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Les trithérapies fêtent leurs 25 ans !

Les trithérapies fêtent leurs 25 ans !

Retour sur l’histoire des premiers traitements qui ont permis, dès leur arrivée en 1996, de sauver les personnes en stade sida. Et qui aujourd’hui permet de vivre avec le VIH. 

2021 marque les 25 ans de l’arrivée des premiers médicaments antiviraux : les trithérapies. Ces traitements associent trois molécules contre le VIH. Grâce à ces médicaments, l’infection au VIH n’est plus mortelle. Ils permettent de réduire la charge virale et de rendre le virus inoffensif. Celui-ci ne se transmet plus. 

Un accès compliqué en France

Les premières trithérapies sont présentées pour la première fois en janvier 1996 lors de la Conférence de Washington. Aux Etats-Unis, le nombre de décès liés au sida baisse de 42% en 1997, puis encore de 20% en 1998. À New York, la mortalité liée au sida chute de 63% entre 1996 et 1998. C’est une révolution. 

En France, l’accès aux traitements est compliqué. En février 1996, le Conseil national du sida (CNS) envisage de tirer au sort les patients pour bénéficier du traitement. Ce qui est vivement critiqué par les associations. Le Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, refuse la proposition. Durant cette même période, des militants d’Actions Traitements se rendent aux Etats-Unis. Ils vont à New York pour récupérer les traitements et les ramener en France.

L’autorisation de mise sur le marché arrivera seulement quelques mois après, en septembre 1996. 

Des contraintes mais de gros bénéfices

Dans les années 1900, les antirétroviraux sont vendus à des prix très élevés : près d’une centaine d’euros par mois. Beaucoup de pays du Sud n’arrivent pas à se les procurer. Heureusement, la conférence mondiale de Durban en Afrique du Sud tenue en 2000 puis l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA en 2001 ont permis de garantir l’accès au traitement à 3 millions de personnes vivant dans les pays à ressources limitées d’ici 2005. 

Les premières trithérapies ne sont pas sans effet indésirable. Maux de tête, vomissements, problèmes cutanés… Ces derniers sont lourds et nombreux. Par ailleurs, une vingtaine de comprimés sont à prendre quotidiennement. Tout cela rend le traitement insupportable pour les premiers patients. 

À l’époque, l’arrivée de ces traitements est un choc psychologique pour de nombreuses personnes infectées par le VIH qui pensaient mourir. 

En 2008, des scientifiques se rendent compte que les antirétroviraux ont une autre fonction : ils empêchent la transmission du virus. Celui-ci ne pouvant plus circuler dans les voies sanguines, il devient indétectable dans le sang mais aussi dans les substances liées à la sexualité. Une personne sous traitement ne transmet plus le VIH à ses partenaires, via des transfusions sanguines ou lors de l’accouchement. 

De la multithérapie à l’injection à longue durée d’actions

De son côté, la science fait des progrès dans la lutte contre le VIH. Désormais, les personnes concernées par le VIH ont accès à ce qu’on appelle la multithérapie par antirétroviraux puisque certains traitements actuels ne comportent plus qu’une ou deux molécules. Les effets secondaires sont toujours là mais mieux tolérés. 

Aujourd’hui encore, les avancées continuent. Depuis décembre 2021, les personnes peuvent même avoir accès à un nouveau type de médication : l’injection à longue durée d’action. Il s’agit d’une bithérapie associant deux molécules injectées tous les deux mois. Preuve que le combat pour améliorer le quotidien des personnes vivant avec le VIH continue…

Sources :

  • “1996-2021 : 25 ans de trithérapies”, Seronet, 31 décembre 2021. 
  • “Les grandes avancées – VIH et sida tremblent mais résistent”, Inserm.

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