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Hépatite C : grâce aux traitements, le dépistage se porte bien

Hépatite C : grâce aux traitements, le dépistage se porte bien

Rendre accessible les antiviraux à action directe (AAD) à tous les patients vivant avec le VHC a eu un impact positif. C’est le cas sur le dépistage et sur le délai de mise sous traitement, observe une étude. 

C’est encourageant. L’accessibilité des AAD contre l’hépatite C chronique à tous les patients a été bénéfique pour le dépistage.  C’est ce que montre une récente étude. Menée sur la période 2015-2019, elle a été publiée le 11 décembre dans The Lancet Regional Health – Europe.

À savoir, les AAD sont disponibles depuis 2014 pour certains patients. Il s’agit de ceux atteints par une hépatite C chronique et de fibrose sévère. Depuis 2017, tous les patients ont accès aux AAD.

Pour leur étude, les chercheurs ont suivi les patients adultes affiliés à la Caisse nationale d’assurance maladie. L’observation concerne les personnes dépistées ou traitées pour une infection au VHC. La période s’est étendue de 2015 à 2019.

“La France est en bonne voie”

Résultats : La proportion de patients dépistés a augmenté de 1 % entre 2015 et 2019. Ils observent une augmentation passant de 4,6 % à 5,6 %. Par ailleurs, le délai de mise sous traitement a diminué. L’intervalle médian entre le dernier test de dépistage et le début du traitement a baissé . Il est passé de 64 jours en 2015 à 37 jours en 2019. 

“Nous avons montré que les politiques d’extension de la disponibilité des AAD sont associées à une augmentation du dépistage et à une diminution du délai d’initiation du traitement, tandis que l’accès universel a entraîné une augmentation des initiations de traitement en 2017”, se félicitent les auteurs.

“La France semble désormais sur la bonne voie pour atteindre l’élimination d’ici 2025. Cependant, les données suggèrent également que la réalisation complète de l’élimination nécessiterait des efforts de dépistage mieux ciblés, notamment” sur des sous-populations à risque telles que “les patients psychiatriques et les personnes âgées de plus de 50 ans”.

Source : 

Stanislas Pol, Fayssoil Fouad, Magali Lemaitre, Ingrid Rodriguez, Olivier Lada, Pascaline Rabiega, Elias Benabadji, Françoise Roudot-Thoraval, “Impact of extending direct antiviral agents (DAA) availability in France: an observational cohort study (2015-2019) of data from French administrative healthcare databases (SNDS)” The Lancet Regional Health Europe, 11 décembre 2021. 

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