AMVIE, une association pour les familles

, par Sandra

AMVIE, une association pour les familles

Sandra : Valérie, c’est toi qui est d’abord allée à AMVIE [1]. Pourquoi as-tu été avant ta soeur ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Elle ne voulait pas venir ? Raconte-nous.

Valérie : Non, ce n’est pas ça. Elle voulait avoir mon avis, à savoir si je pensais quelque chose de bien, à savoir qu’est-ce que je pensais de tout ça quoi. Donc j’ai été sur place, je me suis renseignée. Ils cherchaient une trésorière, une secrétaire et puis un responsable d’action. Sur le coup, je n’ai pas donné de réponse tout de suite. Mais après j’en ai discuté avec ma soeur et le lendemain même on avait déjà commencé.

Sandra : Waw !

Valérie : Oui parce qu’en fin de compte, on s’attendait à avoir un bon programme puisque, il y avait que les membres fondateurs qui existaient pour le moment. Il n’y avait pas encore d’adhérent, il n’y avait pas encore de personne qui était sur les actions. Donc ça nous a permis en fin de compte de faire partie des membres fondateurs en quelque sorte, puisqu’on est arrivé pratiquement au début de la création, et de trouver notre place puisqu’on avait des fonctions assez bien placées au sein de cette association. Moi j’étais trésorière adjointe, ma soeur était sur les actions et en tant que secrétaire. Donc après on s’est lancé, on s’est informé. Ma soeur connaissait mais moi je ne connaissais pas grand-chose puisque j’apprenais au fil du temps. À partir de là j’ai continué à faire des actions, les mettre en place, les programmes et puis rencontrer les familles. Ca a été une bonne expérience et qui continue toujours.

Sandra : Carole, te souviens-tu d’une activité que tu aimais bien à AMVIE ?

Carole : C’est entre autres pour rencontrer d’autres familles, d’autres personnes séropositives et mettre en place les activités comme les sorties. C’est plus pour sortir de l’isolement. C’est aller sur place, discuter avec eux, mettre en place les actions et tout ça quoi

Sandra : Finalement, ce ne sont pas des activités nécessairement qui tournent autour du VIH pour parler du VIH que tu préférais. C’était vraiment le côté se retrouver, faire des sorties pour parler…

Carole : Essayer d’évacuer les problèmes quotidiens et surtout aller voir les personnes sur place, les femmes, les hommes, toutes les personnes qui restent enfermés chez elles. Discuter avec elles et puis leur faire savoir qu’il y a une association qui est là pour elles. On fait des actions, des sorties.

Transcription : Sandra Jean-Pierre

Notes

[1Association Martinique Vivre Ensemble