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Trod VHB : quatre ans d’attente et rien !

Trod VHB : quatre ans d’attente et rien !

Source Seronet

« Trod VHB : à quand le décret autorisant les associations à les réaliser ? » Tout est dit dans le titre de ce communiqué, publié en juillet par le TRT-5 et le Collectif Hépatites virales (CHV). Il s’agissait pour les deux associations de mettre un peu la pression aux autorités sanitaires françaises à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite (le 28 juillet dernier).

Malgré la disponibilité d’un vaccin contre le VHB (hépatite B), cette infection demeure aujourd’hui encore un enjeu majeur de santé publique puisqu’en France environ 280 000 personnes sont porteuses chroniques du virus, et « que plus de la moitié (55 %) d’entre elles l’ignorent ». De surcroît, le VHB est responsable d’environ 1 300 décès par an (1). En juillet 2016 déjà, la Haute autorité de santé (HAS) recommandait l’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) du VHB, « en association aux Trod du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et du virus de l’hépatite C (VHC), comme des outils de dépistage complémentaires au dépistage biologique à destination des populations à risque éloignées des structures d’accès commun, et notamment en milieu médico-social et associatif … »

Dans leur communiqué, les deux collectifs rappellent que « l’impact du rôle des associations dans le déploiement de stratégies combinées de prévention, ainsi que le bénéfice avéré du Trod communautaire sur la prévention des épidémies de VIH et les hépatites plaident pour la multiplication des outils mis à disposition des associations ». Cette stratégie est d’ailleurs « dessinée par la stratégie nationale de santé sexuelle », stratégie qui reconnaît « l’expertise des associations communautaires habilitées au dépistage, dans le lien avec les populations les plus vulnérables aux épidémies et éloignées des acteurs du droit commun, telles que les populations de travailleurs-ses du sexe, les personnes trans, les migrants-es et les personnes précaires ».

Tout cela rend « évident l’élargissement de l’autorisation à dépister ». Pourtant ce n’est pas tout à fait ce qui se passe : il manque toujours le décret autorisant les associations habilitées à réaliser les TRrod VHB.

« Ce décret sera un pas supplémentaire, et nécessaire, vers la prise en compte des plus vulnérables dans les stratégies nationales de santé, ainsi qu’un outil essentiel au développement d’accompagnements globaux, intégrant des outils allant de l’information au dépistage, et à l’accompagnement vers la vaccination ou le traitement », avancent les deux collectifs.  On sait que les études de l’impact du dépistage par Trod sur le lien vers le soin sont encourageantes puisqu’elles mettent en évidence le fait que les personnes dépistées par ce moyen sont orientées vers une prise en charge à un niveau équivalent à celui observé en cas de dépistage biologique standard. « Il suffit pour cela qu’une coordination existe entre les différentes structures impliquées dans le dépistage, et celles impliquées dans le soin, et le médico-social ».

Il sera surtout une conclusion à un délai d’attente particulièrement long. En effet, quatre ans après la recommandation de la HAS, il n’y a toujours rien ! Pour le TRT-5 et le CHV, il est « URGENT d’autoriser les associations à utiliser des Trod VHB alors que, via leurs actions de dépistage, elles ont démontré leur savoir-faire et leur efficacité : pour lutter contre le VIH et VHC et rapprocher du système de santé les populations les plus touchées qui se trouvent être dépourvues de moyens pour lutter contre l’hépatite B ».

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