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Cancer de l’utérus et VIH

Cancer de l’utérus et VIH

Source Seronet

L’Onusida et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se sont associés pour renforcer l’action contre le cancer du col de l’utérus et le VIH. Les deux organisations ont signé (7 février) un mémorandum d’accord. Dans ce document, les deux structures promettent de renforcer et d’élargir les services destinés aux adolescentes et aux femmes touchées par ces deux maladies. Le cancer du col de l’utérus et le VIH sont, en effet, étroitement liés. D’une part, cette forme de cancer est la plus répandue chez les femmes vivant avec le VIH, qui ont quasiment cinq fois plus de risques de le développer. D’autre part, les femmes infectées avec certains types de papillomavirus humain (HPV) sont deux fois plus exposées à un risque d’infection au VIH, rappelle un communiqué commun aux deux structures. « Aujourd’hui, 90 % des filles vivant dans des pays à revenu élevé ont accès à un vaccin contre le papillomavirus humain alors qu’elles ne sont que 10 % dans les pays à revenu intermédiaire et faible. Pourquoi une telle injustice ? », s’est indignée Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’Onusida. « À l’instar du VIH, le cancer du col de l’utérus se nourrit des inégalités de santé, entre les sexes et socioéconomiques touchant les femmes et les filles dans le monde entier. Il faut démocratiser et intégrer les services. Il s’agit d’investir dans les vies des femmes et des filles, et de respecter leur droit à la santé », a-t-elle développé.  En 2018, près de 311 000 femmes sont mortes du cancer du col de l’utérus, 85 % d’entre elles dans les pays à revenu intermédiaire et faible où les programmes de vaccination, de dépistage et de traitement sont limités, indique l’Onusida. Près de 70 % des femmes développant un cancer de l’utérus ont besoin d’une radiothérapie pour le traiter efficacement. De son côté, l’AIEA estime qu’un tiers des pays à revenu intermédiaire et faible ne proposent pas de services de radiothérapie adaptés aux besoins des femmes. En Afrique, 28 pays ne disposent même pas d’unité de radiothérapie. Un aspect du travail de l’AIEA consiste à aider les pays à utiliser la médecine nucléaire et la radiothérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus et d’autres formes de cancers. « Le cancer du col de l’utérus fait partie des cancers les plus faciles à traiter et soigner lorsque l’on habite à Vienne, Buenos Aires, Rome ou Paris », a rappelé Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’AIEA. « Si vous avez la malchance de vivre dans un pays disposant d’un accès limité à la radiothérapie, il peut alors être fatal. » Ce nouvel accord entre l’Onusida et l’AIEA consiste, entre autres, en un partenariat pour soutenir les stratégies et programmes nationaux de développement de plans de travail intégrés pour le VIH et le cancer du col de l’utérus.

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