Hépatite A : un virus qui se transmet par l’alimentation

, par Sandra

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Hépatite A : un virus qui se transmet par l’alimentation

Sandra : Daniel et Julienne, vous connaissez quoi hépatite ?

Daniel : A, B et C

Julienne : En gros moi je connais tout ça comme maladie du foie c’est tout. C’est le médecin qui ira te dire de quoi tu souffres. Chez nous on sait ce que c’est la maladie du foie. Quand on constate un peu des signes puisque chez nous il y a des signes particuliers qui vont vous montrer que le foie est déjà touché. Tu vas à l’hôpital parce qu’on a déjà tenté de soigner indigène et ça n’a pas marché, va à l’hôpital, c’est l’hôpital qui ira te dire parce que c’est ici que je trouve que ça a beaucoup de noms. Mais chez nous ça a un seul nom, maladies du foie. C’est l’hôpital qui ira déterminer là-bas puisque quand on t’envoie déjà là-bas, tu as même déjà aussi beaucoup peur parce qu’arriver là-bas, la maladie est déjà un peu avancée.

Sandra : Quand tu dis là-bas c’est où ?

Julienne : En Afrique, plus précisément au Cameroun. Je suis camerounaise du bas peuple. Parce que quand il y a une maladie on essaye d’abord de voir ça en bas finalement quand ça ne marche c’est là qu’on t’envoie en haut, chez le médecin. Et quand on t’envoie chez le médecin, c’est que ta maladie est déjà un peu avancée. Tu es déjà à risque, c’est pour ça qu’au début j’ai dit que j’apprends beaucoup quand je fais les émissions radio. C’est pour m’informer, pour apprendre beaucoup de choses que je ne connaissais pas très bien.

Sandra : Nous allons faire ça dans l’ordre alphabétique du coup. L’hépatite A, qu’est-ce que c’est ?

Karine Lacombe : L’hépatite A est une maladie qui n’est qu’aiguë, il n’y pas d’évolution chronique de l’hépatite A. C’est un virus qui se transmet par l’alimentation. Donc plutôt dans des conditions de vie avec une hygiène précaire. En France il n’y a quasiment plus d’hépatite A autochtone mais en revanche dans les pays en particulier en Asie du Sud-est, en Afrique subsaharienne, l’hépatite est endémique. Donc on fait une hépatite aiguë en général on a les yeux très jaunes, on peut avoir un petit peu de fièvre, des nausées, on a des selles qui sont toutes blanches, des urines très foncées. Ça dure plusieurs jours, on est fatigué plusieurs semaines, on en guérit sans séquelle. Il existe chez les enfants en particulier les personnes qui ont déjà une maladie hépatique, des risques d’hépatite fulminante. Puis dans la population générale, le risque est très faible mais quand même un risque qui est présent. Donc d’hépatite fulminante et dans ce cas-là, il faut transplanter. C’est pour ça qu’il est très important quand on n’est pas né dans un pays où l’hépatite A est très présente de se vacciner avant de voyager pour éviter ce risque d’hépatite fulminante. La vaccination contre l’hépatite A marche très bien. Récemment au milieu des années 2000 est apparue une épidémie d’hépatite A aiguë dans la communauté homosexuelle, de transmission sexuelle. Donc dans certains cas ça peut être considéré comme une infection sexuellement transmissible. C’est pour ça qu’il est recommandé et dans le rapport Morlat, ça a bien été mentionné de vacciner toutes les personnes homosexuelles contre l’hépatite A quand elles n’avaient pas d’anticorps protecteur. Donc ça fait partie du bilan initial de prise en charge. Et on propose la vaccination, ce d’autant qu’on a déjà une hépatite chronique hépatite C ou B. Parce que quand on acquiert l’hépatite A sur une hépatite chronique le foie est déjà malade. Si en plus il doit combattre le virus de l’hépatite A, il peut devenir encore plus malade et en particulier décompenser une maladie hépatique.

Sandra : Donc à chaque fois l’hépatite ça touche le foie, quelle que soit l’hépatite. Parce que là vous parlez de transplanter, c’est transplanter le foie.

Karine Lacombe : Voilà quand on parle de transplantation c’est la transplantation du foie. Ça entraine une inflammation du foie.

Sandra  : Et le foie qui est très important...

Karine Lacombe : Le foie qui est très important, qui est un organisme vital pour détoxifier. Ça fait partie de tout le mécanisme vital pour détoxifier le corps.

Daniel : Une petite question, le vaccin contre l’hépatite A permet d’empêcher l’entrée du virus ou alors de lutter contre le virus ?

Karine Lacombe : Le vaccin contre l’hépatite A va développer des anticorps anti hépatite A qui vont se manifester quand on va être en contact avec le virus. Donc en fait le virus de l’hépatite A va pénétrer le corps mais il va être mangé par les anticorps. Et donc on ne développera pas de maladies. Et le vaccin contre l’hépatite A est un vaccin qui est très efficace qui protège quasi à 100%. Ce n’est pas le cas d’autres vaccins. C’est pour ça que je me permets de le mentionner.

Sandra : Alors allez-y, aller vous faire vacciner.

Karine Lacombe : Quand on est à risque, ça il faut en parler avec votre médecin, si votre médecin considère que vous êtes à risque il faut vous faire vacciner contre l’hépatite A. Le problème qu’il faut quand même souligner c’est que quand on est porteur d’une hépatite chronique B ou C, le vaccin contre l’hépatite A est remboursé. Quand on n’a pas de maladies hépatites chroniques, le vaccin n’est pas remboursé. Donc par exemple si vous partez en voyage, le vaccin ne sera pas remboursé. Si vous êtes homosexuel mais que vous n’avez pas d’hépatite chronique par ailleurs, le vaccin ne sera pas remboursé. Ceci dit le vaccin ne coute pas très cher...

Sandra : Vous savez combien ?

Karine Lacombe : Entre 15 et 20 euros je crois, il faut deux injections, une première injection et une deuxième injection plus de 6 mois après. Ça vaut le coup je pense de faire ce petit effort financier.

Transcription : Sandra Jean-Pierre