Au bout de quatre ans de trithérapie, il décide de stopper son traitement

, par Sandra

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Christophe a découvert en 2007 sa séropositivité. Après quatre ans de traitement, il décide de cesser la prise de sa trithérapie, explique-t-il lors d’une interview diffusée sur le site la vie est belle quand le monde est bio.

Christophe n’a aucun recul sur sa façon de se soigner. Il ne sait pas quelles seront les conséquences de son choix dans les années à venir. Cet article n’est pas publié dans le but d’inciter à faire comme Christophe mais dans le but d’informer et de rappeler aussi l’importance du traitement.

« Je vis normalement sans traitement »

Après 4 ans de traitement suivi, de bonne observance du traitement au Bactrim, et de contrôle régulier de sa charge virale, son taux de CD4, il décide, après avoir plusieurs témoignages de gens vivant très bien sans traitement, sans en informer ses proches ni ses médecins d’interrompre le sien. « J’ai découvert des forums, en français, en anglais, en allemand, des gens qui relataient des choses comme : « Voilà vingt ans que je suis séropositif, et je vis normalement sans traitement ». Là, je dois dire que j’ai éprouvé un choc » explique-t-il. « J’ai découvert qu’un peu partout dans le monde, des personnes séropositives vivaient non seulement normalement sans traitement, mais même mieux qu’avant » poursuit-il.

En substitution à ce traitement, Christophe a opté pour une « alimentation saine », c’est-à-dire « autant que possible biologique, vivante : beaucoup de fruits et de légumes frais, du poisson, moins de viande, plus de charcuterie » et a « découvert d’ailleurs pleins de nouveaux aliments ».

Prise de trithérapie : quelles recommandations ?

La prise d’une trithérapie est recommandée dès les premiers symptômes du Sida et chez les personnes séropositives qui ne présentent pas ces symptômes à partir du moment ou le taux de CD4 est inférieur à 350 par millimètre cube de sang. « Sans trithérapie, le virus détruit le système immunitaire et peut donc causer de graves infections opportunistes tout comme différentes formes de cancers ou une pneumonie grave » explique Harry Witzthum, chef informaticien et communication à l’Aide Suisse contre le Sida et Christiane Cordes, infectiologue allemande de confirmer : « « Plus on commence tard une thérapie anti-HIV, plus c’est compliqué pour le système immunitaire de se reconstituer »

ICCARRE : une alternative aux traitements conventionnels mais gare à l’automédication

Des méthodes alternatives au traitement conventionnel 7 jours sur 7 ont été envisagées et notamment par le professeur Leibowitch, dans son projet ICCARRE. Cette méthode consiste à« espacer dans la semaine les prises d’antiviraux, sans les réduire au quotidien, à 6 jours, 5 jours, 4 jours, 3 jours, 2 jours et même 1 jour » explique le professeur Leibowitch lors d’une cérémonie de présentation du projet à la Maison Jean-Paul Gaultier le lundi 1er décembre. Mais l’intermittence ICCARRE « doit être médicalisée (…) Et gare à l’autoprescription » rappelle-t-il. Cette méthode a été testée jusqu’à maintenant par 200 patients dans le monde et notamment Richard Cross, ancien professeur de chant de la télé-réalité « la Star Academy », venu présenter le projet à la maison Jean-Paul Gaultier. 

Vous pouvez consulter nos articles sur ce sujet disponible ici :

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Joëlle Hist