus sensibles au cancer du canal anal, et le cancer colorectal c’est totalement général, enfin il n’y a pas de facteurs qui permettent de dire qu’on va être plus...

Yann : C’est peut-être une histoire de muqueuses...

Sandra : Si tu veux Yann, j’ai interviewé quelqu’un qui s’occupe du cancer anal, un proctologue, je l’avais interviewé il y a longtemps, il y a des années, je n’ai jamais pu passer son interview faute de temps, on pourra l’écouter, et donc on saura pourquoi les personnes séropositives sont plus sujettes au cancer du canal anal.

Yann : C’est bien intéressant, absolument.

Sandra : Voilà, d’autres questions, des choses à rajouter ?

Yann : Non non, moi j’ai bien fait caca ce matin. (rires)

Sandra : Merci pour cette précision ! Et bien sur ce on va faire une petite pause musicale, on se détend !

Alexandre : Bon appétit !

Transcription : Alexandre Bordes