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« Au labo sans ordo » s’implante partout en France

« Au labo sans ordo » s’implante partout en France

Le dispositif qui permet un dépistage gratuit du VIH, sans rendez-vous et sans ordonnance, va être généralisé sur tout le territoire. Il devrait être effectif dès le 1er janvier 2022. 

Faciliter l’accès au dépistage est un enjeu majeur dans la lutte contre le VIH. Depuis 2 ans, le dispositif “Au labo sans ordo” est expérimenté à Paris et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il offre la possibilité de se faire dépister gratuitement, sans rendez-vous et sans ordonnance. 

L’opération a permis d’augmenter globalement le volume de dépistage par rapport à 2018, indique à France Info Pascal Pugliese, président de la Société française de lutte contre le sida (SFLS). Et bonne nouvelle : il va être disponible partout en France. En effet, les députés ont voté vendredi 22 octobre la généralisation du dispositif, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2022. L’entrée en vigueur devrait se faire le 1er janvier 2022. 

Comment ça marche ? Il suffira de se rendre dans un laboratoire et de demander un test sérologique dans le but de dépister une éventuelle infection au VIH. Attention, il faudra être muni de sa carte vitale. Les résultats seront disponibles dans les 24 heures. 

Un dispositif important

Étendre ce projet à toute la France permettra de faciliter l’accès au dépistage. Actuellement, il faut être muni d’une prescription médicale pour se voir proposer un test gratuit. Sans ordonnance médicale, la prise de sang coûte entre 17 et 25 euros. Le prix varie en fonction des laboratoires. Le test est gratuit dans les CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic). 

Autre moyen de se faire dépister : les autotests disponibles en pharmacie et aux frais du patient. Les TROD, Test Rapide d’Orientation Diagnostique, sont quant à eux gratuits. Ils sont souvent proposés aux personnes éloignées du système de santé, dans certaines associations de lutte contre le VIH habilitées par les ARS et dans les CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic ). Mais ces structures ne sont malheureusement pas autant présentes en France que les laboratoires. C’est le cas notamment dans les régions reculées. D’où la nécessité de diversifier les points de dépistage. 

Généraliser “Au labo sans ordo” pourrait également relancer le dépistage en France, fragilisé par l’épidémie de Covid-19. Le SFLS observe une chute de 15% par rapport à ce qui était prévu. Avec ce dispositif, les pouvoirs publics espèrent également rattraper leur retard : en France, il faut parfois attendre 4 ans avant d’être dépisté du VIH. Or, une personne dépistée tôt est prise en charge rapidement. Il n’y a pas de perte de chance, et grâce aux traitements, elle ne transmet pas le virus. 

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