Les experts ne parlent plus de personnes infectées mais de personnes vivant avec le VIH

, par Sandra

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Place au nouveau rapport sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH
Les experts ne parlent plus de personnes infectées mais de personnes vivant avec le VIH

Sandra : Quoi de neuf dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH ? J’ai devant moi le nouveau rapport de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et j’ai l’ancien aussi, qui date de 2010. Je montre à l’équipe radio. Deux gros pavés quand même. Un qui est bleu et un qui est orange. Je vais vous demander, voyez-vous, quand vous regarder la couverture, une différence entre ces deux rapports ?

Julienne : Oui.

Sandra : Dis-moi.

Julienne : Je vois d’abord le jaune et je vois aussi l’autre c’est gris. C’est déjà deux couleurs bien différentes.

Sandra : Bon d’accord, hormis la couleur ?

Julienne : Hormis la couleur, prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH, recommandations du groupe d’experts, rapport 2013. L’autre rapport 2010 sous la direction de professeur Patrick Yéni, prise en charge médicale des personnes infectées par le VIH. C’est déjà deux...

Sandra : Voilà, le rapport 2010 était sous la direction du professeur Patrick Yéni et le rapport 2013 c’est sous la direction du professeur Philippe Morlat. Mais il y a encore une différence.

Daniel : Effectivement d’un côté on parle de personnes infectées et dans le nouveau rapport on parle de personnes vivant avec le VIH.

Sandra : Voilà, c’est là-dessus que je voulais vous faire réagir. Vivant avec le VIH et infecté, pour vous ça change ?

Daniel : C’est une grosse différence.

Sandra : Pourquoi ?

Daniel : Personne infectée on fait allusion à des personnes, on fait vraiment allusion au virus alors que personne vivant avec le VIH c’est quand même déjà une porte ouverte vers l’espoir supplémentaire et ça veut dire que finalement on ne se contente plus de soigner les personnes, on doit les accompagner dans leur vie avec le VIH. Je pense que le rapport a pris un autre angle, on l’a écrit différemment cette fois-ci.

Sandra : Peut-être, on va découvrir ça. Julienne et Fati vous êtes d’accord avec la remarque de Daniel ?

Julienne : Bien sûr il y a une grande différence puisque la personne infectée, tu viens d’être infectée, tu ne sais même pas et c’est là que ça vient la peur. Mais quand tu vis déjà avec tu prends déjà ton traitement, tu suis déjà l’évolution du traitement et ça avance. Tu n’es plus comme la personne qui vient d’apprendre qu’elle est infectée. Mais l’autre est déjà habitué et elle s’attend déjà au résultat. Bien sûr on n’a pas encore des bons résultats mais nous sommes sur la bonne voie.

Sandra : Fati as-tu entendu la question ou veux-tu que je repose la question ?

Fati : Oui.

Sandra : C’est difficile pour toi aujourd’hui, tu es un peu fatiguée.

Fati : J’ai du sommeil en retard, depuis 3 jours.

Sandra : Tu n’as pas beaucoup dormi à cause du boulot ?

Fati : Les invitations...

Sandra : Ah invitations ! Tu fais la fête et après tu n’es pas en forme pour l’émission de radio voilà ! (rires)

Fati : Oui mais je suis devant vous (rires).

Sandra : La question c’est, là tu vois il y a le rapport Morlat, le nouveau rapport qui s’appelle prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH et l’autre c’est des personnes infectées par le VIH. Est-ce qu’entre infecté et vivant il y a une différence importante ?

Fati : Moi je crois que déjà quand tu vis avec, celui qui vient d’être infecté est un peu sous le choc. Et toi tu vis avec déjà je crois que ça fait déjà une grande différence, tu es déjà habitué et tu vis avec ton traitement, dans ta tête tu es posée par rapport à celui qui vient d’être infecté.

Sandra : Tu rejoins un peu le commentaire de Julienne. Philippe Morlat et Patrick Yéni ils ont dit que c’est pour montrer qu’on vit avec le VIH, c’est une maladie chronique et il faut apprendre à vivre...

Fati : Il faut apprendre à vivre avec, il faut déjà te dire que tu dois vivre avec et puis, je ne sais pas comment dire mais, tu vis avec, tu es déjà habitué, donc dans ta tête, tu vides un peu ta tête pour dire que je serai avec donc...

Julienne : Tout va bien.

Fati : Tout va bien.

Sandra : Le rapport Morlat comporte 16 chapitres (sans compter les annexes) soit 476 pages. Alors c’est parti, Daniel tu commences la lecture du premier chapitre...

Daniel : Le premier chapitre peut-être pas non.

Sandra : Mais non je plaisante. Voilà ce que je vous propose, chaque chapitre, enfin presque tous seront détaillés par un ou deux experts. Je peux déjà vous annoncer par exemple que le 12 novembre nous recevrons Karine Lacombe pour... Oh Karine Lacombe, Daniel ça te... tu l’as connais ?

Daniel : Oui, c’est mon infectiologue.

Sandra : Ah bah tiens, c’est ton infectiologue ? Je n’ai pas fait exprès. Elle va nous parler du chapitre co-infections par les virus des hépatites. Donc il s’agira d’une discussion et pas d’une lecture soporifique ouf ! Je vous épargne cela.

Transcription : Sandra Jean-Pierre