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Don du sang : la discrimination des couples homosexuels en France

Don du sang : la discrimination des couples homosexuels en France

En France, 3,58 % de la population en âge de donner son sang le donne. Avec des besoins en sang qui ne cessent d’augmenter. Et encore plus depuis la crise sanitaire, il est nécessaire d’accroître les dons du sang.

La loi du 1er février permet de réduire le délai d’abstinence sexuelle de 12 à 4 mois pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Pourtant, un couple gay ayant des rapports exclusifs a autant de chance de transmettre le VIH qu’un couple hétérosexuel.

Nous pouvons-nous donc nous demander pourquoi une telle différence ?

Selon un article du code de la santé publique : « Nul ne peut être exclu du don de sang en dehors de contre-indications médicales. ». Ainsi, l’homosexualité est considérée comme une contre-indication médicale. Cela montre donc la discrimination à laquelle sont confrontés les homosexuels.

L’arrêté du 17 décembre 2019 qui fixe les critères de sélection des donneurs de sang nous indique que les rapports sexuels entre hommes constituent une situation à risque pour le receveur.

En France, le dépistage est gratuit, anonyme, accessible sans rendez-vous et le résultat est connu en 20 minutes. Grâce à ces dispositifs 56 300 tests rapides sont réalisés et 5,4 millions de tests sont réalisés en laboratoires.

La distinction entre les couples hétérosexuels et homosexuels est propre à la France.

En effet, en Italie, en Espagne et en Hongrie il n’y a aucune distinction concernant l’accès au don du sang.

L’Italie et l’Espagne enregistrent 0,0038 % et 0,006 % des poches de sang contaminées par le VIH. A le dire, le rapport « Epidemiology of human immunodeficiency virus detection in blood donation in Europe and Italy ». La France faisant état de 0,0013 % des poches de sang contaminées.

Ainsi, l’abolition des restrictions discriminatoires envers les homosexuels face à l’accès au don du sang permettrait un élargissement du nombre  de donneurs. Cela représenterait potentiellement 361 073 dons supplémentaires.

Si l’abolition de ces règles discriminatoires avait eu lieu l’année dernière, ‘Établissement Français du Sang (EFS) aurait pu récolter non pas 2 938 409, mais presque 3 300 000 poches de sang.


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