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Témoignages de la vie avec le VIH

Témoignages de la vie avec le VIH

Nina a voyagé pour trouver une nouvelle vie en France, Francis est né au Burkina Faso, Sandrine est française. Ils ont tous le VIH et leur vie a plusieurs points en commune. Voici leur témoignage.

Voici un extrait du témoignage de Francis :

Maintenant comme je vous l’ai dit, moi j’ai le virus, si vous me rencontrez dans la rue, est-ce que vous pouvez savoir que j’ai le virus ? Non, ce n’est pas écrit sur mon front. Je n’ai pas l’air malade.

Je suis bien portant et puis voilà. Vous aussi, vous êtes des personnes bien portantes. Ce n’est pas écrit sur le front de quelqu’un. Mais chacun doit chercher à savoir. Quelle est ma situation ? Parce qu’on peut avoir le virus dans le sang sans même le savoir. Moi je ne sais pas en quelle année je l’ai eu. Je ne sais pas avec qui je l’ai eu. Après je ne me suis même plus posé ces questions-là. Le premier jour quand on vous dit que vous avez le virus : « Ce n’est pas possible. Comment moi j’ai fait ? Comment j’ai eu ça? Pas moi. Pourquoi moi, etc ».

On se pose des tas de questions, parce que tout le monde se croyait au dessus de ça. Tout le monde croyait que ça c’était la maladie des prostituées, c’est la maladie des vagabonds, c’est la maladie de celui qui change tous les jours de femmes ou des trucs comme ça.

On croit que c’est pour eux seulement. Mais non parce qu’après on ne sait pas qui va chez qui, qui fréquente qui, qui voyage et va ou qui fait quoi, on ne sait pas. Et puis voilà un beau jour, on est là-dedans. Donc ce que je voudrais vous dire aujourd’hui c’est que chacun de vous, on vous a donné les adresses des différents endroits, on vous a dit tout ce que vous pouvez faire pour votre santé, sans payer un rond. Il n’y a rien à payer.

Ce qui est conseillé, ce qui est bien de faire, c’est que chacun de vous s’arrête un jour, prendre une goutte de sang et puis venir regarder. Après, si vous venez prendre le résultat, il n’y a rien dedans, vous dites : « Ah Dieu merci faut prier », voilà, d’accord ? Et après ça il faut prendre toutes les mesures pour ne pas être contaminé. Vous avez fait votre examen, vous n’êtes pas contaminé c’est très bien.

Mais maintenant, Il ne faut pas chercher des problèmes là ou il n’y en a pas. Il y a ce qu’on appelle des capotes. Il y en a partout maintenant. On distribue les capotes à tout le monde. Il faut vous préserver. Vous ça vous permet de vous protéger, ça permet de protéger l’autre personne. Mais c’est vrai !

Parce que vous avez vu que vous n’étiez pas contaminé. Mais si vous prenez votre sang et que vous voyez que vous avez la petite bête là dans le sang. À ce moment, tout de suite, il ne faut pas attendre, il ne faut pas retourner chez vous vous coucher, pleurer, vous cacher et tout. Non. On m’a dit que j’ai ça, je me porte bien encore, je peux marcher, je peux … Il faut tout de suite courir, chercher un centre, un hôpital, dans tous les grands hôpitaux de Paris, il y a ce qu’on appelle le service des maladies infectieuses. Il y a des médecins là-bas. Tout de suite on va vous mettre sous traitement, comme moi aujourd’hui.

Et si on vous met sous traitement, il faut prendre tous les jours même quand vous commencez à sentir que ça va, vous travaillez, on ne voit rien, mais il faut continuer de prendre le médicament. Faut pas laisser parce qu’entre temps je vois que ça va mieux etc. … bon voilà en gros ce que je voulais dire. Si on veut parler du sida jusqu’à demain matin, on sera là. Si on veut parler de ma situation, ma situation c’est grand comme ça. Maintenant si vous avez des questions, ou bien si les autres veulent intervenir, ça sera plus concret. On va parler de ce qui vous intéresse.

Francis et Sandrine

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