Rubrique culturelle : débat sur les « moules frites » de Stromae

, par Sandra

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« Quand ce dernier se lève, c’est qu’une coquille de rêve, est sortit de l’eau »
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Rubrique culturelle : débat sur les « moules frites » de Stromae

Sandra : Daniel m’a parlé d’une musique, je te laisse présenter l’artiste et la musique.

Daniel : On va dire qu’on ne présente plus Stromae, qui a 28 ans, qui est un artiste belge d’origine rwandaise, qui a sorti cet été son album racine carrée avec les deux grands tubes connus « Formidable » et « Papaoutai » que tout le monde doit connaître. Et sur cet album il y a une chanson que j’ai trouvé assez marrante qui s’appelle moules frites que j’ai voulu présenter à l’émission aujourd’hui.

Sandra : Tout le monde connait Stromae autour de la table ?

Yann, Tina, Bruno : Oui.

Julienne : Non.

Sandra : Ah tu vois tu dis tout le monde connait, bah non, on a le droit de ne pas connaître Stromae (rires).

Yann : Certainement si elle l’entend, Julienne le reconnaitrait.

Sandra : Là c’est une chanson qui n’est pas encore sortie à la radio et tout, c’est sur son album donc faut vraiment connaître Stromae pour la connaître, c’est parti.

Bruno : Les clips sont bien tournés.

Sandra : Oui, ça c’est clair, les clips sont excellents. Je vous invite à les regarder. Je vous ai mis les paroles de la musique puisqu’ensuite on fait un petit débat sur cette chanson.

Yann : Super

Diffusion de la chanson « Moules frites » de Stromae.

Sandra : Stromae qui nous chante « Moules frites » que pensez-vous du texte ? Avez-vous compris l’histoire de la chanson ?

Yann : Il semble que Paulo c’est le sexe masculin.

Sandra : Oui, on va dire c’est un gars.

Yann : Non, je crois qu’il est plus précis. Et puis ce Paulo en question a des aventures et puis une fois il tombe sur une mauvaise aventure. Ce qui est un peu discriminant c’est je pense qu’on parle d’une fille qui aurait contaminé. Ça aurait peut-être été bien, après c’est de la poésie et de la chanson, donc on ne va pas lui reprocher non plus d’écrire ce qu’il a envie tu vois. Mais voilà, nous c’est vrai quand on a le recul par rapport au VIH, on aurait aimé que ce ne soit pas forcément la fille ou le garçon qui contamine quoi. Moi c’est ce que j’ai entendu dans la chanson.

Tina : Après il parle de mourir, ça brouille aussi la réalité de ce que c’est de vivre avec le VIH. On en meurt plus aujourd’hui. C’est un peu un message à l’ancienne facile.

Yann : Bon, en même temps il a un public très jeune donc peut-être que ça peut donner envie de mettre le chapeau. On a le droit de rêver mais...

Daniel : Moi j’ai trouvé la chanson drôle, c’est du second degré. Mais après effectivement c’est un moyen de mettre des mots sur le sujet. C’est effectivement les mêmes mots qu’on entend toujours auxquels on est habitué. Sida, mort, c’est le sujet. Donc oui ça peut être...

Yann : Et en plus Stromae traite toujours de sujets assez pointus quoi.

Sandra : C’est vrai. Mais c’est clair que j’ai entendu à la fin de la chanson Paulo est mort. Quelqu’un qui apprend sa séropositivité, il va écouter Stromae, il va croire qu’il va mourir. C’est vrai que comme dit Tina, ce n’est pas ce qu’on veut faire passer comme message. La réalité de vivre avec le VIH, ce n’est pas ça. C’est le message que vous faites passer aussi quand vous allez témoigner auprès des collégiens et lycéens avec le projet Madeleine du Comité des familles.

Bruno : Ce serait bien de l’inviter pour qu’il nous explique un peu cette chanson.

Sandra : Voilà, on veut des explications, c’est clair. Donc Stromae si tu m’entends vient à l’émission tu seras le bienvenu.

Bruno : On fera le nécessaire.

Yann : On va s’y mettre à plusieurs.

Tina : Tu peux dire que les invités de « On n’est pas couché » ont l’habitude de venir ensuite à l’émission Vivre avec le VIH (rires).

Sandra : Oui, puisque Jacques Leibowitch est venu à l’émission. Et Stromae est déjà passé dans l’émission « On n’est pas couché » ? Ok. Il va venir très bientôt alors.

Bruno : Il est où Papaoutai (rires).

Sandra : Julienne, tu voulais réagir sur la musique avant de terminer l’émission ?

Julienne : Non, c’est à leur niveau, c’est de leur génération. Les mots quand eux-mêmes posent les mots vous-mêmes vous comprenez. Ma génération avec les mots ça ne correspond pas. Je prends l’exemple sur moi-même quand mes enfants me donnent un nom, ils sont en train de parler de moi, je ne sais pas (rires).

Transcription : Sandra Jean-Pierre